Archive pour la catégorie ‘Informations APR’
Détective au service du privé …
Pour vivre heureux, vivons cachés!
Cela pourrait être la devise des détectives privés à Lorient qui préfèrent l’ombre à la lumière pour mener à bien leurs affaires et entretenir le mythe d’une profession en quête de respectabilité.
Ni plaque en cuivre sur la façade, ni bureau sombre et enfumé ouvert aux éventuels clients. Même si les deux agences répertoriées sur la place figurent dans les pages jaunes de l’annuaire, la profession joue la carte de la discrétion. «Je ne reçois jamais au bureau. Je donne rendez-vous dans un lieu neutre», confie le responsable de l’antenne locale «Allô conseils détectives».
«Mon véhicule c’est mon bureau»
Ni chapeau mou, ni imper froissé, encore moins de chevelure hirsute et de barbe naissante après une nuit sans sommeil arrosée de quelques rasades de whisky! Le détective privé laisse ces clichés à la littérature américaine et au cinéma. «Nous sommes des agents de recherches privées. Et avant de pouvoir exercer nous devons obtenir l’agrément de la préfecture», précise un professionnel, établi à Lorient depuis 2009. En clair, on ne s’improvise pas détective. «C’est une profession de sécurité. Il faut être diplômé ou justifier d’une expérience d’officier de police judiciaire», rappelle un enquêteur privé. D’ailleurs de nombreux gendarmes à la retraite tentent cette aventure. «Il faut être disponible, discret, observateur», énumère le représentant de «allô conseils détectives». Mais aussi patient pour supporter les longues heures de surveillance à attendre le «client» dans sa voiture. «Mon véhicule c’est à la fois mon bureau et mon dressing! J’ai quelques tenues différentes dans mon coffre pour ne pas être repéré lors des filatures», confie un privé. Pourtant, toutes ces précautions ne suffisent pas toujours à passer inaperçu. «Surtout dans les zones pavillonnaires. Une fois, des riverains ont appelé la gendarmerie parce qu’ils s’inquiétaient de la présence de mon véhicule dans leur quartier!» Ou quand l’épieur se fait épier. Mais au fait, la filature des époux volages constitue-t-elle encore le coeur de ce métier aux contours encore flous?
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La pêche aux informations doit se faire en toute légalité.
Dans la sphère privée ou professionnelle, le soupçon reste le fonds de commerce du privé qui traque la face cachée, révèle le secret enfoui en faisant parfois appel au système D… à ses risques et périls. «Un jour, j’ai chuté de la branche d’un arbre où je m’étais positionné pour guetter et photographier un client», se souvient un «ancien» de la profession. La nouvelle génération a-t-elle les mêmes méthodes? «On a les mêmes droits que les particuliers. La pêche aux informations doit se faire en toute légalité. Et Internet est aujourd’hui une mine de renseignements», affirme une future détective tout en confiant que… les poubelles en recèlent aussi. Malgré la crise, la Lorientaise de 33 ans, qui prépare actuellement à Melun son diplôme professionnel d’enquêteur privé, croit en l’avenir d’un métier de plus en plus éloigné de l’imagerie populaire. «Il y a un vrai marché pour cette profession libérale qui pourrait à terme suppléer la police pour certaines tâches.»
Par Patrick Hernot pour letelegramme.com
« Quand j’étais petite, je voulais être agent secret »
Détective privé. Un job romantique qui fait parfois rêver. Qui n’a jamais imaginé un jour être dans la peau d’un Sherlock Holmes ou d’un Rouletabille ? Oui, seulement voilà : la vérité est souvent bien loin de la littérature du genre. Alors que dans d’autres pays européens, la profession a pignon sur rue et place assise dans les tribunaux, en France, les privés se font plutôt discrets. Alors imaginez dans les Landes, à Mont-de-Marsan !
