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VIE PRIVÉE – Internet, téléphonie, SMS …

Posté par Arnaud Pelletier le 23 février 2011

Jusqu’où les parents peuvent-ils s’incruster ?

Depuis 2004, la Commission européenne consacre février à la sensibilisation des jeunes à l’usage d’Internet. L’occasion de revenir sur le rôle des parents.

Comme tous les parents, Odette, 45 ans, mère de deux adolescents fervents utilisateurs d’Internet, craint toute sorte de dérives : échanges de vidéos pornographiques ou violentes, immixtion de pédophiles, etc. Faut-il surveiller les accès à Internet, aux mails et SMS ? Faut-il interdire certains usages ? Comment manoeuvrer en toute légalité dans cette avalanche technologique ? Le Point.fr a interrogé Antoine Chéron, avocat au barreau de Paris.

Le Point.fr : Les parents ont-ils le droit de limiter l’utilisation d’Internet ou du téléphone portable par leurs enfants mineurs ?

Antoine Chéron : Cruel dilemme : ne pas prévenir des dangers de l’Internet ou du mobile – ce qui serait susceptible de constituer un manquement à leur devoir de surveillance – ou prendre des mesures préventives qui les exposent au risque d’atteinte à la liberté d’expression du mineur ? En droit, les modalités pratiques de l’exercice de l’autorité parentale sont imprécises, d’autant que l’article 371-1 du Code civil dans son dernier alinéa prévoit que le mineur doit être associé à la prise de décision parentale en fonction de son âge et de sa maturité.

[…]

Les parents peuvent enfin géolocaliser le téléphone de leur enfant en utilisant des applications prévues à cet effet (« géolocaliser mon téléphone » d’Apple ou Androïd).

Quid des réseaux sociaux ?

Certains d’entre eux filtrent spontanément les contenus à caractère sexuel, ce qui ne peut que rassurer les parents.

[…]

Faut-il recueillir le consentement de l’enfant avant la mise en place d’un système de filtrage ?

L’exigence d’un consentement du mineur préalablement à l’application d’un système de filtrage relève plus de l’utopie que du réalisme.

[…]

Par Laurence Neuer pour lepoint.fr

En savoir plus :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/vie-privee-internet-telephonie-sms-jusqu-ou-les-parents-peuvent-ils-s-incruster-17-02-2011-1296481_56.php

Encore des espions chez les écolos …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 février 2011

Après la police, c’est maintenant au tour des multinationales d’être pointées du doigt. Elles auraient fait appel à des sociétés privées qui ont infiltré les mouvements écologistes, révèle une enquête du Guardian.

Trois grandes compagnies du secteur énergétique ont commandité des missions d’espionnage au sein des mouvements écologistes, a révélé le Guardian le 14 février. Le géant de l’énergie E.ON, le deuxième producteur britannique de charbon Scottish Resources Group, et Scottish Power [qui appartient depuis 2006 à l’énergéticien espagnol Iberdrola], l’un des premiers producteurs d’électricité, se sont offert les services d’une société de sécurité privée chargée de surveiller en toute discrétion les activités de certains militants.

Les documents obtenus montrent comment la directrice de cette société de sécurité, Rebecca Todd, a renseigné la direction des grands groupes sur les projets des écologistes, à partir des fouilles effectuées dans leurs e-mails. On la voit également ordonner à un de ses agents d’assister à des rassemblements de mobilisation et lui apprendre à se faire bien voir des écolos.

[…]

Aujourd’hui, l’enquête du Guardian apporte de nouveaux éclaircissements sur les méthodes de ces sociétés privées, dont les agents s’inscrivent comme des militants lambda sur les listes de diffusion et, pour certains, s’infiltrent en profondeur et sur plusieurs années dans les mouvements militants.

[…]

Depuis trois ans, Rebecca Todd met elle-même la main à la pâte, et utilise différentes adresses électroniques pour s’inscrire sur les listes de diffusion de toute une série de mouvements écologistes à l’origine d’importantes manifestations. Comme celle organisée lors du G20 à Londres, contre la centrale électrique d’E.ON à Kingsnorth [dans le Kent] ou encore contre l’extension de l’aéroport de Heathrow. Via ses emails, elle est informée des échanges au sein de ces mouvements et apprend à l’avance l’organisation des manifestations.

