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Méfiez-vous des faux entretiens de recrutement !

Posté par Arnaud Pelletier le 17 décembre 2010

Vous êtes convoqué à un entretien d’embauche. Ne vous réjouissez pas trop vite. C’est peut-être un faux. Si des entreprises se livrent à cette pratique pour récupérer de l’information sur leurs concurrents, certaines organisent des entretiens bidons pour tester la loyauté de leurs collaborateurs. […]

La pratique des faux entretiens d’embauche est-elle courante ?

E.L. : Le phénomène existe. Cependant, il n’y a pas de chiffres précis. Il est rare que les candidats se rendent compte qu’ils ont en été victimes. Mais il faut bien être conscient que la crise pousse à une concurrence exacerbée entre les entreprises où parfois tous les coups sont pratiqués.

Plusieurs types de faux entretiens sont possibles. Une société peut les faire passer elle-même. Elle peut aussi recourir à un cabinet spécialisé. Certaines se font aussi passer pour un cabinet de chasse et louent, pour passer les entretiens, un bureau dans un quartier d’affaires.

Face à une belle proposition, les candidats parlent naïvement relativement bien.

A.F. : Les faux entretiens sont une réalité et la crise multiplie les risques. Il ne faut pas avoir une vision trop angélique du monde actuel.

Personne n’imagine qu’il peut être victime d’un faux entretien.  Or, aujourd’hui, il y a des méthodes de collections et de centralisation de l’information qui sont redoutables.

Est-il facile pour une entreprise d’obtenir des informations stratégiques lors de ces faux entretiens ?

A.F. : C’est un jeu d’enfants. N’importe quel candidat, dès que vous le mettez en confiance,  va vous dire tout ce qu’il sait sur son entreprise. A chaque fois, je suis estomaqué du nombre d’informations que l’on peut recueillir en faisant passer un entretien même sans avoir de mauvaises intentions.

E.L. : C’est tout le paradoxe de l’entretien. Comment se vendre sans en dire trop. On est toujours tenté de parler beaucoup pour séduire le recruteur voire de s’attribuer le travail des autres. On est naïf en France sur la valeur de l’information.

Quels sont les candidats les plus susceptibles d’être victimes d’un faux entretien ?

A.F. : Pas besoin d’être un cadre dirigeant ou de travailler dans un secteur stratégique, comme l’armement. Prenez un commercial, peu importe son domaine d’activité. Il connaît tous les coûts des produits, les marges, les ristournes possibles…Pour un concurrent,  être en possession de ces données, c’est une véritable mine d’or. Aujourd’hui, les cadres intermédiaires sont les proies les plus faciles. Avec la crise, ils ont soif de reconnaissance et ils se sentent délaissés par leur hiérarchie. Ils n’ont pas toujours le même sentiment d’appartenance que les dirigeants. Pour moi, ils sont le maillon faible de l’organisation. Si vous leur faites miroiter un beau poste, ils vont lâcher un paquet d’informations sensibles.

[…]

Quels conseils donneriez-vous pour détecter un faux entretien ?

E.L. : Si le recruteur pose une question jugée dérangeante par le candidat (projets en cours, données techniques, organisation interne de la société, projets de développement, informations sensibles, …), ce dernier ne doit pas hésiter à dire que pour des raisons confidentielles, il ne souhaite pas y répondre. Il n’y a aucune honte à avoir. Au contraire, cela valorise son profil. C’est une vraie qualité de mettre en avant sa loyauté. De façon générale, rien n’empêche d’évoquer en entretien des projets anciens qui ne sont plus sensibles. Quand aux projets en cours, il est préférable d’en dire le moins possible.

[…]

Les entreprises vont-elles parfois jusqu’à organiser de faux entretiens pour tester la loyauté de leurs collaborateurs ?

A.F. : Bien sûr. Certaines mandatent un intermédiaire pour voir jusqu’à quel point leurs salariés sont fidèles. Ce sont des méthodes particulièrement répugnantes.

E.L. : Disons que certaines entreprises se soucient plus que d’autres de l’application des politiques de sécurité. Dans ces conditions, des audits et tous types de tests peuvent être pratiqués ainsi que des actions de sensibilisation pour montrer aux collaborateurs les risques et les limites.