Marie-Francoise Hollinger est pourtant installée depuis 1988. Son site Internet est assez bien référencé, et son champ d’action dépasse largement les Landes. Son quotidien, c’est recherches, investigations, et même filatures. Elle reconnaît que cela ne lui permet pas toujours de payer son loyer, mais on la sent totalement impliquée dans sa mystérieuse entreprise.
Quand Internet n’existait pasDe prime abord, Marie-Françoise n’apparaît pas fatalement « crédible » en détective privé. C’est peut-être cette discrétion qui fait sa force. « Quand j’étais petite, je voulais être agent secret. Finalement, j’ai été la première femme flic au commissariat de Bordeaux. Mon mari était militaire et quand il a été muté, je l’ai suivi. Lorsqu’il est décédé, j’ai voulu réintégrer la police. Mais il fallait repasser des examens et je n’avais plus le courage, ni l’envie d’avoir quelqu’un sur le dos. Moi, ce qui me plaisait, c’était l’investigation. »
Et pourquoi pas ? À l’époque, faire surveiller sa femme est à la mode et les textos coupables n’existent pas. « Tout le monde pouvait travailler. Mais la profession s’est progressivement réglementée. Je suis rentrée dans une agence de détective à Bordeaux, à une époque où il n’y avait pas besoin d’une formation particulière. Il y a beaucoup d’anciens flics. Depuis 2003, on est obligé d’avoir une qualification professionnelle. Pour exercer, il faut également demander un agrément à la préfecture… »
Pas que des adultèresAujourd’hui, Marie-Françoise considère que la profession a beaucoup évolué : « Je crois qu’il faut changer l’image de notre métier. Nous ne faisons pas que des affaires d’adultère ! Nous, on est mandataire en matière de recherche de preuve. Beaucoup de nos clients sont des entreprises qui veulent savoir qui pique dans la caisse, par exemple. On a eu récemment un directeur commercial en produits régionaux qui revendait des foies gras à son compte. Je crois que les entreprises préfèrent que ce genre d’histoire se règle discrètement, pour éviter la mauvaise publicité. »
Et les divorces ? « Il y a beaucoup moins d’affaires d’adultère qu’autrefois. Désormais, nous intervenons beaucoup plus après les divorces, en cas de garde alternée, pour surveiller l’ancien conjoint. »
Marie-Françoise pense à l’avenir de son job. « Avec la loi Loppsi 2 (1), nous avons obtenu la création d’un conseil national, qui va regrouper les représentants de la profession. » Bientôt, les détectives privés auront une carte professionnelle.
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(1) Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.
Par Arnauld Bernard pour sudouest.fr
En savoir plus :
http://www.sudouest.fr/2010/11/24/quand-j-etais-petite-je-voulais-etre-agent-secret-247984-748.php
Réseaux sociaux et vie privée, explications et conseils …
Dans une interview en direct accordée à canal plus pour l’édition spéciale, Arnaud Pelletier, directeur de l’Agence Leprivé, société de détectives, d’enquêtes et d’investigations, nous informe et alerte sur l’utilisation des réseaux sociaux. Un fois de plus, l’utilisation des nouvelles technologies, pratiques et ludiques, peuvent aussi, dans certain cas être une entrave aux libertés individuelles dans le cadre de la vie privée. Alors attention aux utilisations et les détournements possibles de tous ces nouveaux outils que sont les réseaux sociaux, bloging, microbloging, géolocalisation, messagerie instantanée, etc.
Voir l’interview de Canal Plus sur l’utilisation des réseaux sociaux :
Intelligence économique, un maillon de l’effort économique et industriel …
Hervé Seveno, président de la Fédération des professionnels de l’intelligence économique, se penche pour Les Echos sur les enjeux actuels du secteur et la création du premier syndicat.
Les années passent mais le concept d’intelligence économique demeure au mieux flou -au pire trouble-pour le quidam… Que s’est-il passé ?