[…]

E.ON assure avoir fait provisoirement appel aux service de Vericola et de Global Open, une autre société de sécurité, car ses responsables souhaitaient savoir quand les écologistes allaient manifester ou s’ils comptaient envahir des centrales et d’autres sites, comme ils l’avaient fait par le passé. Le porte-parole d’E.ON précise que Vericola ne devait collecter que des informations publiques, et que Si Todd et ses collègues se sont procuré des informations privées, ils ont agi “de leur propre chef”. SRG et Scottish Power se sont refusés à tout commentaire.

Par Rob Evans & Paul Lewis pour The Guardian

En savoir plus :

http://www.courrierinternational.com/article/2011/02/17/encore-des-espions-chez-les-ecolos

Renault ne dispose pas de documents sérieux sur l’espionnage …

Posté par Arnaud Pelletier le 2 février 2011

PARIS (Reuters) – La société Renault ne dispose pas de documents écrits sérieux pour étayer les accusations d’espionnage industriel au profit d’une puissance étrangère portées devant la justice contre trois cadres, écrit mercredi Le Canard enchaîné.

Alerté par des lettres anonymes à l’été 2010, le constructeur automobile a fait mener l’enquête à titre privé par un seul homme, payé 100.000 euros, correspondant à Alger d’une société privée de renseignement, Geos, selon l’hebdomadaire.

Renault ne souhaite faire aucun commentaire, déclare à Reuters son avocat Jean Reinhart.

Le détective a travaillé avec d’autres personnes qui disent avoir piraté des comptes bancaires et a présenté le résultat de son travail à la direction de Renault par téléphone, sans produire la moindre preuve ou le moindre « justificatif présentable », explique l’hebdomadaire satirique.

Renault a licencié ensuite les trois cadres et porté plainte auprès du parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire officielle confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur. Le détective a été licencié par Geos qui lui reproche d’avoir fait cavalier seul.

[…]

La DCRI a demandé à Renault de livrer le nom de son détective, sans succès, car les témoins interrogés s’y refusent. Des demandes d’aides ont été envoyées au Luxembourg et en Suisse pour vérifier les accusations faisant état de comptes bancaires off-shore, alimentés par des sociétés chinoises, dit le Canard.

[…]

Par Thierry Lévêque pour lepoint.fr

En savoir plus :

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/renault-ne-disposerait-pas-de-documents-sur-l-espionnage-01-02-2011-134410_240.php

Une charte pour éviter l’espionnage des consommateurs …

Posté par Arnaud Pelletier le 20 janvier 2011

L’Association nationale des professionnels du marketing (Adetem) et le groupement français des industries de l’information sont à l’origine d’une charte de déontologie qui encadre les études des individus sur le web. Plusieurs associations professionnelles l’ont déjà signée.

« Si on laisse faire, on risque d’aboutir à des dérives », met en garde François Laurent, co-président de l’Adetem (Association nationale des professionnels du marketing). Son association est à l’origine, avec GFII (groupement français des industries de l’information), d’une nouvelle charte de déontologie encadrant le recueil d’informations sur le web.

Le web permettant à tous consommateurs et/ou citoyen de proposer de s’exprimer librement, de nouvelles études se sont développées, fondées sur l’écoute et l’analyse des opinions spontanément émises sur le web. D’où la nécessité de protéger les droits fondamentaux de ceux qui émettent ces opinions…

[…]

« Les professionnels du marketing doivent être responsables », ajoute François Laurent. Si on ne veut pas transformer les études en espionnage, il faut adapter des règles d’éthique aux nouvelles formes de collecte d’information ».

Consultez la charte.

Par François Kermoal pour LEntreprise.com

En savoir plus :

http://www.lentreprise.com/internet-canal-pour-vendre/une-charte-pour-eviter-l-espionnage-des-consommateurs_28689.html

Des espions chez Renault ?

Posté par Arnaud Pelletier le 7 janvier 2011

Ces dernières années, on s’est beaucoup plus focalisé sur les menaces de « copiage » de produits ou de process, notamment par les Chinois.

Les milieux industriels n’ont parlé ce mercredi que de cela : l’affaire d’espionnage qui atteint de plein fouet Renault sur son programme de voiture électrique. Trois cadres de l’entreprise, dont un membre du comité de direction (embauché il y a trente ans), ont été mis à pied avec effet immédiat – ce qui est extrêmement rare. Renault leur reproche d’avoir diffusé à l’extérieur des informations confidentielles sur les projets de véhicules électriques.

