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Les documents papier présentent un risque pour les PME …
Dans l’inconscient collectif, l’espionnage industriel fait penser à tout un monde de gadgets high-tech et d’agents du renseignement, vêtus d’imperméable, luttant contre le crime organisé. Nous voici bien loin du quotidien du bureau, n’est-ce pas ?, nous explique Marc Delhaie, Président-Directeur Général d’Iron Mountain France
- Pour faire simple, l’espionnage industriel ou économique se définit par le fait d’obtenir des informations sur une entreprise, d’une façon illégale ou contraire à l’éthique. Les entreprises doivent aujourd’hui se défendre en permanence contre les tentatives d’intrusion de tiers souhaitant accéder à leurs informations depuis l’extérieur. Pour construire une forteresse numérique tout autour de leurs données, elles n’hésitent pas à investir lourdement dans l’informatique. En 2011, par exemple, les gouvernements, l’industrie et les particuliers équipés en informatique ont dépensé quelque 83 milliards d’euros dans des solutions et services de protection contre les menaces externes ; un chiffre qui devrait doubler au cours des 5 prochaines années.
- Mais comme je viens de l’indiquer, l’espionnage économique recouvre de multiples activités, qui ne sont pas toutes manifestement criminelles ou forcément malveillantes. Il existe de multiples catégories d’information et autant de moyens de se les procurer. La responsabilité de la gestion de l’information revenant le plus souvent aux services informatiques, l’attention et les budgets sont alloués à la maintenance et la consolidation des systèmes informatiques. Conclusion : les entreprises mésestiment le risque que présentent les documents papier et perdent de vue la gravité des menaces auxquelles leurs employés les exposent, souvent inintentionnellement.
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- Voici ce qu’il faut retenir : les mesures mises en place pour éviter toute fuite des informations confidentielles et sensibles de l’entreprise semblent inciter les employés à adopter un code de conduite qu’ils appliquent d’emblée aux informations appartenant à des tiers.
La frontière entre comportement éthique et contraire à l’éthique est, et restera floue. La curiosité est un penchant naturel qui, au mieux, stimule la créativité et la motivation. Qu’un employé soit fasciné par les secrets de la concurrence peut signifier sa loyauté envers son employeur et son intérêt pour son secteur d’industrie. S’il nous serait difficile de ne pas jeter un œil à la présentation Powerpoint que visionne votre voisin dans le train, salarié d’une société concurrente, ou d’ignorer la conversation d’employés d’un concurrent faisant une pause devant la machine café entre deux sessions de conférence, la plupart d’entre nous refuseraient d’entrer par effraction dans les locaux d’une entreprise pour copier ou voler des informations confidentielles. Mais entre ces deux extrêmes, finalement, seul notre propre code moral peut nous guider. Des consignes claires de gestion de l’information semblent aider les employés à définir ce code.
En d’autres termes, les directives de gestion de l’information les plus efficaces ne sont pas simplement celles qui protègent physiquement l’information en contrôlant les conditions de stockage, de distribution, d’accès, de sécurité et de destruction, voire même celles qui sensibilisent les employés aux risques de divulguer des informations par inadvertance. Non, ce sont celles qui encouragent les employés à considérer les informations de leur entreprise avec un sentiment de fierté, de propriété et de responsabilité.
Par JPilo pour info-utiles.fr
En savoir plus :
source http://www.info-utiles.fr/modules/news/article.php?storyid=7581
Intelligence économique : associer anciennes et nouvelles pratiques …
Pas besoin d’installer des micros dans les bureaux, de pirater les disques durs ou de kidnapper des cadres dirigeants pour apprendre quelques uns des petits secrets de ses concurrents.
A côté de l’espionnage industriel et ses récits sulfureux, l’intelligence économique offre un batterie de pratiques plus ou moins aisées à mettre en place et, surtout, légales, pour tenir à l’œil les moindres mouvements stratégiques opérés par les concurrents.
L‘intelligence économique n’est certes pas une discipline nouvelle. Les méthodes et les outils ont cependant nettement évolué au cours des ans. L’expansion des réseaux digitaux a ouvert un champ d’exercice sans limite.
Les vieilles recettes de l’intelligence économique (IE) n’en gardent pourtant pas moins leur pertinence, aujourd’hui.
L’approche la plus efficace consiste sans doute à associer anciennes et nouvelles pratiques.
Le magazine américain Entrepreneur passe en revue ces « recettes de papa », d’une part, et les nouveaux réflexes que tout entreprise devrait idéalement acquérir.
