Archive pour la catégorie ‘information détective privé’
Gestion de crises et entreprises …
L es situations de crise sont devenues consubstantielles de la vie des entreprises. Ces derniers mois, les cas d’école se sont succédé à un rythme qui a de quoi donner le tournis.
Qu’on en juge : Toyota, champion mondial de la qualité, a connu de graves défauts de fiabilité sur certains de ses modèles, obligeant le constructeur japonais à rappeler plusieurs millions de voitures. Le logo en forme de petite fleur verte du pétrolier britannique BP est devenu en quelques jours le symbole de la plus importante marée noire de l’histoire après l’explosion d’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique.
Un trader isolé de la Société générale, Jérôme Kerviel, a pu faire vaciller l’une des grandes banques françaises et entraîné la démission de son PDG. L’électricien japonais Tepco, quatrième producteur mondial d’électricité nucléaire, est tombé de son piédestal après sa gestion calamiteuse de la catastrophe de Fukushima.
Il y a quelques jours, le géant japonais de l’électronique Sony a été victime de cyber-attaques sur son PlayStation Network (PSN), son réseau mondial de jeux en ligne qui compte 77 millions de membres. Conséquences : données personnelles et bancaires des clients envolées et réputation durablement ternie. Plus près de nous, une sombre histoire d’escroquerie maquillée en affaire d’espionnage a jeté une ombre sur le management de Renault.
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Trois facteurs supplémentaires sont venus jouer le rôle d’accélérateur. La professionnalisation des mouvements associatifs, d’abord, qui grâce à un arsenal de spécialistes et de juristes sont devenus des dénonciateurs en puissance d’abus de la part des entreprises.
La prise de distance des salariés avec leur entreprise constitue également une clef de compréhension. Le délitement de cette relation a donné naissance au phénomène du whistleblowing, la dénonciation anonyme de situation potentiellement délictuelle de la part de l’entreprise. L’affaire Enron au début des années 2000 en a été l’exemple le plus éclatant. Enfin, les médias ont leur part de responsabilité : leur multiplication, leur mise en concurrence de plus en plus frontale auxquelles s’est ajoutée la réactivité d’Internet ont renforcé le phénomène de caisse de résonance.
Face à ce changement d’environnement, toutes les entreprises sont-elles égales face au risque ? Certains répondent par la négative : la crise est le fruit d’une succession de dysfonctionnements, qui peuvent être couronnés d’ignorance.
Cette théorie dite « managériale » fait la part belle à une rationalité que d’autres théoriciens comme Nassim Nicholas Taleb, dans Le Cygne noir (Les Belles-lettres, 2008), relativisent. L’accident n’est pas toujours le fruit de l’incompétence, mais peut être provoqué par un grain de sable qui, par un enchaînement non maîtrisé des événements, aboutit à des effets disproportionnés par rapport à la cause de départ. En clair, les grands événements nous prendront toujours par surprise.
Vision assez déterministe, qui ne permet pas d’expliquer pourquoi des entreprises aussi renommées que Toyota, Sony, BP ou Renault se trouvent plongées dans de telles difficultés.
Ce qui frappe à travers ces exemples, c’est que, à des degrés divers, à un moment ou à un autre, ces entreprises ont été victimes d’une déconnexion avec la réalité qui les entoure.
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Par Stéphane Lauer pour lemonde.fr
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Piratage du site Internet de la préfecture du Nord …
Le site Internet de la préfecture du Nord était toujours hors service hier suite à une attaque informatique datant de dimanche (nos éditions précédentes). Une plainte a été déposée mais les questions sur ce genre d’actes de malveillance demeurent. Décryptage avec un spécialiste, le commandant Rémy Février, ancien cadre en entreprise, aujourd’hui officier de l’état-major de la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, chargé de mission sur l’intelligence économique. …
– Ce type d’agressions numériques est-il en progression ?
« Oui. Avec le développement exponentiel d’Internet et des nouvelles technologies de l’information, et en parallèle une explosion de la dématérialisation et de cette ubiquité virtuelle que permet le Net, cela crée un effet mécanique. »
– Pourquoi s’attaquer au site d’une préfecture ? Malveillance ou volonté de piocher des informations ?