[…]

La vérité est que l’on pourrait s’étonner que des aventures de ce type n’arrivent pas plus souvent. Chez Airbus, Areva, PSA, Alstom, Google etc., des milliers de salariés ont entre les mains des informations confidentielles … parce qu’ils les produisent ! Plus de 1.000 salariés du Technocentre de Renault près de Versailles travaillent ainsi sur le projet électrique. Les règles, dans ce cas, sont le compartimentage des informations, mais pas seulement. Chez Renault, les communications informatiques entre tous ceux qui participent aux programmes d’avant-garde sont cryptées. Internet a évidemment multiplié les risques de fuite. Enfin, plus les budgets de recherche sont élevés, plus les risques sont lourds.

Une chose est sûre : le risque zéro est impossible ! Un député, Bernard Carayon, a déjà annoncé mercredi soir qu’il allait déposer une proposition de loi pour muscler le droit du secret des affaires. Mais la meilleure garantie restera toujours l’éthique individuelle des salariés.

Par Dominique Seux pour blogs.lesechos.fr

En savoir plus : http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/renault-victime-d-espionnage-industriel-a4860.html

Mais aussi :

http://www.lejdd.fr/Economie/Industrie/Actualite/Espionnage-industriel-Bernard-Carayon-denonce-le-retard-de-la-France-251901/

Et encore :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20110105trib000589073/renault-victime-d-espionnage-industriel-.html

Et toujours :

http://www.liberation.fr/economie/01012311815-soupcons-d-espionnage-chez-renault-les-tensions-sur-le-marche-sont-enormes

Pour finir :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/espionnage-industriel-trois-cadres-de-renault-soupconnes-et-mis-a-pied-05-01-2011-1166232.php

Les données personnelles permettent à la publicité ciblée d’être plus pertinente, et donc de rapporter plus aux développeurs qui acceptent de les livrer.

Localisation, âge, sexe, identifiants : la plupart des applications sur téléphone mobile envoient des données privées à des régies publicitaires sans que l’utilisateur en soit informé, selon une enquête du Wall Street Journal. Sur 101 applications populaires étudiées par le journal américain, moitié sur iPhone, moitié sur Android, 56 transmettent l’identifiant unique du téléphone, 47 donnent la localisation de l’utilisateur, et 5 livrent l’âge et le sexe du mobinaute sans qu’il se doute de rien.

[…]

IMPOSSIBLE DE DÉSACTIVER LE TRAÇAGE

Le Wall Street Journal pointe deux faiblesses dans la protection de la vie privée des mobinautes : l’impossibilité de désactiver a posteriori le traçage, et l’absence d’obligation pour les applications de disposer de règles de confidentialité, aussi bien sur l’Apple Store que sur l’Android Market.

Sur les 101 applications testées, 45 n’ont aucune règle de confidentialité, c’est-à-dire une déclaration écrite, consultable sur le site Internet de l’application ou dans le logiciel lui-même, indiquant comment sont traitées, utilisées et protégées les informations privées de l’utilisateur. Et si sur un ordinateur classique il est aisé de supprimer les cookies (qui contiennent des données de navigation) en quelques clics, la manœuvre est impossible sur un téléphone.

[…]

PROFILAGE POUR REVENUS PUBLICITAIRES

Ces données permettent à d’autres sociétés, comme Mobclix, de classer un utilisateur de smartphone dans 150 « segments » différents, allant du « militant écologiste » à la « femme au foyer ». Ainsi, explique le Wall Street Journal, le segment des « joueurs acharnés » est constitué par« des hommes âgés de 15 à 25 ans, ayant plus de 20 applications sur leurs téléphones, et passant plus de 20 minutes sur chacune d’entre elles ».

Grâce à ce profilage, la société peut proposer les publicités les plus adaptées à la cible, et le développeur de l’application peut améliorer ses revenus issus de la publicité. Selon le créateur de l’application DailyHoroscope sur Android, qui a refusé de livrer certaines données aux régies, la publicité ciblée, basée sur le lieu où se trouve l’utilisateur, rapporterait de deux à cinq fois plus que la publicité classique.

