Blog de l'information stratégique
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Archive pour la catégorie ‘information détective privé’

Une application pour ouvrir les portes sécurisées …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 avril 2011

Si l’iPhone brille par sa fluidité et son accessibilité, Android est notamment connu pour la liberté qu’il offre aux développeurs d’applications. A tel point que certains programmes disponible sur le marché sont dignes de films d’espionnage.

[…]

Développée par Michael Gough, un chercheur en sécurité, cette application permet de déverrouiller les portes qui s’ouvrent à l’aide de cartes. Le principe est simple : puisque ces portes sont connectées à internet, il suffit de rentrer l’adresse IP du système pour tout ouvrir. La porte se reverrouille d’elle même après 30 secondes. Et ne foncez pas sur l’Android Market pour vous emparer de l’application, elle n’est bien sûr pas disponible. Cette vidéo n’a été tournée que dans le but de pointer du doigt le manque de sécurité de la plupart des systèmes de verrouillage.

Par Nathan Nathan Erlos pour minutebuzz.com

En savoir plus :

http://www.minutebuzz.com/2011/03/21/une-application-pour-ouvrir-les-portes-securisees/

L’espionnage industriel priorité du cybercrime …

Posté par Arnaud Pelletier le 1 avril 2011

L’activité d’espionnage économique est aussi vieille que l’économie elle-même. Avec l’avènement de l’Internet dans les entreprises, elle devient l’une des principales activités des cybercriminels, rapporte McAfee.

Un nouveau rapport publié par l’éditeur de solutions de sécurité Mcafee en partenariat avec l’entreprise Scien Applications International Corporation (SAIC) montre un accroissement significatif des activités d’espionnage industriel via Internet aux fins de dérober des secrets commerciaux ou de la propriété intellectuelle dans les entreprises.  L’éditeur indique que ce domaine tend à devenir la priorité des hackers.

« Les cybercriminels préfèrent désormais revendre des informations sensibles sur les entreprises à des concurrents ou à des gouvernements plutôt que des numéros de cartes bleues. Cela rapporte plus d’argent ».

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Plus ennuyeux, « il devient extrêmement difficile de faire la différence entre des personnes effectivement autorisées à consulter ces données et des pirates », précise Scott Aiken de SAIC. « Les attaquants disposent souvent d’identifiants parfaitement valides qui leur permet d’infiltrer les réseaux en toute impunité. »

Un quart des entreprises interrogées ont subi un impact négatif consécutif à un vol d’informations comme un ralentissement ou un abandon de fusion/acquisition ou encore le décalage voire l’annulation d’un lancement de produits.

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La Chine, la Russie et le Pakistan sont considérées comme les pays les moins sûrs au contraire des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Parmi les challenges à relever dans le futur, plus de 60% des entreprises considèrent que la gestion de la sécurité sur les mobiles est un enjeu clé.

Par Stéphane Larcher pour linformaticien.com

En savoir plus :

http://www.linformaticien.com/actualites/id/20214/l-espionnage-industriel-priorite-du-cybercrime.aspx

CCI et Intelligence économique …

Posté par Arnaud Pelletier le 31 mars 2011

Naissance d’une cellule dédiée à l’intelligence économique à Lyon

ECONOMIE – Les entreprises de l’agglomération lyonnaise vont pouvoir disposer d’une cellule spécialement réservée aux renseignements économiques, afin d’améliorer leur compétitivité et de protéger leur savoir-faire.

La Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) de Lyon a annoncé la création d’une cellule de renseignements économiques ce mardi, par le biais d’une conférence de presse. Ce nouvel outil mis à la disposition des entreprises lyonnaises a pour but de fédérer différents acteurs et services déjà existants. La région Rhône-Alpes et le Grand Lyon sont les deux principaux partenaires de cette expérience. Les trois acteurs principaux assurent le financement de cette cellule, avec un budget progressif qui démarre à 310.000 euros la première année. Inspiré de projets existants à Lille ou dans l’Essonne, cette cellule aura pour vocation de mutualiser les services de renseignements pour les entreprises.

