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EN CHARGE DE L'INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE – EXCLUSIF – Alain Juillet quitte ses fonctions
Publié le 22/04/2009 à 11:57 Le Point.fr
EN CHARGE DE L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE – EXCLUSIF – Alain Juillet quitte ses fonctions
par Jean Guisnel

Alain Juillet, haut fonctionnaire en charge de l’intelligence économique, quittera ses fonctions dans les prochaines semaines © Alan Clauzes / MAXPP
La rumeur courait depuis quelques semaines, mais lepoint.fr est cette fois en mesure de le certifier : le haut responsable en charge de l’intelligence économique auprès du Premier ministre , Alain Juillet, quittera ses fonctions dans les prochains jours. Il ne s’agit pas d’une éviction, mais plutôt du terme logique d’une mission qui a atteint ses limites dans son organisation actuelle. L’intéressé nous l’a en personne confirmé mardi matin, sans autre commentaire que celui-ci : « Avant même l’élection du président Sarkozy, j’avais indiqué que la fonction que j’occupe depuis décembre 2003 doit évoluer, sans doute en changeant les structures. Une décision en ce sens a été prise, et je n’attends que le décret mettant fin à mes fonctions. »
Au fil des mois, il s’y est taillé une place très discrète, mais aussi très originale dans les structures de l’État, aux confins des univers souvent antagonistes de l’entreprise et des services de renseignement. Certes très actif dans le domaine flou de l’intelligence économique où des services proches de l’État cohabitent avec des acteurs privés aux méthodes parfois douteuses, Alain Juillet a progressivement élargi son influence à des secteurs adjacents. Il est ainsi devenu l’interlocuteur privilégié de nombreux grands patrons du CAC 40 ou des entreprises d’État confrontées à des problèmes de concurrence déloyale, de corruption, de marchés extérieurs acrobatiques ou de sécurité informatique.
La perspective de son départ a progressivement réduit le nombre de ses collaborateurs, aujourd’hui au nombre de sept : Jacques Fanouillère, venu du quai d’Orsay, est chargé des relations avec les ministères. Frédéric Puaux, administrateur civil venu des Finances, est en charge du suivi des entreprises stratégiques. Bernard besson, contrôleur général de la police nationale, est chargé des formations à l’intelligence économique. Trois économistes renforcent l’équipe : Sophie Marlet suit les fonds souverains, Émilie Mathelin est spécialiste de la gestion de crise, et Rodolphe Monnet gère la veille stratégique.
Juillet prépare se reconversion
Selon nos informations, le départ d’Alain Juillet se doublera de celui de la cellule, qui partira tout entière du Secrétariat général de la défense nationale, de facto en cours de profondes réformes, sinon de dislocation, avec le transfert de la plupart de ses compétences en matière de renseignement vers la cellule de coordination du renseignement créée autour de Bernard Bajolet à l’Élysée, et le départ annoncé de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information, sans doute transformée en agence indépendante. Pour autant, il semble que la future localisation des compétences du futur haut responsable en charge de l’intelligence économique ne soit pas arrêtée, des rumeurs évoquant soit un transfert physique vers la « cellule Bajolet », soit une absorption par Bercy, éventuellement sous l’autorité d’un délégué interministériel. À moins que la fonction ne disparaisse, option qui ne saurait être totalement écartée !
Quant à Alain Juillet, il n’a pas l’intention de se contenter de cultiver ses rosiers, et prépare sa reconversion dans le secteur privé, se dit attiré par les cabinets d’avocats d’affaires et par l’enseignement, conservant au service de l’État sa seule fonction bénévole de membre du Conseil économique et scientifique de sécurité installé par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie.
