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Renseignement et internet, l’agence Leprivé et son directeur Arnaud PELLETIER sur BFM Business …
Arnaud PELLETIER, directeur de l’Agence Leprivé, est interviewé par François Sorel pour BFM Business et l’atelier numérique à propos des métiers du renseignement privé et internet.
L’émission est réalisée par l’équipe éditoriale de L’Atelier, cellule de veille de BNP Paribas et média consacré aux nouveaux usages.
2 heures dédiées aux nouvelles technologies et à l’Internet.
Animé par François Sorel, L’Atelier Numérique décrypte toutes les semaines l’actualité high-tech et usages innovants. C’est aussi le passage obligé de tous ceux qui font la toile.

Les rendez-vous réguliers : L’enquête de L’Atelier, Le World Tour des Nouvelles Technologies, Le Crash Test, le Cybergadget ou encore La passion selon Saint Net..
Avec toute l’équipe de L’Atelier : Avec toute l’équipe de L’Atelier : Antoine Sire, Jean de Chambure, Mathilde Cristiani, Renaud Edouard-Baraud, Lila Meghraoua, Frédéric Tardy et Alice Gillet depuis la Silicon Valley, ainsi que ses invités : Guillaume Deleurence, Virginie de Kerautem, Delphine Cuny et Sandrine Cassini.
Écouter l’émission du 12/11/11, interview de 6 minutes :
Aussi en cliquant ici :
ECOUTER L’EMISSION
Source : http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/latelier-num%C3%A9rique
Et aussi : http://www.atelier.net/fr/radio/shows/latelier-numerique-n-399
Et encore : http://www.scoop.it/t/l-atelier-numerique/p/647594055/arnaud-pelletier-le-blog-de-l-information-strategique
Un DRH recrute un détective privé et débusque le voleur (50 000 €) dans la PME …
« Depuis des années, nous étions confrontés à d’énormes écarts dans nos inventaires. Du matériel disparaissait régulièrement. En l’espace de quelques mois, il y en avait pour plus de 50 000 € », explique l’ancienne directrice des ressources humaines, chez Mégnin Bernard, à Montbéliard.
Devant cette hémorragie qui, par ailleurs, commençait à lézarder la réputation de l’entreprise en cette fin 2010, la direction décide de prendre ses dispositions et de s’attacher les services d’un détective privé. Sa mission : identifier le ou les employés qui détournent le matériel. Deux lettres anonymes désignent un suspect en la personne d’un syndicaliste, disposant, par essence, du statut de salarié protégé. Donc difficilement licenciable.
Michel Peltier (NDLR : un faux nom) est alors présenté comme un stagiaire au reste du personnel. En réalité, il est là pour débusquer le ou les voleurs. « Il était collé aux basques de mon client, oui ! », s’emporte M e Jean-Yves Duffet, l’avocat du syndicaliste, qui voit dans la manœuvre « un montage » contre son client. Toujours est-il qu’en l’espace de quelques jours, le privé identifie une malversation du suspect. Ce dernier aurait emballé du matériel neuf avant de le conditionner et de le balancer dans une benne. Histoire de pouvoir le récupérer plus tard. Le détective ne tergiverse pas un instant. Il prévient le supérieur du suspect qui le prend la main dans le sac. Le dossier est ficelé et l’inspection du travail est alertée pour la procédure de licenciement. Sauf que la direction de Mégnin Bernard se garde bien de préciser à l’inspectrice que tout découle du travail de l’enquêteur privé, là encore dépeint sous les traits d’un stagiaire. Ce qui vaut à l’ex DRH et au patron d’être poursuivi pour faux et entrave à l’exercice des fonctions d’un inspecteur du travail.
