Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
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Archive pour la catégorie ‘Infos du net’

France 5 : LES NOUVEAUX DÉTECTIVES …

Posté par Arnaud Pelletier le 20 octobre 2010

Détective privé sur France 5.fr

Auteur : CAROLE CHEYSSON
Durée : 52 minutes
Réalisateur : CAROLE CHEYSSON
Production : POISSONS VOLANTS (LES)
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS

Prochaine diffusion :

Vendredi 5 Novembre 2010 à 00:47

Le Resume

Formation universitaire obligatoire, agrément préfectoral, contrôle de la direction centrale du renseignement intérieur et, bientôt, dit-on, reconnaissance comme « auxiliaires de justice » : les détectives ont changé de visage.

Au-delà des adultères, leurs enquêtes s’étendent aujourd’hui des conflits familiaux à la fraude à l’assurance, en passant par le vol en entreprise, ou la surveillance préventive des employés…

Leurs compétences se sont multipliées à la demande de clients dont la suspicion est aiguisée par une société de plus en plus sécuritaire.

Sophie et Stéphanie, 23 ans, abordent la profession via leur cursus universitaire. Cours de filature et de psychologie du fraudeur sont au programme, avant d’intégrer un cabinet de détectives pour un stage.

Frédéric et Jérôme, plus aguerris, enquêtent déjà sur le terrain. En les suivant dans leurs exercices de filatures, ou lors d’une rencontre avec la « cible » pour trouver des preuves, le téléspectateur découvre une profession à l’éthique très personnelle, qui permet aux détectives de s’aventurer sur des terrains que la justice peine à atteindre.

En savoir plus :

http://documentaires.france5.fr/documentaires/les-nouveaux-detectives

Et aussi :

Le Figaro.fr

Loin du mythe, ce documentaire se penche sur les méthodes modernes des enquêteurs privés.

Il faut se faire une raison. Aujourd’hui, les détectives n’ont plus rien à voir avec les Rouletabille, Nestor Burma ou autres Jack Palmer, borsalino enfoncé jusqu’aux yeux, trench au col relevé, lunettes noires pour ajouter au cliché. Ils ressemblent à n’importe quel passant, sans signe distinctif, ce qui est justement l’objectif de tout bon enquêteur: savoir se fondre dans la foule pour mener une filature. Aujourd’hui, on ne s’improvise plus détective, on suit des études couronnées par un diplôme universitaire. Et si «dénoncer la mauvaise moralité des gens», comme le dit l’un d’eux, reste leur fonds de commerce, «les nouveaux détectives», pour reprendre le titre du documentaire de Carole Cheysson diffusé dans le cadre du magazine «Le Monde en face», foulent bien d’autres territoires. Ils enquêtent également dans le monde des entreprises, sur des litiges entre salariés et employeurs.

À l’université, on apprend aux étudiants les bases pour devenir un fin limier – «80 % de la réussite d’une mission dépend du premier entretien avec le client», «la filature est le point de départ de toute enquête», «un bon enquêteur doit savoir dire non, on n’est pas des James Bond on ne peut pas tout faire» – et les règles d’or à suivre – «la mission passe avant tout, on met de côté son petit confort, on est le plus naturel possible». Une fois leur diplôme en poche, les futurs experts de la planque font des stages dans des cabinets d’investigation. Comme Sophie, généalogiste de formation, ou Stéphanie, dont le père est à la Direction centrale du renseignement intérieur, toutes deux âgées de 23 ans.

«Faire une enquête, c’est comme chasser»

Carole Cheysson a suivi les deux jeunes femmes au cours de leurs premières filatures, cornaquées par des «pros» et deux détectives plus aguerris, Frédéric et Jérôme. «J’ai un parcours totalement atypique, explique ce dernier. J’ai été électricien sur des plateaux télé, employé dans une très grosse discothèque, j’ai vendu du fromage en Suisse et j’ai un BTS de commerce.» Son client l’a chargé de localiser une jeune femme qui lui a escroqué 70.000 euros, soi-disant pour ouvrir une pizzeria qui n’a jamais vu le jour.