« A priori, ça ressemble plutôt à de la malveillance. Si quelqu’un voulait récupérer des informations sensibles, il ne s’attaquerait pas au site Internet d’une préfecture. En fait, du côté des pouvoirs publics, la question se pose davantage pour les collectivités. Elles ont à gérer trois défis : l’e-démocratie, où les citoyens sont amenés à donner des positions personnelles l’e-administration, avec des internautes souhaitant réaliser des actes de procédure de manière dématérialisée pour gagner du temps et enfin la dématérialisation croissante des appels d’offres, selon une directive européenne.
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– C’est sur ces serveurs-là qu’à terme, on trouvera le plus de données personnelles ou sensibles…
« Davantage qu’en pénétrant le serveur d’une préfecture. En fait, il existe quatre types d’attaquants sur le Web : le petit génie qui fait tomber un serveur par goût du défi ou par activisme, dans son garage ou sa chambre le crime organisé et les mafias, parce qu’il est plus rentable et moins risqué de s’attaquer à Internet pour récupérer des informations et ensuite les revendre les dérives du secteur marchand privé où des attaques peuvent se produire sur le plan international de la part de concurrents peu scrupuleux et enfin, les services de sécurité étatiques, vis-à-vis d’autres nations…
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– Les pouvoirs publics ont-ils pris conscience des risques et leurs sites sont-ils bien protégés ?
« C’est le cas pour les grandes institutions publiques comme les ministères. Je serai plus nuancé pour les collectivités locales. Les élus sont des généralistes qui ne connaissent pas forcément les risques encourus. Voilà pourquoi la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, pilote en la matière, organise des séances de sensibilisation spécifiques pour les décideurs publics, par exemple avec le conseil régional.
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Par CHRISTOPHE CARON pour lavoixdunord.fr
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Le « Test 1000 » de l’intelligence économique d’entreprise …
Le « Test 1000 » de l’intelligence économique d’entreprise a été réalisé par Bernard Besson Consulting, Jean Claude Possin et Renaud Uhl avec la participation des étudiants de la première promotion du mastère d’intelligence économique de l’ISEP de la Faculté catholique de Paris.
L’entreprise s’attribue en face de chaque question une note comprise entre 0 et 5 ou entre 0 et 10. L’auto évaluation est réalisée par un ou par plusieurs membres de l’entreprise à travers une moyenne. Les cellules des huit tableaux constitutifs de l’intelligence économique d’entreprise peuvent accueillir des commentaires qui serviront à animer des débats entre collaborateurs. Voire à entamer une démarche.
Le score final du « Test 1000 » rend compte de l’état du système d’intelligence économique d’entreprise. Si celle-ci obtient 500 points elle dispose d’une intelligence économique.
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La protection du patrimoine informationnel : le retard des entreprises françaises …
Le scandale de la pseudo affaire d’espionnage industriel chez Renault permettra-t-il aux entreprises de mieux évaluer les risques de l’espionnage industriel ? Il est temps de mettre en œuvre une démarche de protection du patrimoine informationnel.
Culturellement, il est vrai que le secteur privé tend à considérer la sécurité avec un désintérêt certain, la plaçant aux marges de ses activités et y consacrant des ressources financières et humaines encore limitées. Pourtant, l’État s’est engagé depuis quelques années à mieux sensibiliser le secteur privé aux enjeux de la sécurité et de l’intelligence économique.
L’espionnage industriel est pourtant connu depuis longtemps. Il n’est pas une nouveauté de ce siècle marqué par une explosion des flux d’informations. De même, la déviance des relations concurrentielles n’est pas propre aux grands groupes industriels, et des PME peuvent très bien être touchées par l’espionnage industriel dès lors que leurs activités les mettent en possession d’informations ou de savoir-faire exclusifs.
On constate cependant un retard français important, même si le développement du secteur de l’intelligence économique et de la gestion des risques ces dernières années a renforcé la préoccupation légitime des entreprises pour la sécurisation de leur patrimoine. L’analyse des circuits de décision, la due diligence, la sécurisation des réseaux informatiques ou la lutte anti-contrefaçon sont autant de nouvelles pratiques destinées à protéger le savoir-faire et les produits de l’entreprise dans un contexte de concurrence internationale accrue. Mais c’est surtout la généralisation des outils de communication numérique qui donne toute sa raison à la confidentialité du patrimoine informationnel.