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Mutualiser pour agir efficacement

Cette cellule est un projet pilote dans l’agglomération, qui pourra être étendu à la région s’il s’avère être efficace. “C’était déjà dans les cartons“ assure David Kimelfeld, le vice-président du Grand Lyon en charge du développement économique. “Ce que l’on veut mettre en place, c’est un outil pratique, pour répondre à des questions concrètes des entrepreneurs“ poursuit-il. Pour commencer, 70 entreprises vont bénéficier de ce service avec pour objectif d’atteindre les 200 en trois ans. Chacune pourra poser une ou deux questions à la cellule, comme “Est-ce que je peux trouver un fournisseur dans les départements voisins?“ ou encore “Qui sont mes concurrents aux Etats-Unis?“.

Mais Philippe Grillot, le président de la CCI précise que “si des cabinets privés spécialisés existent dans le département, nous les recommanderons. Nous assurerons un rôle de passeur“. Mais attention, il faut bien distinguer l’intelligence économique de l’espionnage industriel. Le premier est un ensemble d’activités allant de la collecte d’informations à la protection du patrimoine dans le but de prendre les meilleures décisions pour la gestion des entreprises. Contrairement à l’espionnage industriel, les acteurs travaillent de manière transparente et en utilisant des moyens strictement légaux.

“Désacraliser l’intelligence économique“

C’est une opportunité de développement pour les petites et moyennes entreprises. Ces dernières “n’ont pas le réflexe de recourir aux services d’intelligence économique“ selon Philippe Grillot. Pour David Kimelfeld, il s’agit de “désacraliser l’intelligence économique“, jusque là réservée aux grands groupes et aux multinationales. C’est donc aux PME que s’adresse principalement cette cellule.

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Par Raphaël Bosse-Platière pour lyoncapitale.fr

En savoir plus :

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Economie/Naissance-d-une-cellule-dediee-a-l-intelligence-economique-a-Lyon

Une réunion sous haute tension s’est tenue, le 14 février dernier, dans le bureau du directeur juridique de Renault, au sujet du pseudo dossier d’espionnage. Cette discussion, dont L’Express s’est procuré un enregistrement et dont France 2 a diffusé des extraits lundi, trahit la panique de la hiérarchie face à l’absence de preuves contre les trois cadres évincés. En voici une retranscription et de larges séquences sonores.

Le lundi 14 février, la pression est maximale sur Renault. Un mois plus tôt, le groupe a déposé plainte pour espionnage, mais n’a pas donné aux enquêteurs de la DCRI (Direction centrale du service du renseignement intérieur) l’origine de ses accusations contre trois cadres de l’entreprise. Et pour cause: la cheville ouvrière du dossier, Dominique Gevrey, un responsable du service sécurité, refuse de désigner sa source.

Ci-dessous un extrait de l’enregistrement de cette réunion. Rémi Pagnie évoque en termes crus, avec Dominique Gevrey, un mystérieux informateur, « le Belge ».

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Ce lundi après-midi, Gevrey est donc convoqué devant le directeur juridique de Renault, Christian Husson, en présence du patron de la sécurité, Rémi Pagnie, et de l’avocat du groupe, Me Jean Reinhart.

Les dialogues, dignes d’Audiard, montrent une direction dépassée et qui cherche désespérément à faire avouer à Dominique Gevrey le nom de son informateur. Extraits.

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Par Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut et Eric Laffitte, pour lexpress.fr

En savoir plus :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-renault-l-enregistrement-secret-d-une-reunion-de-crise_977127.html

En pénétrant les défenses d’une société américaine de sécurité informatique, les activistes du Net ont mis la main sur des correspondances confidentielles, qui lèvent le voile sur des aspects méconnus d’une guerre de l’information.