[…]

Par Le Monde.fr

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/20/ces-donnees-privees-que-les-applications-mobiles-transmettent-a-votre-insu_1455982_651865.html#xtor=AL-32280265

Méfiez-vous des faux entretiens de recrutement !

Posté par Arnaud Pelletier le 17 décembre 2010

Vous êtes convoqué à un entretien d’embauche. Ne vous réjouissez pas trop vite. C’est peut-être un faux. Si des entreprises se livrent à cette pratique pour récupérer de l’information sur leurs concurrents, certaines organisent des entretiens bidons pour tester la loyauté de leurs collaborateurs. […]

La pratique des faux entretiens d’embauche est-elle courante ?

E.L. : Le phénomène existe. Cependant, il n’y a pas de chiffres précis. Il est rare que les candidats se rendent compte qu’ils ont en été victimes. Mais il faut bien être conscient que la crise pousse à une concurrence exacerbée entre les entreprises où parfois tous les coups sont pratiqués.

Plusieurs types de faux entretiens sont possibles. Une société peut les faire passer elle-même. Elle peut aussi recourir à un cabinet spécialisé. Certaines se font aussi passer pour un cabinet de chasse et louent, pour passer les entretiens, un bureau dans un quartier d’affaires.

Face à une belle proposition, les candidats parlent naïvement relativement bien.

A.F. : Les faux entretiens sont une réalité et la crise multiplie les risques. Il ne faut pas avoir une vision trop angélique du monde actuel.

Personne n’imagine qu’il peut être victime d’un faux entretien.  Or, aujourd’hui, il y a des méthodes de collections et de centralisation de l’information qui sont redoutables.

Est-il facile pour une entreprise d’obtenir des informations stratégiques lors de ces faux entretiens ?

A.F. : C’est un jeu d’enfants. N’importe quel candidat, dès que vous le mettez en confiance,  va vous dire tout ce qu’il sait sur son entreprise. A chaque fois, je suis estomaqué du nombre d’informations que l’on peut recueillir en faisant passer un entretien même sans avoir de mauvaises intentions.

E.L. : C’est tout le paradoxe de l’entretien. Comment se vendre sans en dire trop. On est toujours tenté de parler beaucoup pour séduire le recruteur voire de s’attribuer le travail des autres. On est naïf en France sur la valeur de l’information.

Quels sont les candidats les plus susceptibles d’être victimes d’un faux entretien ?

A.F. : Pas besoin d’être un cadre dirigeant ou de travailler dans un secteur stratégique, comme l’armement. Prenez un commercial, peu importe son domaine d’activité. Il connaît tous les coûts des produits, les marges, les ristournes possibles…Pour un concurrent,  être en possession de ces données, c’est une véritable mine d’or. Aujourd’hui, les cadres intermédiaires sont les proies les plus faciles. Avec la crise, ils ont soif de reconnaissance et ils se sentent délaissés par leur hiérarchie. Ils n’ont pas toujours le même sentiment d’appartenance que les dirigeants. Pour moi, ils sont le maillon faible de l’organisation. Si vous leur faites miroiter un beau poste, ils vont lâcher un paquet d’informations sensibles.

[…]

Quels conseils donneriez-vous pour détecter un faux entretien ?

E.L. : Si le recruteur pose une question jugée dérangeante par le candidat (projets en cours, données techniques, organisation interne de la société, projets de développement, informations sensibles, …), ce dernier ne doit pas hésiter à dire que pour des raisons confidentielles, il ne souhaite pas y répondre. Il n’y a aucune honte à avoir. Au contraire, cela valorise son profil. C’est une vraie qualité de mettre en avant sa loyauté. De façon générale, rien n’empêche d’évoquer en entretien des projets anciens qui ne sont plus sensibles. Quand aux projets en cours, il est préférable d’en dire le moins possible.

[…]

Les entreprises vont-elles parfois jusqu’à organiser de faux entretiens pour tester la loyauté de leurs collaborateurs ?

A.F. : Bien sûr. Certaines mandatent un intermédiaire pour voir jusqu’à quel point leurs salariés sont fidèles. Ce sont des méthodes particulièrement répugnantes.

E.L. : Disons que certaines entreprises se soucient plus que d’autres de l’application des politiques de sécurité. Dans ces conditions, des audits et tous types de tests peuvent être pratiqués ainsi que des actions de sensibilisation pour montrer aux collaborateurs les risques et les limites.