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La direction centrale du renseignement intérieur, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information.
Plusieurs registres d’actions sont parallèlement déployés. Au niveau législatif, l’État garantit naturellement la propriété industrielle et intellectuelle, complétée par l’action de plusieurs services. La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) intervient ainsi dans les entreprises pour les sensibiliser sur les risques qu’elles peuvent rencontrer (vole de données électroniques et piratage informatique, déficit de communication interne, etc.) et renforcer les compétences professionnelles des personnels dans le domaine de la sécurité. L’action de la DCRI se concentre sur les secteurs hautement stratégiques, ceux où la souveraineté de la France est engagée ou dans lesquels l’entreprise dispose d’une position leader qu’il faut préserver.
Parallèlement, une agence nationale de sécurité des systèmes d’information a été créée en 2009 afin de sensibiliser les entreprises à la sécurité des réseaux. Cette agence assure une « mission d’autorité nationale » dans ce domaine et a la charge de « proposer les règles à appliquer pour la protection des systèmes d’information de l’État et de vérifier l’application des mesures adoptées ». L’agence est a donc à l’avant-garde de la défense informatique et constitue le principal « réservoir de compétences qui doit pouvoir mettre son expertise et son assistance technique au profit des administrations et des opérateurs d’infrastructure vitale ».
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Par Fernand Pri pour lecercle.lesechos.fr
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Espionnés via leur webcam par un logiciel dissimulé, un couple porte plainte …
Un couple du Wyoming a porté plainte mardi contre l’entreprise qui lui avait fourni leur ordinateur en » location vente « . Motif : la société les aurait espionnés par l’intermédiaire de leur webcam.
Tout commence en juillet 2010, lorsqu’un couple résidant à Casper, dans l’Etat américain du Wyoming, se rend dans la franchise locale de l’enseigne Aaron’s pour louer un ordinateur portable muni d’une webcam. Une histoire jusque-là banale, qui dégénère quelques mois plus tard. En décembre, le gérant du magasin local d’Aaron’s se présente en effet à leur domicile pour réclamer le paiement de la location-vente, en indiquant posséder une photo prouvant que le couple a utilisé l’ordinateur.
Or, pour le couple, si l’entreprise détient une telle photo, elle a forcément installé un logiciel espion sur l’ordinateur à son insu. Du coup, les deux Américains font état de l’incident à la police et contactent un cabinet d’avocats. Mardi, ils décident de porter plainte. Des poursuites sont donc engagées auprès d’un tribunal fédéral.
Un logiciel mouchard difficile à détecter
L’action judiciaire vise le loueur, Aaron’s, le franchisé qui tenait le magasin local à cette enseigne, et le concepteur du logiciel d’espionnage, DesignerWare. Selon le couple, ce logiciel appelé PC Rental Agent, qui enregistre des images prises par la webcam, des captures d’écran et des touches tapées, « ne peut pas être désinstallé ni facilement détecté« . Et le contrat « ne demande pas la permission d’installer ni ne dévoile » la présence de ce logiciel.
Les avocats des plaignants expliquent dans un communiqué qu' »une enquête de la police locale a confirmé la surveillance électronique […]
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Par TF1 News pour lci.tf1.fr
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Les entreprises doivent avoir en tête le risque de pénétration des systèmes d’information …
Interview du Commandant Rémy Février, Gendarmerie nationale.
Spécialiste en cybercriminalité et intelligence économique, le commandant Rémy Février, ancien cadre du privé, estime que le risque zéro n’existe pas.
Pensez-vous que le vol de données bancaires sur Internet se développe de façon inquiétante ?