Les approches des collaborateurs par la voie des faux recrutements sont bien sûr abordées, mais il existe d’autres vulnérabilités qu’un attaquant pourra exploiter : être trop bavard lors de déjeuners entre collaborateurs à l’extérieur de l’entreprise, les comportements en déplacement et dans les lieux publics (où public est pour beaucoup synonyme, à tord, d’anonymat), …

[…]

Par Mathieu Bruckmüller pour Cadremploi.fr, interview de Emmanuel Lehmann, expert en intelligence économique et Arnaud Franquinet, directeur des Ressources Humaines du cabinet de conseil Grant Thornton et membre du cercle RH&IE.

En savoir plus :

http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/boite-a-outils/entretien-dembauche/les-codes-de-lentretien/d/1/mefiez-vous-des-faux-entretiens-de-recrutement.html#xtor=RSS-614-[twitter

Un bref communiqué, pour affirmer un soutien (presque) sans réserve. C’est ainsi que Hervé Seveno, le président de la fédération française des professionnels de l’intelligence économique (FéPIE), a pris position hier au sujet du projet de loi sur le secret des affaires : «Au nom des groupements professionnels qu’il représente Hervé Seveno entend que les dispositions  envisagées sur le secret des affaires  puisse recevoir meilleurs applications que celles antérieures sur le secret de l’instruction, celui des correspondances ou autres notions de secret dont la jurisprudence raffole sans efficacité réelle». Hervé Seveno se fait donc supporter de l’initiative, tant qu’elle «ne participe pas à l’inflation législative cosmétique  sur fond de droit comparé approximatif voire inapproprié».

Ce projet de loi a été officiellement mis sur les rails parlementaires la semaine dernière par la ministre de l’Economie Christine Lagarde, qui a évoqué la notion de «Confidentiel entreprises». Il doit être rédigé dans l’esprit de l’amendement déposé par Bernard Carayon, le député UMP du Tarn. Dans la dernière lettre d’information de la Fondation Prometheus qu’il a co-fondée, l’intéressé juge la dénomination «modeste» mais il se réjouit de voir son combat de longue date promis à prendre enfin la forme du droit : «Il était temps!», lâche-t-il. «La valeur financière d’une entreprise dépend non seulement de ses stocks et de son matériel d’exploitation, mais de plus en plus de ses actifs immatériels que sont les informations essentielles liées à son secteur d’activité, au développement de sa recherche et développement non brevetable, à son fichier clientèle ou fournisseurs, à sa connaissance de données stratégiques, son taux de marge.»

[…]

LES PEINES préconisées :

[…]

Par Perrine Créquy pour blog.lefigaro.fr

En savoir plus :

http://blog.lefigaro.fr/crequy/2010/12/les-pros-de-lie-soutiennent-le-projet-de-loi-sur-le-secret-des-affaires.html

A l’image du « secret défense » la majorité veut créer un « secret des affaires« .

Il pourrait concerner tout ce qui n’est pas protégé par un brevet des bases de données aux savoirs-faire.
Voilà le contenu d’un amendement à la loi LOPPSI 2 qui passe en deuxième lecture aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.

Les entreprises françaises sont-elles mal protégées ?
Faut-il aujouter une loi aux lois existantes ?

Écouter l’émission de France culture en cliquant ci-dessous :

Reportage de Renaud Candelier.

Lien(s)

« Voici les principales mesures que contient le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Un article signé Donald Hebert pour le « Nouvelobs.com ».

Le financement des priorités de la LOPPSI 2

Sur le site du « sénat », voici le rapport qui distingue les crédits qui seront destinés à financer spécifiquement les priorités de la LOPPSI 2.

En savoir plus :

Loi LOPPSI 2, l’enjeu du secret dans le secteur des entreprises 3 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

http://www.franceculture.com/emission-dossier-du-jour-loi-loppsi-2-l%E2%80%99enjeu-du-secret-dans-le-secteur-des-entreprises-2010-12-14.h

INTERVIEW – Olivier Buquen, le délégué interministériel à l’intelligence économique, détaille les grands chantiers qu’il a lancés depuis sa prise de fonction, en septembre2009. Avec pour objectif de mieux armer les entreprises françaises pour faire face à cette nouvelle compétition mondiale.

Quel est votre champ d’action?