Par la rédaction de ASE sur intelligencestrategique.be
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Quelques bonnes pratiques de la vieille école d’IE
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1. Lire la presse locale
Abonnez-vous à tous les journaux et titres locaux dans les villes où vos principaux concurrents sont implantés. »Vous seriez surpris à quel point vos concurrents sont prêts à ouvrir leur coeur quand ils pensent n’être écouté que par une audience locale », note l’article.
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2. Menez des conversations régulières et bon enfant avec vos distributeurs
Les distributeurs de produits et services sont au contact direct des clients mais aussi… des autres fournisseurs, concurrents. Ils savent donc beaucoup de choses sur le marché et les positions de chacun.
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3. Participer aux foires commerciales avec les oreilles grandes ouvertes
Incontournables dans le passé, les foires commerciales sectorielles le demeurent à l’heure d’aujourd’hui. Les annonces importantes sont souvent dévoilées à l’occasion de ces événements.
Petite astuce : tentez de vous tenir à proximité du stand de votre ou vos concurrents principaux au moment de l’heure de pointe. Il sera plus facile de se fondre dans la foule et de surprendre les informations communiquées par ces derniers aux prospects qui les visitent, sans trop se faire repérer. Les vôtres, par la même occasion, sans doute…
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4. Glissez-vous dans une visite organisée d’usine
Certaines entreprises organisent des visites de leurs installations pour les habitants des environs, les écoles ou, simplement, les curieux. Si c’est le cas chez un de vos concurrents, essayez d’y participer. Vous identifierez sans doute, à l’intérieur des installations, plein d’indices sur les initiatives en cours.
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5. Surveillez la sortie des rapports et documents public
Comme les entreprises sont tenues légalement de publier un certain nombre d’informations les concernant, il serait dommage de se priver de cette précieuse source en ne se mettant pas à l’écoute. Agence de l’environnement, cadastre, bureau des brevets, dépôt de marques, comptes nationaux, appels d’offre, etc.
Quelques bonnes pratiques plus récentes d’IE
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1.Des recherches Google sur les pages cachées des sites concurrents
En apprenant à maîtriser certains types de requête sur Google, vous pourrez peut-être accéder aux pages cachées des sites de vos concurrents.
Tapez par exemple : « filetype: doc site : companyname » . Le type de fichier peut être, ainsi, un .pdf pour un document PDF, un .xls pour un tableau Excel ou un .ppt pour une présentation Powerpoint. Ces documents sont parfois sur le site web mais maintenues invisibles des visiteurs lambda, car rien ne lie vers eux. A travers cette technique, vous pouvez les découvrir.
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2. Exploiter LinkedIn au maximum
Le réseau social LinkedIn permet de suivre automatiquement des entreprises inscrites sur celui-ci. Vous pouvez ainsi être averti en temps réel de chaque mise à jour qui les concernent.
Une recherche sur LinkedIn permet également d’identifier les anciens et les nouveaux employés. Le cas échéant, il sera possible de prendre contact avec eux.
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3. Fréquenter Twitter et Facebook
Les événements (conférences, foires, etc.), aujourd’hui, définissent un code (hashtag) sur Twitter qui permet aux participants de poster les messages clés partagés lors des échanges sur place. Si un de vos concurrents s’expriment dans une conférence ou un séminaire, suivez le hashtag de l’événement et attrapez ainsi, sans effort, les réflexions clés partagées par celui-ci sur son activité ou son secteur.
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4. Repérer les annonces d’emploi en ligne de vos concurrents
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Par la rédaction de ASE sur intelligencestrategique.be
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Et aussi l’article d’origine http://www.entrepreneur.com/article/220761
Les entreprises doivent sécuriser leurs informations …
Crise, mondialisation, concurrence exacerbée… Depuis ces dernières années il n’est pas une semaine sans que nous parviennent des exemples de comportements, douteux ou délictueux, qui affectent la bonne marche des entreprises. Face à elles, des concurrents souvent motivés par ce triptyque désormais quotidien du monde économique. Il existe pourtant des moyens de se prémunir contre ces mésaventures : la mise en place d’une stratégie d’intelligence économique…
Evreux, salon de la préfecture de l’Eure en fin de journée. Dans la pièce, des chefs d’entreprise, des représentants de la gendarmerie nationale et de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur), née du rapprochement de la Direction de la Surveillance du Territoire(DST) et des Renseignements Généraux (RG) en 2008. Si l’ambiance est plutôt détendue du côté des acteurs de “l’intelligence service”, ce sont les chefs d’entreprise qui semblent les plus tendus. Pourtant, ici, point de réprimande ou de mise à l’index. Le but de cette rencontre, initiée par les services préfectoraux en partenariat avec la CCIR de Haute-Normandie, est de présenter les bonnes pratiques en matière d’intelligence économique.