L’Intelligence économique a souffert d’un problème de contenu et de visibilité. La traduction littérale d’un terme anglo-saxon a ajouté au défaut d’appréhension. On doit entendre par « Intelligence économique », la recherche, la gestion, la protection de l’information stratégique. La crise que nous traversons révèle aujourd’hui plus que jamais la transversalité et l’utilité de nos métiers : veille stratégique et conseil, aide à la décision, protection du patrimoine immatériel de l’entreprise, études liées aux mutations géoéconomiques. Mais le secteur privé de l’Intelligence économique a souffert d’une carence réglementaire totale et en l’absence d’encadrement, de normes éthiques, son développement s’est fait de manière anarchique, sur fond de guerres de réseaux, alors même que certaines « affaires » émergeaient.
Alain Juillet alors Haut responsable à l’Intelligence économique a envisagé l’émergence d’une fédération professionnelle, pour une autorégulation du secteur… La Fédération professionnelle de l’Intelligence économique (FéPIE) est née en 2005. Les candidats à l’adhésion doivent produire un extrait de casier judiciaire vierge, s’engager à publier leurs comptes, à respecter une charte éthique, et doivent être parrainés après avis d’un comité d’admission. C’est tout ce que notre pays a trouvé ! Et ça n’a pas été simple !
Renseignement, information, influence, barbouzerie même… L’intelligence économique peine à échapper à certains rapprochements…
Ceux qui vont sur ces terrains iront devant les tribunaux ! Le respect de la loi s’applique à tous, y compris aux auteurs de diffamation : les accusations, quelles qu’elles soient, doivent s’appuyer sur des faits et des preuves à l’appréciation de l’autorité judiciaire. Le secteur compte de moins en moins d’anciens militaires, fonctionnaires de défense ou policiers (ou même d’anciens magistrats ou titulaires de carte de presse en relation avec ces fonctionnaires !). Les choses évoluent : la LOPPSI 2 (Loi d’orientation pour la programmation et la performance de la sécurité intérieure) instaure un « délai de carence » pour tout fonctionnaire disposant de prérogatives d’autorité publique et souhaitant intégrer le secteur de l’Intelligence économique. Cela complète à mon sens les dispositions antérieures du Code pénal entre autres relatives à la prise illégale d’intérêts, à la violation et au recel du secret de l’instruction ou de l’enquête, etc.
Vous-même, vous êtes un ancien du ministère de l’Intérieur…
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Qu’attendent vos clients d’une société comme la vôtre ?
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Pourquoi constituer un syndicat ? La FéPIE , des think tank existent et les acteurs de l’IE sont extrêmement éparpillés …
La FéPIE est une association type Loi 1901. Elle a acquis une légitimité vis à vis du législateur et des Pouvoirs publics : les amendements que nous avons proposés ces derniers mois ont été retenus en première lecture du projet de loi LOPPSI 2 qui devrait être soumis au vote définitif de l’Assemblée Nationale cette semaine (du 23 au 26 novembre 2010). L’instauration du comité d’agrément prévu par la loi va de facto réduire le rôle d’autorégulateur de la FéPIE. Il était donc nécessaire que notre Fédération professionnelle dispose d’une représentation syndicale, ne serait-ce qu’au regard de cette évolution législative dont nous nous félicitons.
Outre le statut, quelles sont les différences entre les deux organisations ?
La FéPIE rassemble des praticiens de l’Intelligence Economique mais aussi des organismes associés, des ingénieurs conseils, des documentalistes, des experts comptables, des avocats. Le SYNFIE (Syndicat Français de l’Intelligence Economique) est la représentation syndicale de la FéPIE ; il regroupe les professionnels dont l’Intelligence Economique est l’activité principale. La FéPIE rassemble une centaine de membres personnes morales et physiques ; le syndicat doit en réunir une cinquantaine dans un premier temps. Il sera adossé à une organisation professionnelle ou interprofessionnelle. A terme, nous pourrons envisager de bâtir une convention collective du secteur de l’IE, nous renforçons ainsi la visibilité de notre secteur.
Quels sont les dossiers prioritaires du syndicat ?