Dailymotion condamné pour contrefaçon
Dans un jugement du 10 avril 2009, le TGI de Paris a considéré que Dailymotion avait engagé sa responsabilité civile dans les termes du droit commun de la contrefaçon pour n’avoir pas accompli les diligences nécessaires à empêcher une remise en ligne des documentaires qui lui avait déjà été signalés comme illicites et retirés une première fois. Le site internet a été condamné à verser 60 000 euros de dommages-intérêts à la société Zadig productions et aux auteurs-réalisateurs des films diffusés.Ainsi, le tribunal rappelle-t-il que le régime de responsabilité des hébergeurs instauré par la LCEN est à exonération limitée. Pour en bénéficier complètement, Dailymotion aurait dû mettre en œuvre tous les moyens destinés à éviter une nouvelle diffusion du contenu qu’elle avait retiré une première fois après notification de Zadig. Sa responsabilité n’est donc pas engagée du fait de la première mise en ligne des documentaires en cause, en vertu de l’article 6-I-2 de la LCEN. Mais Dailymotion ne peut plus se prévaloir de ce régime dérogatoire de responsabilité pour les deuxième et troisième diffusions, dès lors que leur caractère illicite avait été antérieurement porté à sa connaissance. De façon très argumentée, le TGI de Paris qualifie une nouvelle fois Dailymotion d’hébergeur. Selon lui, le site « se limite à la fourniture d’une technologie de stockage et de visionnage de vidéos, permettant leur mise en ligne à la seule initiative des utilisateurs du site, qui en conservent la totale maîtrise, en ce compris la faculté de supprimer le contenu à tout moment ». Par ailleurs, rappelle le tribunal, le fait de commercialiser des espaces publicitaires ne saurait exclure Dailymotion du bénéfice du régime de responsabilité des hébergeurs, dans la mesure où la LCEN ne lui interdit pas de tirer profit de son site, tant que les partenariats conclus ne déterminent pas le contenu des fichiers postés par les internautes. De plus, les publicités apparaissent sur les contenus proposés sur les pages propres à Dailymotion et non sur les espaces personnels des utilisateurs. Alors que les hébergeurs essaient de faire peser sur les titulaires de droits la charge de l’identification des contenus au moyen de bases de données et d’empreintes, le tribunal nous rappelle que c’est à l’hébergeur qu’il appartient de mettre en place des outils de détection des documents signalés comme illicites. Il s’agit là d’une véritable obligation de résultat à charge de la plateforme. Le simple fait de n’avoir pas réussi à éliminer le contenu signalé engage sa responsabilité. Par un jugement du 19 octobre 2007 rendu également par le TGI de Paris, Google avait vu sa responsabilité civile d’hébergeur engagée du fait qu’il n’avait pas rendu impossible la remise en ligne du documentaire de Zadig productions sur son service Google vidéo, alors qu’il avait déjà retiré le film litigieux suite à un premier signalement des ayants droit. http://www.legalis.net/article.php3?id_article=2616 |
Infos du 15/04/09
http://www.privcom.gc.ca/media/nr-c/2009/ma_am/ma_090406_f.asp
+ le livre, en CC : http://www.idtrail.org/content/view/799
Gigapan, l'oeil de Google qui vous repère dans la foule
Gigapan est un projet développé par la NASA, le National Geographic, l’université de Pittsburgh… et Google. Il a pour but le développement d’une technologie permettant la réalisation de panoramiques haute définition à l’aide d’une tête panoramique motorisée ainsi que d’un logiciel d’assemblage. Ces panoramiques sont composés de plusieurs dizaines ou centaines de clichés pris à partir d’un appareil de photo numérique placé sur la tête robotisée. C’est cette dernière qui assure le décalage nécessaire entre chaque prise de vue.
A l’occasion du discours d’investiture de Barack Obama, le 20 janvier 2009, une photo panoramique a été réalisée grâce à cette technologie. Cette photo pèse 1.474 mégapixels, soit 295 fois la taille d’une photo produite par les capteurs de 5 mégapixels équipant la plupart des compacts numériques grand public. Mais cette photo est indiscrète. Elle utilise le même procédé que Google Earth. En effet, pointez votre souris sur n’importe quelle zone et double-cliquez à plusieurs reprises pour vous rapprocher. Le résultat est impressionnant : il est possible de visualiser chacun des supporters d’Obama ! On imagine sans peine l’intérêt de cette gigantesque résolution qui permet d’identifier chaque personne dans une foule en zoomant sur son visage. Cela fait froid dans le dos…
Quels sens à la crise mondiale actuelle ? Rôle de l'Intelligence Economique.
I. LA CRISE MONDIALE ACTUELLE EST GLOBALE ET RÉVÈLE UN DÉFICIT POLITIQUE MAJEUR
1. La crise actuelle se présente comme une crise financière très grave.
Ce n’est pas la première crise financière de la mondialisation mais aujourd’hui, les choses sont à la fois semblables et différentes. Ce sont aujourd’hui les pays occidentaux et le premier d’entre eux, les US, puis l’Europe, qui sont touchés en priorité. Et c’est le système financier lui-même qui est atteint.
2. Mais notre mondialisation n’est pas que financière, économique ou géoéconomique.
La mondialisation a comme moteur l’information et la circulation de l’information, bref elle est autant immatérielle que matérielle. Cela est fondamental. La montée en puissance de l’information a eu un effet géopolitique et géoéconomique insoupçonné et souvent peu mis en exergue. Elle a contribué à l’éparpillement des pouvoirs au niveau du monde.