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Télécharger la plaquette “Intelligence Économique – Maîtrisez l’information pour rester compétitif”Une publication du réseau des CCI de Haute-Normandie |
Par le réseau des CCI de Haute-Normandie pour drakkaronline.com
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Vidéo : Quand nos amis Belges font du renseignement …
Gros plan sur l’espionnage en Belgique.
- 731 interventions des services pour la sureté de l’état ont eu lieu en 2011. Le métier d’agent secret demande de l’observation et de la compréhension des menaces.
Par RTL TV Belgique sur www.rtl.be
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La protection des données : un enjeu fondamental …
Une grande partie des entreprises françaises se considère comme étant très dépendante de leurs données. Un volet de l’intelligence économique a pendant longtemps été interprétée comme une action visant à protéger la sécurité matérielle des entreprises. Depuis nous avons basculé dans l’immatériel. Ce patrimoine immatériel est essentiellement composé d’informations et de savoirs. Il constitue aujourd’hui un actif pour la société. Il devient donc primordial de protéger ce capital, et pour cela, les entreprises doivent s’adapter à un marché mondialisé caractérisé par une concurrence visible et quelquefois violente.
A lire sur blogs.lesechos.fr :
La protection des données des entreprises et des institutions est un sujet qui peut revêtir plusieurs formes. D’abord avec la défense de l’information ; ensuite avec la protection des données et de leurs infrastructures. Pour évacuer le sujet de la défense de l’information, plusieurs spécialistes se sont posé la question de savoir s’il est permis de contre-attaquer ? Une riposte peut-elle prendre forme légalement ? La défense ne peut se transformer en riposte en raison d’une définition trop large et mal maitrisée qui pourrait déboucher sur une politique de légitime défense dangereuse. Elle n’est d’ailleurs pas reconnue par le législateur.
D’où la nécessité de mettre en place des dispositifs visant à protéger les informations, à la fois préventifs et dissuasifs.
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Par Driss Ait Youssef pour blogs.lesechos.fr
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Entrepreneurs, les ennemis sont partout, pensez à vous protéger …
- Comment protéger et exploiter au mieux ses données “sensibles” pour rester performant et influent ? Démonstration par l’exemple des enjeux de “l’intelligence économique” chez McCormick France
Ce n’est pas de l’espionnage industriel mais ça peut y ressembler : l’intelligence économique – traduction maladroite de l’expression anglaise Business Intelligence – regroupe tout ce qui va permettre aux dirigeants d’une société de collecter, consolider et restituer leurs données, matérielles ou immatérielles sans se les faire piquer dans un monde où le net a facilité la tache des voleurs de secrets.
A lires sur laprovence.com :
Le but de l’intelligence économique (dites “IE”) c’est d’offrir à ces mêmes responsables toute une panoplie de parades pour que leur savoir-faire, leur stratégie ne passent dans le camp de l’ennemi, entendez la concurrence. L’intelligence économique, thème de la dernière réunion des membres du Club de l’économie de La Provence qui s’est tenue jeudi, est donc au cœur du développement des entreprises qui doivent à la fois protéger leurs propres données tout en allant à la recherche d’informations propres à faciliter leur développement.
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- Clause de confidentialité, règles d’éthique
Depuis quelques mois, consciente des risques qui peuvent être liés à l’échange d’informations, la direction a aussi mis en place un logiciel de gestion qui va permettre de mieux contrôler et gérer les données sensibles à l’intérieur de l’entreprise. “Avec ce logiciel, chaque utilisateur peut classer, archiver et contrôler les accès des données qu’il crée ou qu’il envoie en leur attribuant plusieurs niveaux de sécurité“. Niveaux de sécurité qui n’existaient pas jusqu’à présent et qui sont devenus indispensables face à l’explosion d’envois de mails et autres documents parfois confidentiels. Ce qui explique qu’en plus de la clause de confidentialité et des règles d’éthique que chaque salarié accepte à son arrivée, la direction ait mis en place, récemment, un règlement sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui précise les bonnes règles d’utilisation du matériel informatique de la société : “Par exemple, il faut faire attention où vous rangez votre PC, à l’intérieur et à l’extérieur des bureaux. On vous dit aussi de ne pas connecter un autre appareil sur le réseau de l’entreprise…“.