Les approches des collaborateurs par la voie des faux recrutements sont bien sûr abordées, mais il existe d’autres vulnérabilités qu’un attaquant pourra exploiter : être trop bavard lors de déjeuners entre collaborateurs à l’extérieur de l’entreprise, les comportements en déplacement et dans les lieux publics (où public est pour beaucoup synonyme, à tord, d’anonymat), …

[…]

Par Mathieu Bruckmüller pour Cadremploi.fr, interview de Emmanuel Lehmann, expert en intelligence économique et Arnaud Franquinet, directeur des Ressources Humaines du cabinet de conseil Grant Thornton et membre du cercle RH&IE.

En savoir plus :

http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/boite-a-outils/entretien-dembauche/les-codes-de-lentretien/d/1/mefiez-vous-des-faux-entretiens-de-recrutement.html#xtor=RSS-614-[twitter

A l’image du « secret défense » la majorité veut créer un « secret des affaires« .

Il pourrait concerner tout ce qui n’est pas protégé par un brevet des bases de données aux savoirs-faire.
Voilà le contenu d’un amendement à la loi LOPPSI 2 qui passe en deuxième lecture aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.

Les entreprises françaises sont-elles mal protégées ?
Faut-il aujouter une loi aux lois existantes ?

Écouter l’émission de France culture en cliquant ci-dessous :

Reportage de Renaud Candelier.

Lien(s)

« Voici les principales mesures que contient le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Un article signé Donald Hebert pour le « Nouvelobs.com ».

Le financement des priorités de la LOPPSI 2

Sur le site du « sénat », voici le rapport qui distingue les crédits qui seront destinés à financer spécifiquement les priorités de la LOPPSI 2.

En savoir plus :

Loi LOPPSI 2, l’enjeu du secret dans le secteur des entreprises 3 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

http://www.franceculture.com/emission-dossier-du-jour-loi-loppsi-2-l%E2%80%99enjeu-du-secret-dans-le-secteur-des-entreprises-2010-12-14.h

L’espionnage des salariés pour 790 euros …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 novembre 2010

Edité par la société Planète Informatique, le site SurveillerMonSalarié.com propose une solution informatique permettant de surveiller tous les faits et gestes de vos salariés. Alors si vous aussi vous avez « fait à maintes reprises la mauvaise expérience d’embaucher des salariés dont l’honnêteté ne faisait pas partie de leurs principes » (dixit le fondateur de la société), vous pouvez investir dans ce mouchard. Mais avant de sauter le pas de la surveillance totale, posez-vous les bonnes questions.

A quoi sert le logiciel SurveillerMonSalarié.com ?

Le logiciel en question est un logiciel espion de surveillance qui vous renseigne sur l’activité en temps réel de vos salariés. Ce mouchard vous permet « de savoir ce que fait votre employé sur son ordinateur, à la minute près. Et si votre salarié enfreint les règles, vous le saurez immédiatement… Terminé les pauses interminables Facebook, Twitter, et Msn Windows Live Messenger ! », précise la documentation commerciale.

Une fois installé sur l’ordinateur de votre salarié (moyennant 790 euros HT par poste), le logiciel va notamment enregistrer toutes les saisies sur le clavier (keylogger), les clics de souris, les sites Internet visités, les conversations sur les messageries instantanées. Le logiciel enregistre également une capture d’écran toutes les secondes avec l’heure, la date et le nom de l’employé. Le tout est ensuite compilé dans un rapport envoyé chaque jour par e-mail.

Le but de ce type de logiciel est bien évidemment de limiter la flânerie des salariés sur Internet, tout en augmentant leur productivité. Le fondateur de la société avance même qu’en utilisant son logiciel, « vous économisez 2 mois de salaire par an et par employé » !

Internet est-il vraiment l’ennemi de la productivité ?

L’argumentaire commercial de la société Planète Informatique se base sur une étude réalisée en 2009 par la société Olféo,  […]

Pour sa part, le Dr Brent Coker, du Département Marketing de l’Université de Melbourne, affirme au contraire que le surf personnel améliore la productivité des salariés d’environ 9 %.  Après avoir menée une étude, scientifique celle-ci (Freedom to surf : workers more productive if allowed to use the internet for leisure), auprès de 300 salariés, il en est arrivé à la conclusion que les temps de pause que s’accordent de temps en temps les salariés sur Internet les aident à être mieux concentrés le reste du temps, et donc à être finalement plus productifs.