Olivier Buquen – Nos missions s’inscrivent dans les domaines de l’intelligence économique où l’État apporte une valeur ajoutée: la veille, le soutien à la compétitivité et la sécurité économique. Nous alertons les chefs d’entreprise sur les méthodes qui peuvent leur permettre d’être plus compétitifs au sein de l’économie mondiale, et sur les menaces qui les guettent, tout en proposant des parades simples. Nous suivons l’évolution des normalisations, en particulier au niveau européen. Nous effectuons également un travail de veille des pépites de notre économie. Nous recommandons l’intervention de l’État pour soutenir financièrement certaines entre­prises jugées d’importance nationale: des fonds d’investissement publics peuvent prendre une participation au capital pour faire barrage à des intérêts étrangers qui pourraient être hostiles. Nous étudions enfin des dossiers présentés par le chef de l’État et le premier ministre sur tous types de sujets, allant d’atteintes graves à l’image d’une entreprise via les réseaux sociaux, […]

Faut-il faire évoluer la législation sur le secret d’affaires?

Oui: il faut renforcer la protection des informations stratégiques des entreprises françaises. Pour cela, nous allons donner un cadre simple aux chefs d’entreprise pour organiser cette protection, et durcir les sanctions auxquelles s’exposent ceux qui utilisent ces informations au détriment des entreprises. Nous présenterons bientôt un texte de loi, qui aura vocation à être examiné par le Parlement. Il prévoira notamment des poursuites pénales et civiles à l’encontre de quiconque vole ou divulgue les informations clés d’une entreprise.

Quelles sont vos autres priorités?

Pour aider les entreprises et les laboratoires de recherche à se protéger, nous développons un outil leur permettant de mesurer leur degré de vulnérabilité aux risques, qu’ils visent le capital, la réputation, ou encore les actifs ou la R&D.Cet outil facile d’utilisation, adapté à toutes tailles d’entreprises, sera diffusé courant 2011, et permettra de mesurer le niveau de protection, de comparer ce niveau à celui de concurrents du même secteur d’activité, et de formuler des préconisations adaptées à chaque cas.

[…]

Par Perrine Créquy pour LE FIGARO

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/12/08/04016-20101208ARTFIG00710-durcir-les-sanctions-contre-les-voleurs-d-informations.php

Intelligence économique et PME …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 décembre 2010

Ali Laïdi journaliste et présentateur de l’émission intelligence économique sur France 24 a traité le sujet de l’entreprise PLYSOROL ancien leader européen du contreplaqué. Aujourd’hui, cette entreprise a perdu sa place de numéro un en Europe et ne compte plus que 250 salariés sur 490 auparavant.

L’entreprise PLYSOROL a été victime d’une stratégie de contournement menée par un investisseur chinois dans le but de récupérer ses actifs stratégique composés de 600 000 hectares de bois rares au Gabon.

Autrefois leader européen du contre plaqué aujourd’hui PLYSOROL est une entreprise affaiblie. Elle a perdu des parts de marché mais détient toujours ses actifs stratégiques.

Voir la vidéo :



En savoir plus :

http://www.ielovepme.com/

Et

http://www.france24.com/fr/20101120-2010-11-20-1015-PME-proie-facile-mondialisation

Contrefaçon, enquête & intelligence économique …

Posté par Arnaud Pelletier le 6 décembre 2010

Des milliers de pièces contrefaites détruites

Comment distinguer le vrai du faux ? La lutte anti-contrefaçon était hier (03/12/10) , et pour la première fois en Ile-de-France, au cœur d’une matinée d’information destinée aux entrepreneurs du Val-d’Oise. Le pôle innovation et intelligence économique de la chambre de commerce et d’industrie (CCIV) basée à Pontoise a voulu sensibiliser les entreprises à « ce fléau mondial » par le biais d’un atelier et d’une exposition.

L’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), l’Union des fabricants, les douanes et une avocate ont détaillé les différents aspects de la contrefaçon, comment l’éviter et comment réagir.
« La propriété industrielle et la contrefaçon sont liées. Il faut expliquer aux entrepreneurs qui ne le savent pas encore l’importance de protéger leurs créations par le biais d’un brevet ou le dépôt de leur marque. Cela fait partie de l’arsenal de la lutte anti-contrefaçon », explique Frédéric Angermann, secrétaire général de l’Inpi.