L’aspect le plus intéressant de ce documentaire réside dans l’opposition entre la police et les enquêteurs privés. Ces derniers agissent quand il s’agit d’un contentieux civil ou commercial (domaine dans lequel la police n’a pas de pouvoir d’intervention) et il leur est interdit de toucher à ce qui relève du pénal. En théorie. Car souvent, une investigation peut conduire à empiéter sur le travail de la police. Et, comme le souligne Éliane Chantepie, présidente de chambre à la cour d’appel de Paris, «faire une enquête, c’est comme chasser. Quand on commence, on a envie de poursuivre. Le but est d’aboutir». Reste un autre paramètre primordial, peu présent dans le film, celui de l’argent. Avoir recours à un enquêteur privé coûte «très cher». Pourtant certains n’hésitent pas à sortir leur carnet de chèques, estimant que les détectives sauront mieux répondre à leurs demandes, car moins respectueux des lignes jaunes. D’autant que Google, Facebook et autre Twitter leur facilitent désormais la tâche.

Par Isabelle Nataf

Source :

http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2010/10/19/03012-20101019ARTFIG00344-les-nouveaux-sherlock-holmes.php

La géolocalisation : information préalable des salariés …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 octobre 2010

L’employeur ne peut pas utiliser les données de géolocalisation d’un salarié pour démontrer le caractère justifié d’un licenciement, si le dispositif n’a pas été préalablement et individuellement porté à la connaissance de ce dernier et s’il n’a pas été déclaré à la Cnil. Telle est la conclusion d’un arrêt de la cour d’appel de Dijon du 14 septembre 2010 qui considère qu’« attendu que les informations relatives à la conduite et à l’utilisation de son véhicule par l’intimé ayant été obtenues par l’employeur par des procédés dont la licéité n’est pas établie, les griefs qui en découlent ne sauraient être considérés comme avérés ».
Dans cette affaire, un coursier avait été licencié pour faute grave. On lui reprochait notamment d’avoir fait un usage personnel du véhicule de la société. Pour en apporter la preuve, l’employeur avait extrait les données du système de géolocalisation équipant ses véhicules. Or, pour que la preuve soit valide, l’article L. 1222-4 du code du travail prévoit qu’« aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à sa connaissance ». Pour sa défense, l’employeur a produit des attestations de salariés vagues que la cour a rejeté au motif qu’elles n’évoquaient ni l’existence d’un système de géolocalisation ni la date d’information des salariés. Par ailleurs, l’employeur n’a apporté aucune preuve comme quoi il aurait respecté son obligation de déclarer à la Cnil ce traitement automatisé de données nominatives. La Commission a justement adopté une norme simplifiée (n° 51) qui porte sur les systèmes de géolocalisation des véhicules utilisés par des salariés.
La cour a, en revanche, refusé d’admettre que l’utilisation irrégulière d’un système de géolocalisation portait atteinte à la liberté fondamentale du salarié. Comme il ne disposait pas d’un véhicule de fonction mais d’un véhicule de service, il n’avait pas le droit de l’utiliser à titre personnel. Dans ces conditions, le suivi de ses déplacements, dans le cadre des dispositions légales, ne portait pas atteinte à sa vie privée ni à sa liberté d’aller et venir.

Source :

http://www.legalis.net/

Porsche interdit facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 15 octobre 2010
PorscheLes employés Porsche interdits de facebook
Au moment où sort sur les écrans un film retraçant l’histoire fulgurante du créateur de Facebook, Porsche a décidé de bloquer l’accès de ses employés à ce genre de plateforme.
Raison officielle : éviter l’espionnage.
Les réseaux sociaux tels que Facebook ou Xing ne sont plus en odeur de sainteté chez Porsche. La direction a décidé de bloquer l’accès à ce type de site pour se prémunir des tentatives d’espionnage industriel. Porsche s’inquiète du fait que les services de renseignements étrangers peuvent rechercher les informations confidentielles qui transitent via ces plateformes entre employés de la maison. Ce genre de pratique existe et offrent donc à qui veut bien chercher un peu des informations confidentielles de première importance, ce qui est considéré à juste titre par Porsche comme une menace. Le blocage de tels sites apparaît donc comme une décision logique.
[…]
Le fonctionnement de Facebook qui conserve méticuleusement toute information postée sur ses serveurs est de plus en plus critiqué et commence à être considéré comme une réelle menace par beaucoup d’entreprises. Nul doute que ceci va se généraliser.
Via automotivenews

Intelligence économique : L’infobésité …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 octobre 2010

L’infobésité, nouveau fléau du cerveau…

Face à « l’infobésité », l’entreprise doit repenser son management au risque de se voir submergée par un déluge informationnel qui risque fort de la pénaliser. Comment l’entreprise peut-elle créer une organisation où le management et la communication soient réellement opérants, prêts à faire face aux imprévus ?