Quels sont les risques inhérents à l’utilisation de ce type de logiciels ?

Au-delà de l’utilité limitée de ce genre de logiciels, ces derniers soulèvent un certain nombre de questions d’ordre juridique. Face à un désir légitime de productivité de la part des employeurs, deux principes fondamentaux reconnus par la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel s’opposent à un blocage total de l’utilisation personnelle des ordinateurs par les salariés : le respect à la vie privée et le respect au droit de communiquer.

[…]

Quelles sont les autres solutions à votre portée ?

[…]

Par Stéphane Bonnegent pour intelligence-rh.com

En savoir plus :

http://www.intelligence-rh.com/actualites/management/surveillermonsalariecom-l%E2%80%99espionnage-salaries-pour-moins-de-1000-euros

Les photos que vous publiez online vous tracent …

Posté par Arnaud Pelletier le 8 novembre 2010

Réseaux sociaux et compagnie

Nous pensons particulièrement aux photos que nous publions sur Facebook, Twitter ou même un peu partout sur internet. Les faits sont simples à dire : en s’y connaissant un minimum, il est très facile, à partir de ces photos publiées online, de savoir à quel endroit vous habitez et même de vous repérer à quelques mètres près !

Appareil photo cellulaire

A partir d’un appareil photo cellulaire ou normal, les fichiers-images que vous déposez sur internet contiennent un fichier dit « EXIF » ce qui signifie Exchangeable image file format. Ce fichier contient de nombreuses données confidentielles comme :

1. la date
2. l’heure
3. les données de l’appareil photo
4. et les coordonnées géographiques du lieu ! (longitude, latitude, tout ce qu’il faut pour vous repérer en 2 clics sur Google Maps)

La géolocalisation en cause

En fait, pour que les fichiers-images révèlent les coordonnées géographiques de la prise de vue, il faut que la fonction « géolocalisation » ait été activée sur votre appareil, que ce soit un appareil photo ou un téléphone portable faisant office de GPS. Le problème, c’est que cette fonction est souvent activée d’office par défaut.

Dans tous les cas, lorsque votre téléphone possède les fonctions « GPS » et « APPAREIL PHOTO », il y a de fortes chances pour que vos images transmettent ces données personnelles. A vous de laisser cette fonction ou de la désactiver selon votre convenance.

Problème de morale

En soi, rien n’est illégal là-dedans, à part le fait que les gens sont mal informés et qu’ils ne savent pas forcément qu’ils donnent des informations au public connaisseur en publiant de telles photos sur internet. A partir de la photo, quelqu’un d’averti en extrait le fichier EXIF et peut surveiller vos mouvements. Sur Twitter, bon nombre de twittos publient presque minute par minute les photos des paysages qu’ils rencontrent ou des endroits qu’ils fréquentent.

[…]

Certains peuvent en faire un business pouvant s’apparenter à un travail de détective privé. Savoir où vous êtes est une donnée qui se monnaye cher.

Public averti ou non-averti ?

Deux types de personnes publient des photos contenant des données GPS :

* 1/ Des gens qui se disent « moi je n’ai rien à cacher, peu importe si l’on sait où je me trouve et ce que je fais! »
* 2/ Une majorité d’autres personnes qui ignorent totalement que leurs données personnelles sont mises au grand jour.

Comme dans tout litige, le problème vient surtout après coup, quand votre femme, en faisant analyser vos photos sur Facebook, parviendra à prouver devant le tribunal que vous ne vous trouviez pas à l’endroit où vous le disiez et que vous étiez en réalité avec votre maîtresse !

GPS ou appareil photo : il faut choisir

Les spécialistes comme Jean-Paul Viboud demandent à ce que la fonction GPS soit facilement désactivable sur un appareil photo numérique, quel qu’il soit. Le but premier, selon, n’est pas de pouvoir localiser les gens mais des prendre des photos.

Le problème, c’est que ce genre d’appareils numériques deviennent de plus-en-plus des tout-en-un aux multiples fonctions.

Quelles solutions pour protéger votre vie privée et vos données personnelles :

[…]

Par Greg pour Des Geeks et des lettres

En savoir plus :

http://desgeeksetdeslettres.com/blog/web/les-photos-que-vous-publiez-online-vous-tracent

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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