Sacs à main, lunettes de soleil et… préservatifs

La contrefaçon n’est plus réservée aux produits de luxe, elle se généralise dans de nombreux domaines, comme l’automobile, les médicaments, l’électroménager, le jouet, et elle explose depuis peu avec les sites Web. Une pratique souvent dangereuse pour la santé, aux conséquences parfois dramatiques. L’OCDE estime la part de produits contrefaits de 5 à 7% du commerce mondial et procure une manne financière de 200 Mds€.
L’exposition « Contrefaçon, sans façon! » visible dans les murs de la CCIV jusqu’au 14 janvier le détaille largement. L’occasion d’apprendre à faire la différence entre deux capots ou deux ailes de voiture, de reconnaître ces zones coupantes, ces points de fixation inutiles et cette découpe aléatoire caractéristique du faux. Les exemples se multiplient […]

Par LAURENCE ALLEZY pour leparisien.fr

En savoir plus :

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/des-milliers-de-pieces-contrefaites-detruites-04-12-2010-1177094.php

Intelligence économique des PME : la fuite d’informations …

Posté par Arnaud Pelletier le 29 novembre 2010

Pour ne pas livrer involontairement des données précieuses à la concurrence, adoptez les réflexes anti-fuite et protégez vos dossiers confidentiels contre l’espionnage et la divulgation d’informations stratégiques.

En effet dans les TPE, éviter la fuite d’informations est une nécessité vitale pour tous les dirigeants d’entreprise.

Si l’information peut filtrer à cause de techniques d’espionnage industriel, la plupart du temps quelques précautions sont suffisantes pour se protéger et éviter la diffusion d’informations stratégiques.

Dans le cas de TPE, ces informations relèvent bien souvent  de vos propres intentions, des propres orientations que vous voulez prendre. Si cela vient aux oreilles d’un concurrent, c’est d’autant plus facile de vous faire doubler !

Pour savoir comment verrouiller l’information, ces quelques conseils vous seront certainement utiles :

Règle 1 : Savoir se taire

C’est la première règle et la plus importante. A moins que cela fasse partie d’une communication bien réfléchie, il faut se taire à propos de ses intentions, des orientations que l’on veut prendre avec son entreprise.

En particulier sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Viadéo… suivez mon regard !

[…]

Règle n°2 : Avoir les bons réflexes lors des rencontres professionnelles

Les salons, clubs et rencontres sont une occasion formidable de nouer des contacts qui pourront aboutir par la suite à des ventes ou à des partenariats intéressants. Pour autant, il n’est pas vraiment utile d’emmener une documentation hyper détaillée. Parmi les nombreux visiteurs qui vous aborderont, vous pouvez être sûr qu’il y aura des concurrents. Alors soyez prévoyant et préparez-vous en dressant à l’avance une liste de questions essentielles auxquelles vous ne devez pas répondre.

[…]

Règle n°3 : protéger ses données informatiques

Virus, spywares, piratage… la liste des risques qui menacent votre ordinateur et votre site internet est grande.

Pensez à  sécuriser vos informations au maximum. Dans un premier temps, pour éviter l’accès au réseau de l’entreprise ou à votre messagerie, vous devez être particulièrement attentif au choix de votre mot de passe : il doit comporter au possible des caractères spéciaux, être suffisamment complexe (éviter votre nom, les « administrateur », « 123 » et autres « pseudo », trop fréquemment utilisés) et être changé régulièrement.

[…]

Par Gautier Girard dans la rubrique Stratégie d’entreprise pour www.gautier-girard.com.

En savoir plus :

http://www.gautier-girard.com/dossiers-entrepreneurs-et-managers/strategie-dentreprise/intelligence-economique-3-regles-dor-pour-eviter-la-fuite-dinformations-sur-votre-entreprise/

Hervé Seveno, président de la Fédération des professionnels de l’intelligence économique, se penche pour Les Echos sur les enjeux actuels du secteur et la création du premier syndicat.

Les années passent mais le concept d’intelligence économique demeure au mieux flou -au pire trouble-pour le quidam… Que s’est-il passé ?

L’Intelligence économique a souffert d’un problème de contenu et de visibilité. La traduction littérale d’un terme anglo-saxon a ajouté au défaut d’appréhension. On doit entendre par « Intelligence économique », la recherche, la gestion, la protection de l’information stratégique. La crise que nous traversons révèle aujourd’hui plus que jamais la transversalité et l’utilité de nos métiers : veille stratégique et conseil, aide à la décision, protection du patrimoine immatériel de l’entreprise, études liées aux mutations géoéconomiques. Mais le secteur privé de l’Intelligence économique a souffert d’une carence réglementaire totale et en l’absence d’encadrement, de normes éthiques, son développement s’est fait de manière anarchique, sur fond de guerres de réseaux, alors même que certaines « affaires » émergeaient.