Il est très difficile de mesurer la cybercriminalité et ses conséquences sur les entreprises, car il y a bien des cas où ces dernières ne portent pas plainte. Elles s’inquiètent souvent du coût en termes d’image et de réputation que cela pourrait causer si le vol était rendu public. En revanche, on sait que la cybercriminalité se transforme. Elle n’est plus seulement le fait de hackers solitaires. Des organisations criminelles ou mafieuses estiment aujourd’hui rentable de pénétrer les systèmes d’informations des entreprises. Et pas seulement pour les données bancaires.
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En tant qu’ancien chef d’entreprise, que vous avez été avant d’être officier sous contrat avec la Gendarmerie, pensez-vous que le développement de l’e-commerce est menacé par ce phénomène ?
On ne peut pas aller contre le développement du cybercommerce. Mais c’est à l’entreprise de se protéger. La Gendarmerie nationale sensibilise les PME à ce sujet. Nous constatons, bien au-delà de l’e-commerce, un manque de prise de conscience du risque de pénétration des systèmes d’informations. Les patrons de PME n’ont pas toujours à l’esprit qu’ils peuvent être pénalement responsables. Le risque zéro n’existe pas.
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Les particuliers ont-ils eux aussi des précautions à prendre ?
Elles sont connues et devraient être davantage appliquées : il faut un antivirus, un pare-feu, un anti-malware. Ensuite, la vigilance impose de ne pas ouvrir les e-mails d’origine inconnue, alors que le mail reste l’un des principaux vecteurs de pénétration des ordinateurs de particuliers.
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Par Jean-Baptiste Jacquin pour latribune.f
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Détective privé, une profession qui reste mal connue du grand public …
Vingt ans. Ce mois-ci, ça fera vingt ans que Didier Vienne s’est installé comme détective privé à Liévin. Une profession, qui, il faut bien le dire, reste encore bien mal connue du grand public. Et même des spécialistes. Sans langue de bois, mais en gardant certains aspects confidentiels, Didier Vienne nous dit tout sur lui et son métier.
On lui dit qu’il nous fait penser à un jeune commissaire de police qui a travaillé à Lens. Il sourit, se demandant sans doute comment il doit le prendre. Voici donc Didier Vienne, 40 ans, dans son costume un peu sévère. En tout cas sérieux. Cet homme né à Auchel a installé ses bureaux de détective privé le 13 mai 1991 dans le centre de Liévin. Ça fera vingt ans tout pile ce mois-ci.
Inspecteur de police
« J’ai passé le bac à 17 ans au lycée Saint-Paul de Lens. J’ai fait un peu d’études de droit. Je me suis planté – à quelques places m’a-t-on dit – au concours d’inspecteur de police. Comme j’étais jeune, on m’a conseillé de le repasser. Mais j’ai décidé de devenir détective privé.
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Tout ça ne nous dit pas ce qu’est un détective privé. Didier Vienne insiste bien que la répartition qui suit est propre à notre secteur. À Paris, c’est différent. « À 60 % je traite des affaires privées c’est-à-dire des problèmes de pensions alimentaires, des fugues, des constats d’adultères, des divorces. Ensuite on a 30 % d’affaires commerciales : des concurrences déloyales, des arrêts maladies intempestifs de salariés, des vols sur des chantiers. » Les 10 % restants seront des affaires criminelles, des problèmes liés à la drogue, etc. Mais ces dossiers-là sont plutôt rares. Ces jours-ci, il a une petite dizaine de dossiers d’adultères « classiques » et deux ou trois affaires commerciales. « Je dois notamment prouver aux prud’hommes que des ouvriers quittent un chantier plus tôt que prévu chaque jour. » Moins attendu, il a été mandaté par des parents. « Ils sont inquiets des fréquentations de leur fils au lycée. » Ils ont peur qu’il bascule dans la drogue. Enfin il y a ces personnes qui sont venues chez lui parce qu’elles reçoivent des appels malveillants avec menaces de mort en prime. « Ce sont quarante à cinquante appels par jour qui proviennent de cabines téléphoniques différentes. Et ça dure depuis des mois.
» On s’étonne que la police n’ait pas été saisie. Ou qu’elle n’ait pas encore trouvé le coupable.