3. Et pour gérer tout cela, pas grand-chose, ou trop d’acteurs.
La mondialisation a touché tous les aspects de la vie, sauf le politique. Toutes ces questions ont été traitées jusqu’à présent de manière purement technique et cloisonnée. Au niveau mondial, peu d’outils globaux et trop d’acteurs qui veulent intervenir. Les Etats, seuls possesseurs de légitimité puisqu’ils représentent les citoyens, se sont vu en partie déposséder de leur légitimité par d’autres acteurs au niveau du monde, sans que cette légitimité soit remplacée.
II. DEUXIÈME PARTIE : UN DÉFICIT POLITIQUE MAJEUR ? SON SENS PROFOND
1. Un déficit de pensée ou d’approche, facilitée par une consanguinité culturelle des décideurs.
La pensée dominante dans les cercles internationaux est devenue quasi-idéologique. Une idéologie pseudo-libérale considérée comme un dogme a permis une déviation du capitalisme qu’elle était censée défendre. Les Etats n’ont pas joué leur rôle, parce que leurs dirigeants ont privilégié une vision techniciste, qui ne peut pas faire le poids face à la pensée idéologique unique.
Les dirigeants occidentaux ont privilégié des approches quantitatives et sectorielles. Ils ont trop fait confiance aux techniciens fussent-ils de haut niveau, au détriment de la réflexion. Le sens a été perdu par l’effet conjoint de dogme idéologique et de confiance aveugle dans les modèles. Absence cruelle de jugement critique, absence même de volonté de comprendre. Les acteurs du monde des affaires sont en outre surveillés ou contrôlés par les mêmes qu’eux, par des pairs.
2. Un déficit de bonnes régulations
On dit que la crise est due à une absence de régulations, particulièrement en matière financière. Or il y en a. La vraie question est : de quelle qualité sont-elles ? Le problème des régulations internationales actuelles est que ce sont souvent des autorégulations. Ces autorégulations sont devenues un marché mondial : celui de la norme. On la produit, on la vend, on vend les formations, on audite et on la contrôle. C’est un autre aspect du problème. Elles sont la plupart du temps autojustifiées par la référence au développement durable (DD), devenu outil de gouvernance mondiale. Ces régulations favorisent une vision parcellaire et un sentiment de sécurité potentiellement dangereux. Elles manquent de légitimité.
3. Un déficit d’architecture de gouvernance mondiale
Les institutions de 1945 doivent s’élargir.
III. QUELLES DIRECTIONS POSSIBLES A CETTE CRISE ?
1. D’abord, des directions qu’il faut absolument éviter.
Il y a le « risque de la tragédie grecque » : tout le monde se met en ordre de marche, les media en premier lieu, produisant de la catastrophe avec une sorte de joie fataliste. La crise est suffisamment grave. Il faut éviter la prophétie auto-réalisatrice et privilégier l’explication calme, argumentée et raisonnée. Un vrai danger majeur est celui de l’effondrement du système financier. Et s’il n’y a pas d’effondrement, celui d’une inflation redoutable en 2010 2011 dans le monde entier. Tout cela demande un changement de direction politico-économique majeur au niveau du monde et un traitement multilatéral obligatoire.
Un autre danger économique majeur est celui du protectionnisme économique et/ou de l’isolationnisme politique. Hélas, on en constate des prémisses, et d’abord aux US, avec la clause Buy American qui figure dans le plan de relance. Il faut résister à cette fausse bonne idée. Il faut au contraire au niveau mondial tenter d’harmoniser peu à peu les normes sociales et environnementales dont la différence crée la distorsion. Ce qui n’empêche pas de mettre en place des protections sectorielles et limités sur des domaines stratégiques, comme l’ont fait depuis longtemps les États-Unis.
Le risque lié à l’attitude des pays émergents et en particulier au couple infernal Chine États-Unis est souvent évoqué. Là encore on lit des choses dramatiques qui ont souvent l’air de fasciner ceux qui les écrivent. Je ne crois pas à des guerres mondiales proches. La confiance étant primordiale, le risque à éviter est celui de l’instabilité, et la première chose à faire est de réduire partout la volatilité.
2. Les directions possibles et celles à privilégier.
D’abord sur le plan du principe, on est entré dans un monde où doit s’appliquer à fond un concept clé de l’IE : la coopétition, c’est-à-dire à la fois la compétition et la coopération. Il faut bien distinguer l’immédiat, le court terme et le moyen-long terme. La confusion serait fatale. Sur l’immédiat, il faut traiter les grands malades que sont les banques, par des garanties, des apports de capitaux, des prêts… et en y instaurant une gouvernance surveillée par les prêteurs publics.