L’affaire HBGary restera peut-être comme l’une des opérations les plus spectaculaires des Anonymes. En février 2011, ce collectif de hackers parvient à pénétrer le réseau interne de HBGary Federal, spécialiste de la sécurité informatique. L’action est menée en représailles contre le patron de cette société américaine qui menaçait de révéler l’identité de certains membres des Anonymes.
Les hackers mettent la main sur près de 70 000 e-mails, pour la plupart confidentiels, échangés entre les dirigeants de HBGary et certains de leurs clients, parmi lesquels figurent plusieurs agences « à trois lettres » (FBI, NSA, etc.), du gouvernement fédéral américain, de l’armée, d’Interpol, ainsi que diverses sociétés privées.
Les Anonymes finiront par mettre ces courriers en ligne. Une correspondance qui révèle d’inquiétantes pratiques d’espionnage et de manipulations à l’échelle internationale. Certes, il ne s’agit que de soupçons, ces e-mails ne prouvant rien. Mais il y a de quoi avoir froid dans le dos.

  • Espionnage chinois

Ainsi, Greg Hoglund, PDG de HBGary, faisait circuler en interne, à la fin de l’année 2010 des informations troublantes sur du matériel importé de Chine. Selon des confidences émanant du directeur technique de DuPont – l’un des plus puissants groupes de chimie au monde -, la société aurait reçu de Chine une palette entière de disques durs contenant un passager clandestin : une puce « mouchard ».
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  • Un plan pour abattre WikiLeaks

Connus pour leur soutien inconditionnel à WikiLeaks, les Anonymes ont été particulièrement enragés en découvrant que HBGary avait pris part activement à l’élaboration d’une stratégie visant à identifier, à diviser et à décrédibiliser l’organisation de Julian Assange, et à attaquer ses soutiens institutionnels.
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  • Malwares sur mesure et infiltration des réseaux sociaux

La correspondance interne de la société fait également mention de plusieurs projets de développement de malwares, notamment des rootkits et autres backdoors exploitant des failles non publiées vendues à prix d’or, en collaboration avec Général Dynamics, sous contrat avec la Défense américaine. On apprend également que HBGary faisait partie du programme InfraGard, un partenariat entre le FBI et le secteur privé  dédié à la protection des infrastructures vitales contre la menace terroriste.
Mais s’il ne fallait retenir qu’une seule information, ce serait sûrement un appel d’offres émanant de l’US Air Force et portant sur un logiciel destiné à faciliter l’infiltration et la surveillance des réseaux sociaux. Plus spécifiquement, le logiciel devrait permettre à un seul employé de créer et de gérer plusieurs fausses identités.
[…]
En savoir plus :

Depuis 2004, la Commission européenne consacre février à la sensibilisation des jeunes à l’usage d’Internet. L’occasion de revenir sur le rôle des parents.

Comme tous les parents, Odette, 45 ans, mère de deux adolescents fervents utilisateurs d’Internet, craint toute sorte de dérives : échanges de vidéos pornographiques ou violentes, immixtion de pédophiles, etc. Faut-il surveiller les accès à Internet, aux mails et SMS ? Faut-il interdire certains usages ? Comment manœuvrer en toute légalité dans cette avalanche technologique ? Le Point.fr a interrogé Antoine Chéron, avocat au barreau de Paris.

Le Point.fr : Les parents ont-ils le droit de limiter l’utilisation d’Internet ou du téléphone portable par leurs enfants mineurs ?

Antoine Chéron : Cruel dilemme : ne pas prévenir des dangers de l’Internet ou du mobile – ce qui serait susceptible de constituer un manquement à leur devoir de surveillance – ou prendre des mesures préventives qui les exposent au risque d’atteinte à la liberté d’expression du mineur ? En droit, les modalités pratiques de l’exercice de l’autorité parentale sont imprécises, d’autant que l’article 371-1 du Code civil dans son dernier alinéa prévoit que le mineur doit être associé à la prise de décision parentale en fonction de son âge et de sa maturité. Concrètement, les parents disposent de différents moyens techniques de contrôle. À commencer par l’installation et le paramétrage des logiciels de « contrôle parental » qui permettent de bloquer l’accès à certains sites. Légalement, les fournisseurs d’accès sont tenus de proposer un dispositif de filtrage des contenus. Des logiciels plus ou moins performants sont aussi en vente sur le marché et permettent, par exemple, de limiter les échanges électroniques à un certain nombre de personnes « autorisées ».