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- Le spécialiste Éric Delbecquede l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice
Éric Delbecque dirige le département sécurité économique à l’INHESJ, qui est un établissement public placé sous la tutelle du Premier ministre. Auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, il intervient régulièrement auprès des entreprises pour parler d’intelligence économique (IE). “L’IE, dit-il, ce n’est pas de la barbouzerie. Mais le moyen d’assurer la pérennité et le développement de son entreprise. Car durer et développer, c’est protéger l’emploi. Dans un monde complexe, beaucoup plus concurrentiel, l’entreprise a besoin de l’IE pour développer des activités de veille, de protection et d’influence.
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Par J.C. pour laprovence.com
En savoir plus :
Salon professionnel : Stratégie offensive d’intelligence économique et protection des données …
Les salons professionnels sont un formidable terrain de chasse pour les braconniers de l’information. Le gibier y est nombreux et trop souvent insouciant. Le journal de l’intelligence économique d’Ali Laïdi a enquêté sur les techniques pour récupérer l’information au nez et à la barbe d’entreprises un peu trop naïves.
A voir sur france24.com :
Par Alexandra RENARD / Camille RUSTICI :
Caméra thermique, engins ultra-sophistiqués, robots hi-tech… nous sommes en région parisienne, au marché mondial de la sous-traitance industrielle…le MIDEST.
Chaque année 1700 PME y présentent leurs dernières technologies. Ce salon, c’est la caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui veulent récupérer de l’information stratégique. Espionnage, vol d’informations, copies…les PME qui exposent ne sont pas toujours conscientes des risques.
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source : http://www.france24.com/fr/20120519-2012-05-19-1015-wb-fr-intelligence-eco
- Pour aller plus loin :
A lire sur lenouveleconomiste.fr :
Incontournables carrefours de tendances pour tout type d’entreprise, les salons professionnels sont une occasion idéale pour effectuer rapidement une partie de sa veille concurrentielle. Ces types d’ événements sont également des lieux de confrontation stratégiques entre les acteurs d’un même marché, et représentent à ce titre un risque accru en termes d’espionnage ou, plus fréquemment, de fuite d’informations confidentielles. Qui nécessite de redoubler de vigilance en la matière.
3e source d’information des entreprises après la presse et Internet, les salons professionnels continuent d’attirer de nombreux exposants soucieux de promouvoir leurs nouveautés, mais aussi de s’informer sur l’état du marché. En effet, un salon permet de répondre à de multiples interrogations : où se positionne mon entreprise par rapport à ses concurrents, quelles sont les nouvelles technologies prometteuses, quels sont les pays émergents, où se situe réellement la concurrence étrangère… Encore faut-il savoir collecter les informations nécessaires et les analyser. Selon Vigilances, agence spécialisée dans l’accompagnement des entreprises pour la collecte, l’analyse et la protection de leurs informations stratégiques, 58 % des entreprises recherchent des informations sur les salons professionnels, mais seulement 14 % les collectent de manière organisée.
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Par Stéphanie Roy pour lenouveleconomiste.fr
En savoir plus :
Entreprises, fuites de données : toujours fréquentes et de plus en plus chères …
En réaction aux pertes d’informations, les entreprises misent plus sur la sensibilisation des utilisateurs que sur un empilement de couches de sécurité.
A lire sur 01net.com :
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La perte d’informations coûte plus cher qu’il y a deux ans.
Selon Ponemon Institute, le prix à payer par donnée ainsi compromise serait passé de 89 euros en 2009 à 122 euros en 2011. Soit une augmentation de 16 %. Pour obtenir ces résultats, l’institut collecte les dépenses directes (investigations extérieures, support technique externalisé…) et indirectes (audits et communications internes, estimation de désaffections de clients) dues à un vol d’informations. Parmi les premières causes de fuites, figurent les attaques malveillantes (43 %), suivies des négligences de la part des utilisateurs ou des sous-traitants (30 %). Deux tendances qui pourraient même parfois être liées : en effet, l’introduction involontaire d’un virus dans le système d’information peut en faire la source de l’attaque malveillante.
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Développer une culture de la sécurité.
La vérité sur les officines d’espionnage et de renseignements économique …
Suisse : Areva n’est pas la seule entreprise française à recourir à cette spécialité helvète: le renseignement économique. Une activité plus que tolérée.