A court terme, on sait quand même à peu près ce qu’il faut faire : rendre confiance dans le capitalisme, par quelques mesures chocs, notamment sur les revenus des dirigeants des entreprises ; interdire certaines pratiques au moins pendant un temps, puis les limiter, revoir certaines des normes comptables , les statuts des agences de notation et le rôle des auditeurs…Il faut aussi renforcer la capacité de prêt du FMI. Compte tenu de la situation de l’ONU, tout cela ne peut se faire aujourd’hui au plan mondial que par un regroupement d’Etats volontaristes : le G20. Les Etats du G20 disposent de tous les outils nécessaires, la légitimité et responsabilité sont entre leurs mains et c’est celle d’une coopération immédiate et d’un courage face aux forces non étatiques.
Mais la question est encore beaucoup plus difficile sur le long terme.
Sur la forme, il n’y a que la voie d’un multilatéralisme raisonné et réellement partenarial qui permettra de résoudre ces questions globales de la planète, mais elle sera longue. Les idées sont très nombreuses : créer un Conseil de sécurité économique au sein de l’ONU, organiser la gestion des affaires par des organisations spécialisées, par exemple une Organisation mondiale de la régulation financière, une autre pour l’environnement… Le bon niveau pour avancer est celui des associations régionales, qui d’ailleurs se multiplient et se renforcent. Il faut aussi prendre en compte les acteurs globaux, grandes entreprises mondiales, grandes associations internationales, ONG et favoriser leur représentation à côté des Etats.
Les questions seront encore plus dures à régler sur le fond. Parce qu’on n’est pas d’accord philosophiquement sur la manière de gérer le monde. Cela va des principes de gestion aux valeurs mêmes. Un débat sur les valeurs est indispensable. Comme le dit Pascal Lamy, il faut faire émerger des préférences collectives mondiales. Il faut réinventer une théorie d’économie politique sur la répartition entre public et privé au niveau mondial. Dans cette recherche, l’Europe et en particulier la France si elle sait être influente est particulièrement bien placée pour proposer des schémas de fonctionnement publics-privés qui ont fait leurs preuves. Il faut trouver des manières de concilier des visions du monde radicalement différentes. Il faudra faire très attention au rôle des mots et de leur poids sur l’opinion publique : par exemple le mot transparence : utilisé partout pour justifier toutes sortes de règles. On aura bien besoin de philosophes pour épauler les politiques et les économistes. Il faut favoriser les réflexions multiculturelles comme source d’idées.
Conclusion
On est entré dans une ère de grandes turbulences. Elles ne pourront se résoudre que par une pensée nouvelle, l’innovation ne doit pas toucher que le progrès technique mais aussi la pensée politique. Au plan économique, l’entrepreneur est celui qui sait rompre avec la routine, disait Schumpeter. Il faut faire la même chose au plan politique, penser différemment, avec courage, responsabilité et sens du long terme. C’est en principe le rôle des gens qu’on élit. Le Président Obama qui n’était encore que président élu a dit en novembre dernier : the old ways of thinking just won’t do… Le problème essentiel pour gérer cette crise sera celui de la qualité des élites.
Claude Revel
Professeur affiliée au CERAM, Responsable Scientifique du MS MSIC, Conseil international, Conseillère du Commerce extérieur de la France, auteur de nombreux ouvrages dont « La gouvernance mondiale a commencé » (2006, Ellipses).
Infos du 23/03/09 …
Le gouvernement britannique envisage de placer les reseaux sociaux sous surveillance
«« Orwellien ». C’est par ce terme qu’a été accueillie l’idée de collecter les données des sites de réseaux sociaux émise par Vernon Coaker, ministre de la Sécurité intérieure.
Evoquant l’entrée en vigueur depuis le 15 mars dernier de la directive européenne sur la conservation des données, M.Coaker a estimé que celle-ci devrait être appliquée aux sites de réseaux sociaux comme Facebook, MySpace et Bebo.
La directive européenne fait obligation aux FAI et aux opérateurs de conserver durant 12 mois toutes les communications de leurs clients : courriers électroniques, adresses IP, SMS et coup de téléphone émis et reçus.
Ces données devront être accessibles à la police et aux experts en sécurité sur réquisition judiciaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le cyber crime.»…
http://fr.news.yahoo.com/17/20090319/ttc-le-gouvernement-britannique-envisage-6a3d054_1.html


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