 Nicolas Moinet : L’infobésité est une tendance bien réelle dans l’entreprise qui fait que chacun est constamment dérangé. En moyenne, un individu possède 12 minutes de temps de cerveau disponible ! L’infobésité est cependant l’arbre qui cache la forêt : le problème fondamental est le passage de l’information à la connaissance. Il s’agit de ne pas confondre les deux car elles fonctionnent sur des rythmes différents. Si nombre de personnes se plaignent de trop d’informations, peu, voire aucune, ne se plaint de trop de connaissances.

Est-ce sur ce point que le management doit porter son attention pour structurer l’organisation des flux d’information ?

Nicolas Moinet : Alors que les nouvelles technologies ont été implémentées dans l’entreprise, la formation des managers n’a pas pris la mesure des changements induits. Le management français assoit généralement son pouvoir sur la rétention d’informations et un fonctionnement en petit cercles de pouvoir : cette volonté de tout contrôler est souvent contre-productive face au déferlement d’informations. Elle n’est pas en mesure de canaliser les flux car elle possède une vision trop restrictive du travail en réseau. Trop importants pour le manager, ce dernier déverse généralement les flux d’information sur son subordonné pour les analyser. Lui-même le vit comme un surcroît de pression. Résultat : l’information sera traitée de façon aléatoire sans forcément en extraire les signaux de risques ou d’opportunités.

Selon vous, il existe une réelle inadéquation du management à la française aux NTIC qui bloque la transformation de l’information en connaissance… Comment l’analyser ?

Nicolas Moinet : Notre société a une logique pyramidale, nuisible à la communication et à la création de connaissances puisqu’elle vise à accumuler du savoir pour du pouvoir, et non pour le faire fructifier. Cette logique provient de la sélection et de la formation des élites en France. Si l’on devait reprendre la typologie de Patrick Fauconnier (La fabrique des « meilleurs » : enquête sur une culture d’exclusion, Seuil, 2005), il existe deux systèmes :

  • le système pépinière (anglo-saxon, pays du nord de l’Europe) où chacun va développer ses compétences et ses qualités et ainsi contribuer à fabriquer de la connaissance ;
  • le système raffinerie (France notamment) où l’objectif est de sélectionner les meilleurs. D’où la société des élus et des déchus !

[…]

Témoignage de Nicolas Moinet, membre permanent de l’Académie de l’IE, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’IAE de Poitiers.

Par L’Ujjef – Communication et Entreprise

En savoir plus :

http://www.ujjef.com/index.php?idRubrique=9&Action=LireArticle&idArticle=27822

Du 12 au 22 octobre, deux principaux leviers de développement seront exposés aux entrepreneurs lors des rencontres organisées par la Chambre régionale de commerce et d’industrie.

Journées de l’innovation et de l’intelligence économique

Quelle stratégie doivent adopter les entreprises franciliennes, et particulièrement les Petites et moyennes entreprises (PME) pour se développer ? Avec quels outils peuvent-elles favoriser leur attractivité internationale, accroître leur chiffre d’affaires et développer l’emploi ? Les dirigeants d’entreprises trouveront des éléments de réponses lors des troisièmes Journées de l’innovation et de l’intelligence économique (IE) qui se déroulent du 12 au 22 octobre dans l’ensemble du réseau des Chambres de commerce et d’industrie franciliennes.

L’événement, organisé par la Chambre régionale de commerce et d’industrie avec le soutien de la Région, est pour les entrepreneurs un moment d’échange, une source d’informations et l’occasion de rencontrer des experts. Il leur permet aussi d’entrer en relation avec les Chambres de commerce et d’industrie pour être accompagné.