A lire sur challenges.fr :
Coincée entre une boulangerie et un magasin de meubles pour cuisines et salles de bains, l’entrée de l’immeuble ne paie pas de mine. C’est pourtant ici, dans une rue anonyme de Genève, que se trouvent les bureaux d’Alp Services. Cette société a fait les gros titres de la presse pour avoir espionné Olivier Fric, le mari de l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon. Cette PME de 20 personnes dirigée par Mario Brero a été mandatée par Areva pour quatre enquêtes (baptisées de “Pomerol 1″ à “Pomerol 4″), liées au rachat du groupe canadien UraMin par le leader mondial du nucléaire en 2007.
- Affaire anodine
Ses deux premiers dossiers étaient assez classiques: les enquêteurs d’Alp Services devaient étudier le marché de l’uranium et comprendre le rôle de deux sociétés américaines, UX Consulting et TradeTech, dans l’évolution du cours du minerai. Ils devaient aussi découvrir si des salariés d’ Areva donnaient des renseignements à Greenpeace.
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“L’affaire Areva ne représente que la partie émergée de l’iceberg, prévient Stéphane Koch, patron d’Intelligentzia.net, une agence genevoise spécialisée dans la sécurité de l’information. Dans les affaires éminemment sensibles, les entreprises françaises font souvent appel à des officines suisses, craignant, en France, une certaine porosité des spécialistes de l’intelligence économique avec les services officiels.”
- Procédure courante
Areva ne serait pas le seul dans ce cas. “Il est courant de voir les grandes sociétés faire appel à des bureaux privés suisses pour étudier le profil et la carrière de candidats lors de phases délicates de recrutement”, estime un consultant spécialisé dans la lutte contre la criminalité économique. Areva n’est, en tout cas, pas la première à impliquer des sociétés suisses de renseignement. En 2010, un ancien policier a ainsi avoué avoir posé à deux reprises une balise GPS sur la voiture d’un homme d’affaires grec.
Deux ans plus tôt, l’émission Temps présent révélait que l’agence Securitas avait infiltré en 2004 une de ses salariées au sein du mouvement altermondialiste Attac pour le compte de Nestlé. Son enquêtrice avait même participé à l’écriture d’un livre intitulé Attac contre l’empire Nestlé. Mais cette fausse militante dévoila à son client toutes les informations découvertes par les altermondialistes… Interrogé par la télévision suisse romande, le porte-parole de Securitas a jugé cette “mission banale”.
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- Législation légère
“La Suisse a toujours été un lieu de rendez-vous des espions du monde entier, raconte Jean Tamalet, avocat du cabinet Tamalet Ingouf Hollard. Il y a plus d’agents secrets à Genève qu’à Paris.” Les 30.000 personnes qui bénéficient du statut diplomatique dans la nébuleuse de l’ONU, les salariés des multiples ONG ou des sièges de grands groupes comme Nestlé, Roche ou Novartis attirent forcément les regards. L’importance du négoce avec notamment les bureaux de Cargill ou Glencore explique aussi les convoitises. Les trois quarts des ventes de pétrole russe, par exemple, se traitent à Genève.
La Suisse offre aussi l’avantage d’une législation peu contraignante pour les “hommes de l’ombre”. “Lorsque j’ai lancé ma société d ‘intelligence économique, je n’ai même pas eu à présenter mon casier judiciaire, raconte Stéphane Koch. L’usurpation d’identité n’est pas permise, mais elle n’est pas non plus punie.” Cette pratique a permis à Nestlé de sortir blanchi des procès lancés par Attac.
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Tout ou presque est donc possible. C’est une question de prix… “Moi, je reste dans la légalité et je demande en moyenne 2.000 euros pour une journée de travail”, dévoile Stéphane Koch. Quand des moyens techniques sophistiqués sont nécessaires ou que les méthodes utilisées franchissent “la ligne jaune”, comme disent les spécialistes, les tarifs s’envolent vite. Areva aurait ainsi versé à Alp Services 620.000 euros pour ses quatre rapports qui n’ont rien révélé.
- Niche prospère
Berne promet de mieux contrôler ce secteur, mais personne n’est dupe. Le laisser-faire politique, la concurrence de plus en plus vive qui encourage les sociétés à découvrir les avancées technologiques de leurs rivales et la baisse constante des prix des moyens de surveillance promettent de beaux jours aux barbouzes suisses. “Le nombre de spécialistes de l’espionnage économique continuera de s’accroître dans la Confédération, prédit Marie-Laure Ingouf. C’est une niche incroyable.” Voilà les entreprises françaises prévenues.
Par Frédéric Thérin pour challenges.fr
En savoir plus :
+33 (0)1.34.16.10.50 


Une présentation de 2 heures effectuée dans les locaux de l’