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Consulter aussi le blog de l’Intelligence économique des Echos
PROPOS RECUEILIS PAR VALÉRIE LANDRIEU
En savoir plus :
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/interview/020927432283.htm
Corruption, mafias et renseignement …
« Nous savons bien, en Intelligence économique, qu’il faut compter avec les escrocs, les manipulateurs, les idéologues et les criminels qui bouleversent les équilibres économiques, financiers et commerciaux. Parmi les fléaux, la corruption revêt un caractère universel. Elle a existé de tous temps dans les sociétés humaines, depuis la plus haute antiquité, chez les riches comme chez les pauvres et à tous les niveaux des organisations politiques, sociales et économiques. De nos jours, dans le cadre de la mondialisation, les médias du monde occidental évoquent constamment des cas de corruption en relation avec les méfaits de la criminalité organisée, avec les comportements aberrants des « Etats voyous » et des « Etats faillis », ainsi qu’avec ceux de plusieurs puissances privées transnationales devenues de véritables « pseudos Etats ». Enfin, la corruption est un des thèmes favoris des amateurs de scandales politico-financiers puisque les plus authentiques démocraties ne sont pas non plus à l’abri des dérives de certains de leurs citoyens, parfois même de leurs dirigeants.
Il existe bien un service à composition interministérielle créé en 1993, le « Service Central de Prévention de la Corruption » (SCPC) placé auprès du Garde des sceaux, ministre de la justice, pour traiter de la prévention de la corruption et de la transparence de la vie économique et des procédures publiques. Ses missions, précisées par décret, ont donné lieu à des rapports d’activité publiés chaque année par la Documentation française, mais rares sont les Français, y compris dans la politique et la haute administration, qui en connaissent l’existence. Pourtant, en 2006, Noël Pons, ancien membre du service, a publié chez Odile Jacob un essai intitulé « Cols blancs et mains sales » dont l’énoncé des têtes de chapitres suffit à montrer la diversité et l’ampleur des pratiques de la corruption dans l’économie criminelle.
AMIRAL (C.R.) PIERRE LACOSTE
En savoir plus :
http://blogs.lesechos.fr/intelligence-economique/corruption-mafias-et-renseignement-a4385.html
La police met en garde sur l'usage de Facebook et Twitter …
PARIS — La hiérarchie policière a récemment mis en garde les policiers pour l’usage des réseaux sociaux sur internet, comme Facebook ou Twitter, leur rappelant leurs « obligations déontologiques » et de « secret professionnel ».
Dans une note de service diffusée cet été dans les services de police, que l’AFP s’est procurée mercredi, le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, évoquant Facebook ou Twitter, relève que « de nombreux policiers et personnels administratifs » y sont inscrits et que certains y « détaillent des aspects de leur vie personnelle ou professionnelle ».
« Ces renseignements sont susceptibles d’exposer les intéressés à d’éventuelles actions de malveillance du fait de leur profession », écrit-il, et « peuvent porter atteinte » à leur « réputation » ainsi qu’à celle de la police.
M. Péchenard rappelle donc que tous manquements aux règles de déontologie sont « passibles de poursuites pénales et disciplinaires », appelant par ailleurs les policiers ayant accès à des données classifiées et bénéficiant d’une habilitation « Secret défense » à être encore plus vigilants.
Ces derniers, « par leur présence sur les réseaux sociaux, s’exposent à des tentatives d’approche par des services de renseignement étrangers », prévient encore le DGPN.
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Source AFP
En savoir plus :
L’espionnage des salariés pour 790 euros …
Edité par la société Planète Informatique, le site SurveillerMonSalarié.com propose une solution informatique permettant de surveiller tous les faits et gestes de vos salariés. Alors si vous aussi vous avez « fait à maintes reprises la mauvaise expérience d’embaucher des salariés dont l’honnêteté ne faisait pas partie de leurs principes » (dixit le fondateur de la société), vous pouvez investir dans ce mouchard. Mais avant de sauter le pas de la surveillance totale, posez-vous les bonnes questions.
