Vol d’ordinateur dans des chambres d’hôtel, disparition de brevets dans le Thalys entre Paris et Bruxelles, pénétration d’agents à l’occasion d’une visite, piratage de technologies… Alors qu’une crise endémique tenaille le pays et réveille les appétits les plus féroces, des fleurons de l’économie française font l’objet d’un pillage vertigineux. Animé par un cynique théâtre d’ombres que ne renierait guère John le Carré, il prendrait même depuis vingt ans une forme industrielle. Cet édifiant état des lieux émane d’un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, composée de parlementaires tous habilités au «secret-défense» et emmenés par le président de la commission des lois à l’Assemblée, le député (PS) Jean-Jacques Urvoas, qui vient d’effectuer une plongée au cœur des services de renseignements et de la sécurité nationale. Ce document de 175 pages, porté à la connaissance du Figaro, pointe une «plurivoracité de la prédation économique» liée à une «technicisation de l’espionnage» mais aussi l’«utilisation croissante du vecteur Internet».
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Par Christophe Cornevin pour lefigaro.fr
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Un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, dont Le Figaro révèle le contenu, met en lumière les redoutables méthodes de nos «amis » américains.
La surveillance de masse est-elle une fatalité? Pas pour l’association Framasoft. Depuis plusieurs années elle propose des outils et services respecteux des utilisateurs. C’est à dire qui n’exploitent pas leur données personnelles. Le mois dernier, Framasoft a lancé six nouveaux services; comme Framagenda, pour se passer d’un agenda Google, Framatalk, plutôt que Skype. Ils s’ajoutent à Framacarte (équivalent de Google Maps) ou encore Framadrive, outil d’hébergement de fichier alternatif à Dropbox. 30 services ont ainsi été développés dans le cadre d’un d’un programme baptisé « dégooglisons Internet ». L’idée, c’est de montrer que des solutions libres et éthiques peuvent réellement se substituer à celles de ce qu’on appelle les GAFAM ( Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), Eux ont un modèle simple, ils ne font pas payer directement les usagers mais gagnent de l’argent en collectant le maximum de données sur eux.
Des salariés de la firme américaine Yahoo ont indiqué que leur entreprise avait espionné des millions de boîtes e-mail à la demande du gouvernement américain…
Le leader mondial des systèmes de vidéosurveillance des datacenters, racheté en 2007 par Schneider Electric, poids lourds du CAC 40, était doté d’une porte dérobée permettant au renseignement militaire américain d’espionner ses clients.
Une cyber-attaque est une atteinte à des systèmes informatiques réalisée dans un but malveillant. Elle cible différents dispositifs informatiques : des ordinateurs ou des serveurs, isolés ou en réseaux, reliés ou non à Internet, des équipements périphériques tels que les imprimantes, ou encore des appareils communicants comme les téléphones mobiles, les smartphones ou les tablettes. Il existe 4 types de risques cyber aux conséquences diverses, affectant directement ou indirectement les particuliers, les administrations et les entreprises : la cybercriminialité, l’atteinte à l’image, l’espionnage, le sabotage.
Comment les renseignements peuvent-ils assurer la sécurité de ses citoyens tout en préservant les libertés fondamentales !? Quel est le juste équilibre ? Existe-t-il plusieurs « modèles » dans les services de renseignements ? Et que nous disent-ils de l’idée que les différentes sociétés se font de leur Etat-nation?
La troisième édition du Cyber@Hack se fixe comme objectif de sensibiliser les acteurs économiques sur les dangers du piratage informatique. Des ateliers démontreront comment ces pirates opèrent pour voler des données confidentielles.