Alain Juillet alors Haut responsable à l’Intelligence économique a envisagé l’émergence d’une fédération professionnelle, pour une autorégulation du secteur… La Fédération professionnelle de l’Intelligence économique (FéPIE) est née en 2005. Les candidats à l’adhésion doivent produire un extrait de casier judiciaire vierge, s’engager à publier leurs comptes, à respecter une charte éthique, et doivent être parrainés après avis d’un comité d’admission. C’est tout ce que notre pays a trouvé ! Et ça n’a pas été simple !

Renseignement, information, influence, barbouzerie même… L’intelligence économique peine à échapper à certains rapprochements…

Ceux qui vont sur ces terrains iront devant les tribunaux ! Le respect de la loi s’applique à tous, y compris aux auteurs de diffamation : les accusations, quelles qu’elles soient, doivent s’appuyer sur des faits et des preuves à l’appréciation de l’autorité judiciaire. Le secteur compte de moins en moins d’anciens militaires, fonctionnaires de défense ou policiers (ou même d’anciens magistrats ou titulaires de carte de presse en relation avec ces fonctionnaires !). Les choses évoluent : la LOPPSI 2 (Loi d’orientation pour la programmation et la performance de la sécurité intérieure) instaure un « délai de carence » pour tout fonctionnaire disposant de prérogatives d’autorité publique et souhaitant intégrer le secteur de l’Intelligence économique. Cela complète à mon sens les dispositions antérieures du Code pénal entre autres relatives à la prise illégale d’intérêts, à la violation et au recel du secret de l’instruction ou de l’enquête, etc.

Vous-même, vous êtes un ancien du ministère de l’Intérieur…

[…]

Qu’attendent vos clients d’une société comme la vôtre ?

[…]

Pourquoi constituer un syndicat ? La FéPIE , des think tank existent et les acteurs de l’IE sont extrêmement éparpillés

La FéPIE est une association type Loi 1901. Elle a acquis une légitimité vis à vis du législateur et des Pouvoirs publics : les amendements que nous avons proposés ces derniers mois ont été retenus en première lecture du projet de loi LOPPSI 2 qui devrait être soumis au vote définitif de l’Assemblée Nationale cette semaine (du 23 au 26 novembre 2010). L’instauration du comité d’agrément prévu par la loi va de facto réduire le rôle d’autorégulateur de la FéPIE. Il était donc nécessaire que notre Fédération professionnelle dispose d’une représentation syndicale, ne serait-ce qu’au regard de cette évolution législative dont nous nous félicitons.

Outre le statut, quelles sont les différences entre les deux organisations ?

La FéPIE rassemble des praticiens de l’Intelligence Economique mais aussi des organismes associés, des ingénieurs conseils, des documentalistes, des experts comptables, des avocats. Le SYNFIE (Syndicat Français de l’Intelligence Economique) est la représentation syndicale de la FéPIE  ; il regroupe les professionnels dont l’Intelligence Economique est l’activité principale. La FéPIE rassemble une centaine de membres personnes morales et physiques ; le syndicat doit en réunir une cinquantaine dans un premier temps. Il sera adossé à une organisation professionnelle ou interprofessionnelle. A terme, nous pourrons envisager de bâtir une convention collective du secteur de l’IE, nous renforçons ainsi la visibilité de notre secteur.

Quels sont les dossiers prioritaires du syndicat ?

[…]

PROPOS RECUEILIS PAR VALÉRIE LANDRIEU

En savoir plus :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/interview/020927432283.htm

Corruption, mafias et renseignement …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 novembre 2010

« Nous savons bien, en Intelligence économique, qu’il faut compter avec les escrocs, les manipulateurs, les idéologues et les criminels qui bouleversent les équilibres économiques, financiers et commerciaux. Parmi les fléaux, la corruption revêt un caractère universel. Elle a existé de tous temps dans les sociétés humaines, depuis la plus haute antiquité, chez les riches comme chez les pauvres et à tous les niveaux des organisations politiques, sociales et économiques. De nos jours, dans le cadre de la mondialisation, les médias du monde occidental évoquent constamment des cas de corruption en relation avec les méfaits de la criminalité organisée, avec les comportements aberrants des « Etats voyous » et des « Etats faillis », ainsi qu’avec ceux de plusieurs puissances privées transnationales devenues de véritables « pseudos Etats ». Enfin, la corruption est un des thèmes favoris des amateurs de scandales politico-financiers puisque les plus authentiques démocraties ne sont pas non plus à l’abri des dérives de certains de leurs citoyens, parfois même de leurs dirigeants.