A quoi sert le logiciel SurveillerMonSalarié.com ?
Le logiciel en question est un logiciel espion de surveillance qui vous renseigne sur l’activité en temps réel de vos salariés. Ce mouchard vous permet « de savoir ce que fait votre employé sur son ordinateur, à la minute près. Et si votre salarié enfreint les règles, vous le saurez immédiatement… Terminé les pauses interminables Facebook, Twitter, et Msn Windows Live Messenger ! », précise la documentation commerciale.
Une fois installé sur l’ordinateur de votre salarié (moyennant 790 euros HT par poste), le logiciel va notamment enregistrer toutes les saisies sur le clavier (keylogger), les clics de souris, les sites Internet visités, les conversations sur les messageries instantanées. Le logiciel enregistre également une capture d’écran toutes les secondes avec l’heure, la date et le nom de l’employé. Le tout est ensuite compilé dans un rapport envoyé chaque jour par e-mail.
Le but de ce type de logiciel est bien évidemment de limiter la flânerie des salariés sur Internet, tout en augmentant leur productivité. Le fondateur de la société avance même qu’en utilisant son logiciel, « vous économisez 2 mois de salaire par an et par employé » !
Internet est-il vraiment l’ennemi de la productivité ?
L’argumentaire commercial de la société Planète Informatique se base sur une étude réalisée en 2009 par la société Olféo, […]
Pour sa part, le Dr Brent Coker, du Département Marketing de l’Université de Melbourne, affirme au contraire que le surf personnel améliore la productivité des salariés d’environ 9 %. Après avoir menée une étude, scientifique celle-ci (Freedom to surf : workers more productive if allowed to use the internet for leisure), auprès de 300 salariés, il en est arrivé à la conclusion que les temps de pause que s’accordent de temps en temps les salariés sur Internet les aident à être mieux concentrés le reste du temps, et donc à être finalement plus productifs.
Quels sont les risques inhérents à l’utilisation de ce type de logiciels ?
Au-delà de l’utilité limitée de ce genre de logiciels, ces derniers soulèvent un certain nombre de questions d’ordre juridique. Face à un désir légitime de productivité de la part des employeurs, deux principes fondamentaux reconnus par la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel s’opposent à un blocage total de l’utilisation personnelle des ordinateurs par les salariés : le respect à la vie privée et le respect au droit de communiquer.
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Quelles sont les autres solutions à votre portée ?
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Par Stéphane Bonnegent pour intelligence-rh.com
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Affaire d'espionnage : 1,7 million d'euros de compensation …
Le géant de télécommunications allemand Deutsche Telekom a annoncé, mardi 16 novembre, qu’il allait verser 1,7 million d’euros à plusieurs associations et fondations, en contrepartie du tort causé par des pratiques d’espionnage du groupe en 2005 et 2006. Ce don ira à plusieurs bénéficiaires, notamment des associations qui militent pour la protection des données privées, et des associations qui luttent contre la discrimination et le racisme.
Deutsche Telekom avait reconnu en 2008 avoir espionné les données téléphoniques d’un certain nombre de personnes, dont des journalistes, afin d’identifier l’origine de fuites d’informations confidentielles.
UN PROCÈS OUVERT EN SEPTEMBRE
L’ex-monopole public, dont l’Etat allemand détient toujours 32 %, voit en ce versement « un geste responsable à l’égard des membres du conseil de surveillance, des délégués du personnel, des syndicalistes et de leurs familles, qui ont été touchés en grand nombre par l’espionnage téléphonique ». Un procès s’est par ailleurs ouvert début septembre à Bonn (Ouest), où siège Deutsche Telekom.
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2011, Alain Juillet à la présidence de l'Académie d'Intelligence économique …
Réaction de Bernard Besson à l’annonce de l’élection d’Alain Juillet à la présidence de l’Académie d’Intelligence économique à partir du 1er janvier 2011.