Ça coûte cher de faire appel à un « privé » ? Didier Vienne ne veut pas trop entrer dans les détails sur ce sujet-là. Et puis, « c’est très variable ». Il explique qu’il reçoit d’abord pendant une heure le demandeur. Histoire de bien cerner ce qu’il recherche et de proposer un forfait pour la mission à remplir.
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Une voiture par mois
C’est légal d’espionner des amants ? « Une épouse ou un mari a le droit de faire suivre son conjoint. Quand je reçois le demandeur, je vérifie en premier qu’il est marié à celui ou celle qu’il veut que je suive.
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Revenons à la loi. Didier Vienne démythifie la profession. « Un enquêteur privé n’a pas plus de pouvoirs qu’un simple citoyen mais n’en a pas moins. Je vais jusqu’à la limite de ce qui est légal. » Il explique qu’il bosse en moyenne dix heures par jour. Et à ce tarif-là, il faut aimer le sport et jouer les caméléons. « J’ai déjà fait une filature en short et à vélo. J’ai toujours une tenue de rechange dans ma voiture.
» S’il suit quelqu’un dans un casino, il enfile un smoking. Et pour être sûr de ne pas se faire repérer, il ne roule qu’en voiture de location, qu’il change tous les mois.
Par SÉBASTIEN ROSELÉ pour lavoixdunord.fr
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Dans la peau de Sophie, « détective privée » …
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Forcément, avec cette silhouette gracile, son (petit) mètre 60 et son sourire discret, on l’aurait plus volontiers imaginée danseuse. Non, à 27 ans, Sophie est… détective. Enfin… agent de recherches privées. « Un choix », prévient-elle immédiatement. Son quotidien : filatures, planques, des journées et des nuits en voiture, les autoroutes qui défilent, les villes inconnues où il faut trouver son chemin…
« Je me régale, c’est une véritable passion ! », ajoute-t-elle avant même que la question ne soit posée. Après de brillantes études de droit à Aix, un Master en droit privé, puis deux années comme assistante de justice à la cour d’appel, elle réalise : « Magistrat, ce n’était pas pour moi ! » Un oncle policier devenu détective, beaucoup de curiosité naturelle et l’envie d’une vie hors des sentiers battus… et ce sera l’Institut de formation des agents de recherche, à Montpellier, puis un poste au groupe Abbei, basé à Nîmes mais qui rayonne bien au-delà.
« Dans ma famille, ils connaissaient un peu le métier mais mon choix les a quand même surpris. Reste qu’aujourd’hui, ils voient que je m’épanouis. Je fais à la fois du droit et du travail de terrain, j’ai trouvé ma place et mon identité. » Pourtant, ce n’est pas simple tous les jours : « On sait quand etoù une mission commence. Pour le reste… ».
Sa dernière filature, débutée à Montpellier, l’a conduite à Deauville. Le métier, célèbre mais mal connu, comporte deux volets principaux. La recherche à caractère professionnel : arrêts maladie abusifs, vol de marchandises, concurrence déloyale, espionnage industriel… Et le volet familial : adultère, carences éducatives, recherches de personnes et de débiteurs, surveillance de mineurs par des parents inquiets…
« Cela nécessite à la fois un travail administratif sur le cadastre, les mairies, les réseaux internet… et puis du travail de terrain, fait par la cellule opérationnelle », explique Sophie Mas. Soit le versant le plus passionnant du métier, forcément. « On filoche, on planque dans la rue, on prend des photos, on change de silhouette : mon dressing, c’est le coffre de ma voiture ! Il faut aimer vivre dans son véhicule. Et pour ne pas se faire repérer, on opte moins pour une grosse berline confortable, que pour une voiture passe-partout ! », dit la jeune femme.
Qui aime se prendre au jeu : « L’été dernier, on a été mandaté par un homme qui avait des doutes sur sa compagne. Il m’a dit : ‘Je ne la connais pas vraiment. Soit elle me ment, soit elle est très dangereuse’. J’ai suivi son amie quelques temps et j’ai découvert qu’elle mentait sur tout. Elle s’était même inventé un passé. »
Un travail d’investigation, strictement réglementé en France.