Douze conférence-ateliers sont organisées. Chacune d’entre elles fourmille de conseils pour aider au mieux les entreprises à améliorer leur stratégie. Parmi les thèmes traités : la cartographie pour mieux étudier le marché et prospecter, le design comme outil pour attirer les clients, les moyens pour protéger son patrimoine économique, scientifique et industriel, les accompagnements pour se lancer dans le marché européen, la protection de son brevet…

L’intelligence économique et stratégique est l’une des priorités de la politique de développement économique de la Région. De nombreuses entreprises doivent encore y être sensibilisées : c’est en effet un outil essentiel pour déceler les risques et les opportunités qui s’attachent à leur activité et à leur marché.

En savoir plus :

http://www.iledefrance.fr/lactualite/emploi/economie/journees-de-linnovation-et-de-lintelligence-economique/

Et aussi :

http://www.j2ie.fr/

DGSE et renseignement technique via Internet …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 octobre 2010

« Nos cibles principales aujourd’hui n’utilisent plus le chiffrement gouvernemental ou militaire mais plutôt de la cryptographie grand public, car nous travaillons à 90% sur l’anti-terrorisme« . C’est Bernard Barbier, le Directeur Technique de la DGSE, qui le dit. Il était l’invité de l’ARCSI à l’occasion de l’excellent colloque de l’association de réservistes.

Comment les grandes oreilles de la DGSE abordent-elles alors Internet et son chiffrement grand public facile, souvent gratuit et surtout très efficace ? Pas bille en tête en tout cas. Car la DGSE a beau être dotée d’une conséquente puissance de calcul à faire pâlir le CEA (« nous nous chauffons grâce à notre super-calculateur« , s’amuse Bernard Barbier), ce n’est pas toujours suffisant. « Je pense qu’avec AES 256 nous sommes arrivés à la fin de l’histoire. Nous ne savons pas le casser par une recherche exhaustive des clés« , avoue le Directeur Technique.

La partie est terminée, alors ? Pas vraiment. Car il y a tout un monde entre la qualité intrinsèque de l’algorithme (très bonne) et celle de ses mises en oeuvre, notamment au sein de produits grand public (très variable). « L’implémentation d’un algorithme de chiffrement est délicate et donc souvent ratée : la génération de l’aléa est mal gérée ou bien il existe des canaux auxiliaires, par exemple » précise Bernard Barbier.

[…]

Le renseignement technique a ainsi pris une importance considérable ces dernières années, jusqu’à représenter désormais 80 à 90% de l’activité des services d’après Bernard Barbier, et la France aurait dans le domaine rattrapé son retard au point de « jouer en première division« . Certes, en tant que Directeur Technique, l’homme prêche pour sa paroisse, et il serait un peu rapide de balayer le renseignement opérationnel ou humain. Mais effectivement, comme il l’explique, « il est impossible de se promener dans certaines zones tribales du Pakistan ou d’infiltrer certaines cellules« . Le renseignement technique devient donc central et de ce fait les progrès réalisés en matière de calcul et surtout de corrélation sont probablement significatifs : « notre limitation aujourd’hui c’est la puissance électrique« , observe sans rire Bernard Barbier.

[…]

Par Jerome Saiz pour SecurityVibes.

En savoir plus :

http://www.securityvibes.com/community/fr/blog/2010/10/01/quand-la-dgse-casse-la-crypto-grand-public

Google sait tout sur vous …

Posté par Arnaud Pelletier le 11 octobre 2010

On donne beaucoup d’informations en ligne sans s’en rendre compte : qui on est, ce qu’on aime… Pour mieux le réaliser, décryptons ce que Google peut savoir sur vous.

On a tous remarqué que Google ciblait ses publicités selon nos recherches, basées sur les mots clés. On le voit sur les pubs à droite, mais aussi sur tous les sites utilisant le service Adsense (les pubs de Google).

C’est donc le premier point, Google conserve les requêtes. En mode connecté, le moteur de recherche associe ces mots clés avec d’autres informations pour constituer un véritable profil.

Google connaît aussi votre historique et l’utilise. La preuve : sur l’image ci-contre, en tapant la recherche high tech, l’Internaute High Tech est en deuxième position en tenant compte de l’historique du PC de la rédaction (il est logiquement très fréquenté). Notre site se retrouve 7 places plus bas en faisant une recherche anonyme. Ajoutez ce bout de code là : « &pws=0 » à la fin de l’URL de la recherche, pour que Google ne prenne pas en compte votre historique.