[…]
M e Joseph Aguera, du barreau de Lyon, se fait un malin plaisir à détricoter, fil par fil, la trame de l’accusation, la qualifiant « d’erreur de raisonnement » avant d’étayer : « On ne relève pas ici de la sphère de la chambre sociale. De quoi parle-t-on ? De vol. Et puis, le mensonge n’est pas une infraction », ironise-t-il avant d’enfoncer le clou. « Je ne veux pas persifler mais si nous avons dû avoir recours à un détective, il faut voir pourquoi. Le 5 novembre 2009, on reçoit une lettre anonyme désignant un suspect. On dépose plainte le 12 novembre. Rien ne se passe. On adresse une lettre à madame le procureur le 30 mars pour une réaction le… 13 juillet 2010. Je constate un cours lent et chaotique. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Le recours à un détective aux fins de constater une infraction est légal », analyse l’avocat qui plaide la relaxe de ses deux clients. La procureure requiert une amende de 3 000 € contre l’ex-DRH et le patron. Quant au syndicaliste, licencié depuis mais sur d’autres motifs, il sollicite 1 500 € de dommages et intérêts.
Le tribunal rendra son jugement le 15 décembre.
Par Sam BONJEAN pour estrepublicain.fr
En savoir plus :
source http://www.estrepublicain.fr/justice/2011/11/03/faux-stagiaire-vrai-detective
Quand Vidocq part aux USA, les détectives privés sont en action …
Les cold cases, les fameuses affaires classées non-résolues par la police sont parfois réouvertures avec succès par des détectives privés.
A Philadelphie, ces mystères sont au coeur d’une expérience gastronomique originale: des repas-enquêtes. Un groupe d’anciens détectives de police, des enquêteurs en activité, des criminologues et détectives privés ont crée la
société Vidocq — hommage au français Eugène François Vidocq, le tout premier détective privé officiel, très admiré par les pros de l’enquête outre-atlantique. Le troisième jeudi de chaque mois, ils sont quatre vingt réunis autour d’une table pour (bien) déjeuner et à l’arrivée du dessert, un policier américain ou étranger vient leur présenter une affaire classée. Ils se retrouvent sous le feux des questions des participants qui suggèrent des pistes et, de retour chez eux, planchent sur les affaires pendant leur temps libre.
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Depuis sa création en 1990, la société Vidocq a permit d’innocenter un homme de l’Arkansas accusé de meurtre et d’aider des policiers à résoudre des dizaines de crimes.
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Pour en savoir plus et écoutez une interview en profondeur avec deux membres-clés de la société Vidocq sur la radio publique NPR .
Par Emmanuelle Welch pour detective.blogs.liberation.fr
En savoir plus :
source http://detective.blogs.liberation.fr/prive/2011/10/au-dessert-buffet-denqu%C3%AAtes-criminelles.html
Profession : détective …
Profil des privés au Canada :
- Depuis l’adoption de la Loi sur la sécurité privée en juin 2006, ne peut s’improviser détective qui le veut.
- Dorénavant, un permis émis par le Bureau de la sécurité privée est nécessaire pour exercer le métier.
Toujours dans l’idée de professionnaliser et d’encadrer la pratique, une attestation d’études collégiales en Enquête et Investigation est offerte dans certains établissements scolaires québécois depuis un peu plus d’un an. Ces 765 heures de formation suffisent-elles aux futurs Colombo pour remplir les exigences du milieu?
«L’objectif de la formation est de donner une vue d’ensemble du métier aux étudiants. Auparavant, c’était l’employeur qui formait son personnel selon ses propres besoins. Avec cette formation, ceux qui aspirent à être détectives apprennent toutes les facettes du métier. Ainsi, dès qu’ils sortent de l’école, ils peuvent faire de la filature, de l’infiltration, mener des enquêtes, rédiger des rapports, etc.», explique Joëlle Lamoureux, responsable de la formation au Collège de Maisonneuve.
Les premières cohortes de diplômés suscitent un réel intérêt chez les intervenants du milieu. «Les étudiants qui correspondent au profil trouvent de l’emploi très rapidement. Certains employeurs nous appellent, s’informent et attendent nos diplômés», ajoute Mme Lamoureux.
Si les étudiants sont embauchés par une variété d’employeurs allant des banques aux commerces de détail, ils ont aussi la cote auprès des agences privées spécialisées comme SIRCO. Claude Sarrazin, président de la compagnie, a reçu et engagé plusieurs stagiaires.