Il y a aussi les parents à rassurer : « Souvent, quand ils s’inquiètent, c’est à juste titre. » Récemment, elle est allée localiser puis chercher une jeune fugueuse, à Valence. « Je sais que je fais jeune, ça aide, pour la surveillance devant les lycées », sourit l’agent. Qui a déjà assimilé tous les aspects de sa profession : « On est là pour écouter, rassurer, conseiller… D’où une disponibilité permanente. »
Le plus compliqué, finalement ? « Annoncer de mauvaises nouvelles, comme confirmer qu’un mari ou une épouse est infidèle. Même si le plus souvent, les gens sont soulagés de le savoir », observe Sophie. Son appareil photo toujours à portée de main, prête à changer de coiffure et de couleur de cheveux, de lunettes, de veste, le portable scotché à l’oreille, elle ne cache pas être avant tout « une grosse bosseuse ».
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Par Sèverine PARDINI pour laprovence.com
En savoir plus :
http://www.laprovence.com/article/region/aix-dans-la-peau-de-sophie-detective-privee
GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols…
- Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes…
Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : « Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille vénézuélienne ! ». Ainsi, le pays dirigé par Hugo Chavez serait dingue du fameux téléphone, à cause de son « PIN » : « Le PIN ? Le numéro d’identification unique et personnel à huit chiffres, qui a totalement remplacé, pour beaucoup, le numéro de téléphone ou le mail. Grâce à lui, les propriétaires de BB et eux seuls, peuvent s’échanger gratuitement messages, photos, etc. Valentina, avocate et utilisatrice BlackBerry depuis trois ans, l’a adopté : « C’est un service de communication privée qui est très difficile à pénétrer, contrairement aux mails ou SMS qui peuvent être contrôlés. Dans mon travail on l’utilise beaucoup » (Lire ici l’article).
Être pisté ou sur écoute est-il une réalité en France ? Selon Le Figaro.fr, ceux qui ont des choses à cacher feraient mieux d’échanger par mail que par téléphone : « Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10% de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. (…) La France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – « les écoutes » – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5.845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui.
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(Lire ici l’article).
- Leçon n°2 : Se défendre des vols…
Selon l’article de Slate.fr, « le Venezuela n’échappe pas à la vague de vols de smartphones qui sévit dans le monde entier, et constitue même dans ce domaine un des pires exemples… Dans un pays qui recense 17.600 homicides en 2010, il est devenu un des premiers motifs de vol et d’agression… ». En France, un nouveau dispositif de la loi Loppsi – présenté dans un communiqué de la préfecture de l’Yonne, reçu vendredi 22 avril 2011 – vient d’être créé afin de rendre le vol de portable sans intérêt…
Extraits du communiqué : « Auparavant seule la fonction téléphone était bloquée par une déclaration à votre opérateur. Grâce aux nouvelles dispositions, dès que vous aurez porté plainte, la police ou la gendarmerie feront bloquer toutes les fonctionnalités de votre téléphone utilisant le réseau ou le web (téléphone proprement dit, usage web, consultation d’applications etc.). Afin de rendre inutilisables les téléphones volés, ces appareils seront bloqués par votre opérateur de téléphonie mobile lorsque la police ou la gendarmerie leur signalera le vol. Plus aucune fonctionnalité ne sera accessible. Ainsi le vol deviendra inutile. Quel est le numéro IMEI de votre téléphone ? Ce numéro peut vous être communiqué par votre opérateur. Vous pouvez le relever dès à présent en tapant *#06# sur votre téléphone. Conservez ce numéro en dehors de votre téléphone portable, en un lieu ou vous saurez le retrouver en cas de vol ».
Mais votre téléphone n’est pas le seul à avoir de la valeur : d’après un autre article de Slate.fr, il semblerait que « votre ordinateur vaut bien plus que son prix » : « Imaginez que vous soyez tombé nez à nez ce matin avec un cambrioleur masqué, faisant main basse non pas sur votre argenterie ou vos bijoux, mais sur votre ordinateur portable. Ce criminel atypique vous dit qu’il ne veut pas voler votre ordinateur mais le kidnapper. Il vous le rendra si vous acceptez de négocier avec lui et de déterminer combien vous seriez prêt à mettre dans une rançon annuelle, vous octroyant le privilège de garder cette machine chez vous. Ce qui pourrait sembler ridicule mais de nombreux économistes adoreraient faire cette expérience car ils suspectent que nos ordinateurs valent, d’une certaine (et étrange) façon, bien plus que ce que nous payons en les achetant » (Lire ici l’article).