« L’élection d’Alain Juillet à la présidence de l’Académie de l’intelligence économique est une bonne nouvelle. Je ne doute pas qu’il sera le continuateur efficace du travail accompli par Bernard Esambert aux côtés d’Henri Martre et de Robert Guillaumot à qui nous pouvons rendre hommage.
Après quinze ans d’existence, le succès rencontré par la Chouette de cristal doit être mis à l’actif de cette académie qui année après année s’est taillée une place au sommet de la réflexion nationale et internationale.
Plusieurs lauréats de son prix enseignent en France ou à l’étranger et animent des associations ou clubs dédies à la recherche et au partage des savoir-faire dans ce domaine. N’oublions pas que l’intelligence économique est une science de l’action, une manirère d’agir et de penser. Elle est dans une Europe sans matière première et désargentée la possibilité de relier les forces qui nous permettront d’innover et de peser.
Alain Juillet a été l’initiateur du Référentiel de formation à l’intelligence écnomique qui inspire les meilleurs enseignements de cette matière. Il a été le premier a réunir les profesionnels de l’intelligence économique et les a convaincu de définir eux même les contenus de leur métiers dans une liste qui est devenue une référence.
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Bernard Besson
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L'espionnage (via les nouvelles technologies) à la portée de tous …
L’espionnage via les nouvelles technologies, comme les téléphones portables derniers cris, est désormais à la portée de tous.
Détourner des conversations téléphoniques, capter SMS et mails: c’est désormais possible grâce à des logiciels d’écoute en vente sur Internet.
« Il n’est pas légal d’espionner. Ecouter les conversations sur un téléphone appartenant à une autre personne, à son insu, intercepter ses SMS et mails, est hautement répréhensible. Vous encourez des peines pouvant correspondre à plusieurs années de prison selon les législations. » Voilà le client potentiel de la jeune société suisse ProMibs prévenu. Pourtant, cet avertissement, affiché sur le site interne, ne décourage pas les espions en herbe, attirés par le logiciel d’écoute que ProMibs leur propose.
Dans le bureau de Michel Beruben, au bord du lac de Genève, le téléphone sonne sans discontinuer. « ça n’arrête pas, se réjouit l’ingénieur. Nous vendons en moyenne 80 licences d’utilisation par mois en France et une centaine ailleurs. » Installé à Nenagh, en Irlande, Stéphane Gallois commercialise, lui aussi, des programmes de surveillance sous la marque Espion-on-line. « La demande, dopée par la baisse des prix de la technologie, augmente de 20 à 30 % par an », affirme-t-il.
Mode d’emploi des logiciels qui transforment un téléphone mobile en mouchard, pour un coût compris entre 100 et 1 000 euros.
Comment ça marche?
Le logiciel espion doit être téléchargé sur le téléphone « cible ». « L’installation prend entre cinq et trente minutes, selon l’habileté de l’utilisateur », évalue Michel Beruben. Il est donc indispensable d’avoir en main, pendant ce temps, le portable que l’on veut piéger. Ou d’offrir un appareil déjà équipé à la personne visée. Quoi qu’en disent certains sites Internet, il est impossible d’installer un logiciel à distance.
L’insatallation du logiciel espion prend entre cinq et trente minutes, selon l’habileté de l’utilisateur
Quelles sont les précautions à prendre?
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Que peut-on espionner?
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Qui achète ces logiciels espions?
Des hommes et des femmes qui doutent de la fidélité de leur conjoint. Des parents que les fréquentations de leurs enfants préoccupent. Des entreprises que s’inquiètent de la loyauté de leurs salariés. Des services officiels et des officines privées, également. « Nous recevons des mails publicitaires et des offres préférentielles », indique Alain Letellier, secrétaire général de la Chambre professionnelle des détectives privés, qui reconnaît que, « à partir du moment où le matériel existe, certains doivent être tentés de l’utiliser ».
Comment s’en débarrasser?
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Par Anne Vidalie pour lexpress.fr
En savoir plus :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-espionnage-a-la-portee-de-tous_936004.html