A savoir que si vous utilisez le navigateur Chrome ou sa barre d’outil (Toolbar), Google sait toutes les pages que vous visitez. Y compris les formulaires que vous remplissez, un bon moyen pour simplement remplir les cases nom / adresse de votre profil.

Google ne peut pas savoir directement où est votre PC. Votre adresse IP, jalousement gardée par votre FAI, vous protège. Mais en a-t-il vraiment besoin ?

Vos recherches via Google Maps et les formulaires remplis le renseignent. C’est également une information que vous donnez si vous avez un compte AdSense ou AdWords.

Mais si vous avez un smartphone et que vous utilisez la géolocalisation (pour Google Maps), c’est encore plus simple puisque cela permet de connaitre la position de votre portable. Et en utilisant Google Sync, Google connait la marque et le modèle de votre smartphone.
Enfin il faut mentionner Google Latitude, service auquel vous vous inscrivez en groupe, permettant de se géolocaliser les uns les autres grâce à son portable.

[…]

C’est une histoire récente, du mois de septembre 2010. Google confirmait dans un communiqué avoir surpris et licencié l’un de ses ingénieurs pour violation de vie privée.

[…]

Par Lejournaldunet.com

En savoir plus :

http://www.journaldunet.com/hightech/internet/google-vie-privee/


Filatures sur Internet …

Posté par Arnaud Pelletier le 8 octobre 2010

Oublié l’imperméable, la loupe et les longues heures de planque. C’est souvent derrière son écran que le détective privé commence aujourd’hui son enquête, sans être beaucoup contrôlé
Sonia P. est une jeune célibataire qui habite votre ville et veut devenir votre amie sur Facebook. Vous ne la connaissez pas mais en consultant son profil, vous remarquez qu’elle partage votre passion pour le deltaplane et la pétanque, qu’elle « poste » elle aussi sur le forum des « fans de James Bond » et que vous avez certains amis numériques en commun. Rassuré, vous acceptez sa demande. De fil en aiguille, vous faites connaissance et elle finit par vous donner rendez-vous.

Le jour J, Sonia ne vient pas. Non pas qu’elle vous ait oublié : elle n’existe pas. Derrière cet avatar numérique séduisant se cache depuis le début un détective privé. Vous êtes sa cible et vous venez de lui fournir les informations dont il a besoin pour son enquête. En attendant devant le café, vous lui avez donné l’occasion de vous photographier. En rentrant chez vous, vous lui révélez votre adresse. Bienvenue dans le monde des détectives à l’heure du Web 2.0 (1).

Carrure imposante, petites lunettes et catogan impeccable, Élie Cohen est formel : « Internet a révolutionné la profession. » « Agent de recherche privée » depuis 1993, cet ancien comptable est aujourd’hui à la tête de trois agences de détectives dans la capitale. Dans les luxueux bureaux de la maison mère, située à deux pas de la rue de Rivoli, il reçoit ses clients, ses collaborateurs.

Un œil sur son iPhone, l’autre sur un dossier, il explique : « L’apparition du Web avait déjà grandement facilité la recherche d’informations. Mais depuis l’émergence des chats, des blogs et des réseaux sociaux, la Toile s’est carrément transformée en mine d’or du renseignement. »

Nestor Burma version XXIe siècle

Qu’il s’agisse de retrouver la trace d’un parent disparu, de prouver un adultère, une fraude aux allocations chômage ou une tentative d’espionnage industriel, Internet est devenu le point de départ incontournable de toute enquête.

Le Web, c’est justement la spécialité d’Anthony, 26 ans, fraîchement diplômé de la faculté de Nîmes – l’une des trois formations de détectives privés reconnues en France. Avec son pull en laine et sa coupe de gentil garçon, on le penserait plus volontiers étudiant en informatique que fin limier. À tort.

Son mode opératoire est simple et efficace.