[…]
Par Hanaë Grimal pour dijonscope.com
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Le renseignement est aussi sur Facebook …
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Aujourd’hui, avec ses 500 millions de membres revendiqués, l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg est de loin le plus gros annuaire mondial. Ses membres y documentent leur vie sans relâche, formant un gigantesque amas de données et d’informations en perpétuelle actualisation.
Dès l’apparition d’Internet, les services de renseignement du monde entier – d’espionnage comme de contre-espionnage – se sont emparés de ce nouvel outil de communication et d’information. L’arrivée du web 2.0 « communautaire » il y a une demi douzaine d’années a-t-il renouvelé leur approche du renseignement sur la toile ?
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Ainsi, au mois d’août dernier, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation américaine de défense des internautes, s’est procuré des documents émanant de diverses administrations des États- Unis. Parmi ces documents, un manuel pour les agents du FBI mentionne l’existence de comptes secrets sur Facebook pour récolter des informations.
La CIA n’est pas en reste. En 2005, l’agence a lancé l’Open Source Center, un portail qui compile et analyse les données présentes sur les blogs, les forums et les réseaux sociaux. En septembre 2008, le directeur de l’agence Michael Hayden a expliqué qu’« une bonne partie du briefing quotidien du Président des États-Unis provient des renseignements ouverts ». Comprendre : de Facebook, des blogs, des forums et des réseaux sociaux en général.
Une source suffisamment utilisée ?
Les grandes puissances diplomatiques ont été incapables de pressentir le formidable soulèvement des peuples arabes et s’interrogent depuis sur les raisons d’une telle cécité. Et si une partie de la réponse était à chercher sur Facebook ? À voir le rôle fondamental joué par ce réseau social dans l’éveil politique de la jeunesse égyptienne et tunisienne, on peut se demander si les services de renseignement y prêtaient suffisamment attention.
Le mea culpa a déjà commencé. Fin janvier, le directeur du cabinet de David Cameron a enjoint les services de renseignement a suivre de beaucoup plus près ce qui se tramait sur les réseaux sociaux : « avec l’utilisation d’Internet, la façon dont les mouvements de protestation se développent, c’est un monde totalement différent, a-t-il déclaré. Nous devons être beaucoup plus proches de ce monde là. »
[…]
Des militaires israéliens piégés par un profil aguicheur
A contrario, Facebook constitue une menace grandissante pour leurs homologues de l’intérieur, les services de contre-espionnage. De plus en plus d’individus possédant des informations stratégiques – cadres de grandes entreprises, scientifiques, soldats – utilisent Facebook de manière intensive. Cette nouvelle vulnérabilité inquiète le privé comme le public.
« Les grands groupes dont les salariés sont présents sur les réseaux sociaux sont autant de point faibles potentiels pour forcer une rencontre, créer des liens et soutirer des informations », précise Laurence Ifrah1, criminologue spécialiste des cyberconflits et du renseignement sur Internet. « Ces dernières années, les terroristes islamistes utilisent de plus en plus Facebook », peut-on lire au détour d’un rapport déclassifié du département de la sécurité intérieure américain consacré au terrorisme et aux réseaux sociaux.
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Un service secret qui fonctionne bien est un service secret dont on n’entend jamais parler. De l’immense champ de bataille pour le renseignement qui s’est ouvert sur Facebook, on n’entend que les très lointains échos. On devine pourtant que le renseignement, qu’il soit offensif ou défensif, a déjà intégré la nouvelle du web 2.0. Et la dynamique n’est pas près de s’arrêter. Pour Jean Guisnel « aucun de nos échanges dans le cyberespace n’est secret. Rien. Zéro ». Vous aurez été prévenus.
Par Martin Untersinger pour owni.fr
en savoir plus :
http://owni.fr/2011/04/26/le-renseignement-espion-est-aussi-sur-facebook/