«Cette formation était essentielle pour démontrer le sérieux de notre profession. Elle produit des généralistes, des gens qui sont familiers avec les bases du métier. Puis l’existence de cette certification nous facilite la tâche au moment du recrutement», indique-t-il.
Néanmoins, Claude Sarrazin juge nécessaire de poursuivre la formation des nouveaux employés issus du programme d’Enquête et d’investigation. «La tendance est à la spécialisation et une spécialité met des années à acquérir. À l’embauche, nous évaluons la personnalité et les aptitudes du candidat. Ensuite nous le dirigeons vers deux domaines d’expertise et poursuivons sa formation», explique Claude Sarrazin.
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Il faut un profil particulier pour être détective, continue-t-il. «On doit posséder des qualités souvent opposées. Par exemple, rares sont les gens qui peuvent faire preuve d’une grande discrétion tout en ayant une bonne capacité à interagir avec les autres. Certaines choses ne s’enseignent pas.»
Par JULIE ROY pour journalmetro.com
En savoir plus :
http://www.journalmetro.com/carrieres/article/962544–profession-detective
Détective, C dans l’Air, avec Arnaud PELLETIER, Agence LEPRIVE, sur France 5 …
Interviewé par Alex de Tarlé pour C dans l’Aire, sur France 5, Arnaud PELLETIER nous donne sont point de vue sur l’utilisation des nouvelles technologies dans les problèmes d’espionnage. Il met aussi en garde contre l’utilisation illégale grandissante des logiciels espions afin d’entraver la vie privée d’un tiers.
Agence Leprivé – Arnaud PELLETIER par AgenceDetectivePrive
Internet, téléphone, tout s’espionne …
Malgré la fermeture du tabloïd News of the World, l’empire de presse Murdoch est en péril, et Scotland Yard et le Premier ministre britannique sont ébranlés. Un scandale d’écoutes téléphoniques qui rappelle d’autres affaires qui ont, en leur temps, secoué la France.
Plus de trois ans après un premier procès pour piratage téléphonique (entre autres contre des membres de la famille royale), au Royaume-Uni, The News of the World faisait à nouveau l’objet d’une enquête policière ouverte en janvier 2011.
Début juillet, on apprenait que les messageries d’enfants disparus ou de leurs familles – par exemple : Madeleine McCann -, comme celles de victimes des attentats de 2005 à Londres ou de soldats tués en Irak et en Afghanistan auraient ainsi été espionnées. Dans le même temps, la BBC rapportait que des emails indiqueraient que le tabloïd versait de l’argent à un ou des membres de Scotland Yard pour obtenir des informations.
Fondé en 1843, The News of the World, propriété de News Corporation, paraît pour la dernière fois le 10 juillet, quelques jours avant que l’actionnaire principal, l’Australien Rupert Murdoch, fasse ses excuses sous le titre « Nous sommes désolés » dans l’ensemble de la presse britannique. Malgré cela, la suspicion se propage aux autres titres du groupe de presse, et aux Etats-Unis, le FBI se penche lui aussi sur de possibles écoutes concernant les victimes du 11-Septembre.
Dès lors, on assiste à une avalanche de démissions – le directeur général à Dow Jones du groupe, le patron de Scotland Yard… – et d’interpellations. Parmi ceux à avoir été entendus par la police avant d’être relâchés sous caution, on trouve un ancien journaliste du journal déjà condamné dans la précédente affaire… et plus ennuyeux pour David Cameron : Andy Coulson, son conseiller de communication jusqu’au début de l’année et ex-rédacteur en chef du tabloïd, ou sa prédécesseur, la tout fraîchement démissionnaire du poste de directrice générale de News International, Rebekah Brooks, proche de l’actuel Premier ministre.