Sur un tel sujet*, les renseignements les plus précis et les enquêtes les plus fiables coexistent avec des informations fantaisistes et des rumeurs incontrôlables qui désorientent les opinions publiques. Les procédures du secret se confondent alors avec celles du « non-dit » au détriment d’une connaissance objective des faits : la loi du silence fausse la perception des réalités et leurs représentations dans l’imaginaire des peuples.Face à la corruption, à la manière des cancérologues qui s’efforcent essentiellement de renforcer les « défenses immunitaires » des malades, les Etats de droit devraient, en priorité, se consacrer à respecter et à faire appliquer les règles fondamentales qui régissent les structures de base de toutes les sociétés, quitte à les rétablir quand elles ont été négligées ou bafouées. Il s’agirait d’adopter des mesures immunitaires pragmatiques, une sorte « d’hygiène sociale » comparable aux consignes sanitaires qui garantissent la sécurité des malades dans les hôpitaux, ou aux règles internationales qui s’imposent dans le transport aérien.

Il existe bien un service à composition interministérielle créé en 1993, le « Service Central de Prévention de la Corruption » (SCPC) placé auprès du Garde des sceaux, ministre de la justice, pour traiter de la prévention de la corruption et de la transparence de la vie économique et des procédures publiques. Ses missions, précisées par décret, ont donné lieu à des rapports d’activité publiés chaque année par la Documentation française, mais rares sont les Français, y compris dans la politique et la haute administration, qui en connaissent l’existence. Pourtant, en 2006, Noël Pons, ancien membre du service, a publié chez Odile Jacob un essai intitulé « Cols blancs et mains sales » dont l’énoncé des têtes de chapitres suffit à montrer la diversité et l’ampleur des pratiques de la corruption dans l’économie criminelle.

[…]
Amiral (C.R.) Pierre Lacoste*La livraison de Septembre 2010 des « Cahiers de la Sécurité » publiés par l’INHESJ, est consacrée au Renseignement. Dans la rubrique « OPINION », l’Amiral Pierre Lacoste s’interroge sur les relations entre corruption, mafias et renseignement ».

AMIRAL (C.R.) PIERRE LACOSTE

En savoir plus :

http://blogs.lesechos.fr/intelligence-economique/corruption-mafias-et-renseignement-a4385.html

La police met en garde sur l'usage de Facebook et Twitter …

Posté par Arnaud Pelletier le 19 novembre 2010

PARIS — La hiérarchie policière a récemment mis en garde les policiers pour l’usage des réseaux sociaux sur internet, comme Facebook ou Twitter, leur rappelant leurs « obligations déontologiques » et de « secret professionnel ».

Dans une note de service diffusée cet été dans les services de police, que l’AFP s’est procurée mercredi, le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, évoquant Facebook ou Twitter, relève que « de nombreux policiers et personnels administratifs » y sont inscrits et que certains y « détaillent des aspects de leur vie personnelle ou professionnelle ».

« Ces renseignements sont susceptibles d’exposer les intéressés à d’éventuelles actions de malveillance du fait de leur profession », écrit-il, et « peuvent porter atteinte » à leur « réputation » ainsi qu’à celle de la police.

M. Péchenard rappelle donc que tous manquements aux règles de déontologie sont « passibles de poursuites pénales et disciplinaires », appelant par ailleurs les policiers ayant accès à des données classifiées et bénéficiant d’une habilitation « Secret défense » à être encore plus vigilants.

Ces derniers, « par leur présence sur les réseaux sociaux, s’exposent à des tentatives d’approche par des services de renseignement étrangers », prévient encore le DGPN.

[…]

Source AFP

En savoir plus :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j6FNjKk3FQkzvxIRandyrH3qau_g?docId=CNG.b930bf6b79100d660c1cd57851810a4e.241

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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