[…]

Parfois, Anthony n’a pas besoin de se donner tant de mal. Les blogs pullulent et certains utilisateurs des réseaux sociaux ne savent pas protéger leur profil, laissant ainsi apparentes aux yeux de tous des informations très personnelles. « Les ados sont les plus intéressants, ils racontent toute leur vie sur Internet. Les adultes sont plus méfiants, analyse l’expert. D’une manière générale, les gens savent quand même de mieux en mieux verrouiller leurs informations. D’où l’intérêt d’avoir de faux profils. »

En apparence, rien n’arrête les limiers du Net. Quand on lui pose la question, Élie Cohen se défend de toute intrusion illégale dans la vie d’autrui : « On ne fait pas n’importe quoi. Toutes nos actions s’inscrivent dans un cadre légal. Nous n’usurpons jamais l’identité d’une personne, ou une fonction. Tous nos personnages sont fictifs. »

[…]

Martin WEILL  pour La-croix.com

(1) Web 2.0 : l’ensemble des outils de l’Internet nouvelle génération qui permettent aux utilisateurs d’interagir sur la Toile sans posséder de compétences particulières en informatique : chats, blogs, réseaux sociaux, etc.

En savoir plus :

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2441858&rubId=25041

Suite à l’annonce de la création du Syndicat des Professionnels de l’IE, le Délégué interministériel à l’Intelligence Economique Olivier Buquen a encouragé la FéPIE dans sa démarche, qui va dans l’intérêt de la profession.

Lire le courrier officiel
du Délégué Interministériel à l’IE
Olivier Buquen du 22 Septembre 2010

En savoir plus :

http://fepie.fr/site/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=14&Itemid=42

Détective privé, arme secrète : stylo bille …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 octobre 2010

Profession : détective privé, arme secrète : stylo bille

[…]

Sur le CV du détective privé bourguignon, ni le Vietnam ni la guerre d’Algérie ne sont mentionnés. Non ! La guerre, il l’a menée sur les bancs de l’université, au nez et à la barbe de ses enseignants : « Au sein de mon agence, mes recrues ont obtenu des diplômes d’huissiers de justice, un master en droit ; d’autres, une licence en sociologie et en sciences humaines ou encore un BTS en électronique. Nous avons même une journaliste ayant travaillé aux Antilles dans la presse locale ». D’ailleurs, un détective privé peut très bien épouser les traits « d’une cinquantenaire roumaine dotée d’un master interprète », en pleine reconversion et souhaitant exercer au service secret de sa majesté Nicolas…

[…]

Par ailleurs, il pratique beaucoup de filatures. Pour cela, il utilise des techniques bien particulières, notamment la façon de se placer et de se mouvoir selon le relief et les aspérités du terrain. Il existe la filature à pied, en voiture et à moto comme le souligne Joël Auribault. « Dans une voiture, je prends une caméra avec un bon zoom optique. Je rajoute un doubleur de focale. Je la place sur le tableau de bord de la voiture. Je pose un vêtement dessus et je n’ai plus qu’à regarder mon écran. C’est une méthode bien plus discrète et efficace qu’une paire de jumelles. Au pire, on croit que je regarde un film ou mon GPS sur un petit écran ».

[…]

Détective privé est une profession réglementée* qui nécessite, dans la réalité, une vraie formation passant généralement par une bonne dose de droit. Ce dernier est sollicité pour faciliter l’avancement d’une enquête en apportant des preuves tout en restant dans un cadre juridique précis. Il doit aussi avoir la capacité à se fondre sur le terrain pendant des heures comme être en mesure de débusquer quelqu’un sur internet : « Je ne peux pas travailler aujourd’hui sans internet. Les gens ne se rendent pas compte qu’il y a des informations à ne pas divulguer sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux. Les gens racontent toute leur vie en détails. Vous avez eu des ennuis il y a quatre ou cinq ans ? Vous pensez qu’il n’y a plus de traces ? C’est faux. J’arrive à ressortir des informations a priori plus disponibles. Google est un très bon outil, comme certains logiciels. Je tiens compte des recommandations de la CNIL, qui ne sont pas des obligations ».

*Le détective privé est placé sous le contrôle de l’Autorité administrative et est surveillé par les commissaires de police et les officiers de la gendarmerie nationale. Il doit suivre une formation technique et juridique. Pour ouvrir une agence, il doit demander une autorisation préfectorale. Actuellement,en France, seuls trois établissements sont reconnus par l’état. L’un d’eux est l’Institut français des agents de recherche (IFAR), dont Joël Auribault est membre du jury.

Par Charles-François Pion pour dijOnscOpe.

En savoir plus :

http://www.dijonscope.com/007151-profession-detective-prive-arme-secrete-stylo-bille

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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