Un scandale qui n’est pas sans rappeler certains cas en France, comme dernièrement dans l’ »affaire Woerth-Bettencourt » ou certaines conversations téléphoniques au Monde avaient été contrevers=versées ou plus les célèbres « écoutes de l’Elysée ». Réalisées entre 1983 et 1986 par la cellule antiterroriste, créée par François Mitterrand, elles ont porté sur 3 000 conversations de 150 personnes, dont des journalistes, un avocat et l’auteur Jean-Edern Hallier, et ont été condamnées en parties lors d’un procès qui s’est conclu en 2005.
Une affaire qui a abouti, en 1991, au vote d’une loi impliquant un contrôle strict de l’usage des écoutes téléphoniques au niveau administratif. Ainsi, en France, elles ne peuvent être légales que si elles sont ordonnées par un juge ou le Premier ministre, après avis de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Dans le cadre privé, elles relèvent du Code pénal et sont punies d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Source : France 5
En savoir plus :
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1775

Profession détective : des divorces, mais pas que …
« La profession est très contrôlée et réglementée depuis 2003 »
Dans la plupart des cas, il s’agit de procédures de divorce, souvent sur les conseils d’un avocat. Pour démontrer un adultère, «un non respect contrat de mariage.
Les juges sont sensibles à l’intrusion d’une tierce personne, lorsque la garde des enfants est en jeu, ou lorsqu’il s’agit de déterminer le montant ou la révision d’une prestation compensatoire. »
Leur rapport est ensuite remis au client. Il le transmet à son avocat qui fait suivre à la partie adverse et au juge.
Les agents de recherches n’ont pas le droit de filmer ou de photographier à l’intérieur d’un domicile privé. Il leur reste les lieux publics et les oreilles qui traînent dans les bars et les restaurants.
Pour ce qu’ils nomment « la petite mission du vendredi soir », une dizaine en moyenne sur Saint-Etienne, par mois, le client doit compter 800 euros par tranche de dix heures. « Et dans 90 % des cas, nous sommes en mesure de confirmer les doutes de nos clients. »
Depuis 2003, la profession est très contrôlée et réglementée : « Cela nous a permis d’échapper à l’image des barbouzes ».
Détective privé : « Nous réclamons plus de pouvoirs pour exercer » …
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- Quelle image a-t-on de votre métier ?
« Les gens s’imaginent que nous avons des passe-droits et que nous pouvons faire tout et n’importe quoi. Pas du tout. Nous n’avons pas plus de pouvoir qu’un citoyen lambda et nous ne sommes pas au-dessus des lois. Il y a aussi tout ce mystère qui plane autour de la profession. Les gens aimeraient savoir ce que vous ne dites pas. Mais tout comme dans d’autres corps de métiers, nous sommes tenus à la confidentialité. À part cela, nous avons une vie très classique. »
- Rigueur et méthode
Quelles sont les qualités d’un bon détective ?
« Mieux vaut être curieux, méthodique et avoir beaucoup de rigueur. Il ne faut pas hésiter à vérifier toutes les hypothèses, même si elles paraissent invraisemblables. Il est bon de savoir manier l’art de la discussion. Enfin, reste le respect de la sphère privée : autrement dit savoir garder pour soi ce qui doit rester confidentiel. »
- Que se passe-t-il lorsque vous ne parvenez pas à boucler un dossier ?
» Tout d’abord, quelle que soit l’issue de l’enquête, je remets un rapport à mes clients. Ils peuvent donc constater que j’ai bel et bien réalisé un travail de recherches. Si ces dernières s’avèrent infructueuses, j’expose donc les démarches entreprises et les raisons d’une telle issue.
D’ailleurs, il arrive parfois que certains clients soient déçus par la tournure que prennent les événements. Admettons, par exemple, qu’une famille demande à ce que je retrouve leur enfant. Une personne majeure et partie un beau jour en ayant coupé les ponts. Je la retrouve, mais elle ne souhaite pas renouer le contact. »
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- Quels rapports entretenez-vous avec les forces de l’ordre ?
« Nous sommes libres de contacter les services de police ou de gendarmerie et de les informer si nous découvrons quelque chose. »
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Par lunion.presse.fr
En savoir plus :
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/nous-reclamons-plus-de-pouvoirs-pour-exercer
Détective privé : une métier examiné à la loupe …
- La profession en chiffres
Entre 1 000 et 1 500 : c’est le nombre de détectives en France.
Du Smic jusqu’à 2 500 € : c’est le salaire moyen d’un détective employé par un cabinet.
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Entre 50 et 100 € de l’heure : c’est ce que coûtent, en moyenne, les services d’un détective. Bien que la profession cultive le secret à ce sujet.
- Devenir détective
Formation incontournable : pour avoir le droit d’exercer le métier de détective, il faut suivre une formation homologuée et enregistrée au Répertoire national de la qualification professionnelle (RNCP). Seuls trois centres la dispensent. : l’IFAR (Institut de formation des agents de recherches) de Montpellier, le centre universitaire Vauban de Nîmes (avec la licence professionnelle « Agent de Recherches Privées — ARP »), et le centre de formation permanente de l’université Panthéon Assas, annexe de Melun (licence professionnelle « Sécurité des biens et des personnes – options enquêtes privée »). Cette formation est devenue obligatoire en 2005. Date de la parution du décret d’application de la loi de 2003.
Agrément indispensable : après avoir décroché cette qualification professionnelle reste à obtenir l’agrément délivré par la préfecture. Elle mène une enquête avant de l’attribuer ou de la refuser.
- Le métier se professionnalise
En janvier 2012 : avec la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), un Conseil national des activités de la sécurité privée verra le jour au mois de janvier. Il dépendra du ministère de l’Intérieur et se chargera de la délivrance ou de la suspension de l’agrément à la place des préfectures aujourd’hui.
[…]
Une interview d’Alain Bernier, vice-président du Conseil national supérieur professionnel des agents de recherche privée (CNSP-ARP) pour lunion.presse.fr
En savoir plus :
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/le-metier-examine-a-la-loupe
L’enquêteur du procureur déniche sur le portable de Nafissatou Diallo de curieux numéros provenant d’une prison d’Arizona.
Mais comment fait-elle pour avoir des factures de téléphone pareilles ?» Le détective D., ancien flic du NYPD, est un des enquêteurs chocs de Cyrus Vance Jr, le procureur de Manhattan. Un job en or, très prestigieux, qui lui permet d’ajouter à sa retraite de policier un salaire rondelet. Son bureau est situé dans le saint des saints, au huitième étage de l’immeuble Art déco du 1 Hogan Place, où siège le «district attorney». Dans les premiers jours de juin, le détective D. reçoit une mission qui paraît plutôt simple : vérifier les factures de portable de la plaignante. Simple contrôle de routine, pense-t-il, car il sait que le procureur considère la jeune Guinéenne de 32 ans comme une «victime idéale», musulmane pratiquante, traumatisée par l’agression sexuelle. Un par un, il appelle les opérateurs téléphoniques américains pour leur demander s’ils ont, dans leur fichier clientèle, une certaine Nafissatou Diallo habitant au 1040 Gerard Avenue, The Bronx, Etat de New York. Première surprise : cinq compagnies répondent positivement. Jusque-là, Nafissatou avait déclaré n’avoir qu’un seul portable. Que fait-elle avec cinq mobiles ? Mais c’est surtout le montant des factures qui frappe l’enquêteur. Il constate que la plaignante, qui dispose pour vivre avec sa fille d’un salaire mensuel à peine supérieur à 2 000 dollars, dépense en téléphone plusieurs centaines de dollars par mois. «Je ne comprenais plus rien, rapporte-t-il. Comment cette femme, qui affirmait ne connaître personne aux Etats-Unis, pouvait-elle passer des heures à converser avec des interlocuteurs en Pennsylvanie ou en Géorgie ? Ça ne collait pas du tout avec l’image que nous avions d’elle.»
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Par Olivier O’Mahony pour parismatch.com
En savoir plus :
Comment travaillent les détectives privés américains ?
Emmanuelle Welch est détective privée à Washington pour l’agence de recherche French Connection Research. Cette Française raconte la manière dont les «private investigators» travaillent aux Etats-Unis et analyse les moyens déployés autour de l’affaire DSK.
Quelles sont les différences entre le métier de détective privé aux Etats-Unis et en France?
Aux Etats-Unis, l’emploi de détectives par les avocats dans des contre-enquêtes pénales, par exemple, est complètement répandu. Certains avocats ont même un ou plusieurs détectives salariés dans leur cabinet. Même les avocats commis d’office par les tribunaux, les «public defender», peuvent avoir recours à des détectives privés, à des taux horaires plafonnés.
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Combien y en-a-t-il aux Etats-Unis? Comment sont-ils organisés ?
Selon les statistiques du gouvernement américain, il y a environ 50.000 détectives privés aux Etats-Unis et leur nombre augmente régulièrement.
Ceci est dû aux inquiétudes sécuritaires de l’après 11-Septembre, à la montée du nombre d’actions en justice et de la cybercriminalité, notamment des nouvelles atteintes à la vie privée genre cyberstalking. Mais le chiffre réel est difficile à évaluer car certains Etats ne requièrent pas de licence professionnelle.
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Sur quels types d’affaires interviennent-ils majoritairement?
En général, les détectives préfèrent travailler pour de gros clients réguliers, des cabinets d’avocats, des compagnies d’assurances, etc. Mais tout dépend de l’Etat dans lequel ils se trouvent: en Californie, par exemple, où les accidents du travail sont généreusement indemnisés, de nombreux détectives se spécialisent dans ce genre de fraude.
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Quel est leur rôle? Jusqu’où peuvent-ils aller?
Leur rôle est de rassembler les informations et de les présenter au client qui, lui, décidera ce qu’il veut en faire.
Sur l’affaire DSK par exemple, les détectives employés par Brafman et Taylor sont à la recherche de toutes les informations susceptibles de décrédibiliser le témoignage de la victime présumée. Elle n’était pas du genre a s’épancher sur le Web et n’a laissé pratiquement aucune trace dans les bases de données. Les «private investigators» sont en train de parcourir les quartiers où elle a vécu depuis son arrivée aux USA, de parler à d’anciens collègues, d’anciens voisins pour faire une enquête de «caractère». Était-elle une bonne locataire? Sérieuse au travail? Quelles étaient ses mœurs? Prenait-elle des drogues? Avait-elle des dettes? S’était-elle déclarée en faillite personnelle et serait donc à court d’argent? Ses papiers étaient–ils en règle ou a-t-elle menti en remplissant sa demande de visa ou de carte verte?
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Sur l’affaire DSK, que peuvent-ils apporter? Est-ce que l’accusation les craint vraiment?
Dans l’affaire DSK, l’accusé a des ressources illimitées, mais le procureur général est également déterminé a remporter ce procès. Des moyens exceptionnels sont déployés des deux côtés.
Internet a-t-il considérablement modifié la façon d’enquêter?
La quantité d’information que les gens dévoilent volontairement sur le Web est vertigineuse. C’est formidable pour nous, car, en parallèle, et c’est ironique, les lois de protection de la vie privée aux USA limitent de plus en plus les détectives dans leur accès à certaines données. Dans certains Etats, il est devenu difficile d’identifier le propriétaire d’un véhicule sur la base de sa plaque d’immatriculation. Au niveau fédéral, il est illégal de se faire passer pour quelqu’un auprès d’une banque pour obtenir des informations financières et depuis 2007, de se faire passer pour un abonné de compagnie téléphonique pour obtenir des informations confidentielles sur sa facture, par exemple.
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Quelles étaient vos dernières affaires?
Rien à voir avec du pénal: je devais retrouver les héritiers d’une violoniste américaine gauchère afin que mon client, lui même gaucher, propose de leur racheter un instrument.
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Les détectives privés sont des personnages récurrents des séries et films américains, est-ce que les clichés qui s’y attachent pèsent dans les relations quotidiennes?
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Par Quentin Girard pour liberation.fr
En savoir plus :
http://www.liberation.fr/monde/01012342414-comment-travaillent-les-detectives-prives-americains