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Quid des réseaux sociaux ?

Certains d’entre eux filtrent spontanément les contenus à caractère sexuel, ce qui ne peut que rassurer les parents. Facebook par exemple, en application de ses conditions générales et notamment de son article 3, vient de fermer le compte d’un membre qui avait mis sous son profil une représentation du célèbre tableau de Courbet, L’origine du monde.

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Faut-il recueillir le consentement de l’enfant avant la mise en place d’un système de filtrage ?

L’exigence d’un consentement du mineur préalablement à l’application d’un système de filtrage relève plus de l’utopie que du réalisme. D’une part, les parents ont peu de chance de l’obtenir. D’autre part, un adolescent, un tant soit peu habitué à la manipulation des téléphones cellulaires, pourrait aisément contourner le dispositif. Mais du point de vue légal, la Convention européenne des droits de l’homme (article 8), relayée par la directive 97/66 du 15 novembre 1997, impose le respect de la confidentialité des échanges par voie de télécommunications et l’impossibilité de les intercepter ou de les surveiller sans le consentement de l’utilisateur concerné. La jurisprudence a d’ailleurs rappelé ces principes en matière de géolocalisation : toute mesure de surveillance doit être précédée d’une « déclaration complète et loyale » (CA Orléans, 18 juin 2009) adressée à la personne concernée.

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Par Laurence Neuer pour lepoint.fr

En savoir plus :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/vie-privee-internet-telephonie-sms-jusqu-ou-les-parents-peuvent-ils-s-incruster-17-02-2011-1296481_56.php

Le Député Bernard CARAYON, auteur du rapport « Intelligence Economique, compétitivité et cohésion sociale » remis au Premier Ministre en 2003, Président de la Fondation d’entreprises « Prometheus », et Hervé SEVENO, Président du Syndicat Français de l’Intelligence Economique – SYNFIE – et de la Fédération des Professionnels de l’Intelligence Economique – FéPIE, se sont rencontrés le 17 mars dernier, pour évoquer l’annulation par le Conseil Constitutionnel de l’article 32 de la loi LOPPSI 2, relatif aux sociétés privées d’intelligence économique.

Bernard CARAYON confirme les termes de son rapport, qui préconise d’inciter les sociétés privées d’Intelligence Economique à une déclaration en Préfecture aux fins de validation et de contrôle par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur.

Hervé SEVENO souligne la nécessité d’associer les organisations représentatives du secteur privé de l’Intelligence Economique à cet éventuel processus de validation dans le cadre d’un paritarisme accompagnant une politique publique d’Intelligence économique. Il confirme son projet, auquel s’associe Bernard Carayon, d’ouvrir une consultation sur ces sujets, à laquelle seront associées notamment les organisations d’Ingénieurs Conseil et d’Informaticiens qui effectuent des prestations pouvant s’assimiler à des missions d’Intelligence Economique.

Bernard CARAYON et Hervé SEVENO s’accordent sur la nécessité de poursuivre l’effort destiné à mieux définir les contours des métiers de l’Intelligence Economique, […]

Bernard Carayon, Hervé Séveno

Sources :

http://www.portail-ie.fr/dernieres-actualites/dernieres-actualites/intelligence-economique-la-profession-en-quete-dun-cadre-legal.html

Et aussi :

http://www.fepie.fr/site/finish/33/1?Itemid=166

Le fondateur de WikiLeaks, l’Australien Julian Assange, a estimé mardi qu’Internet était la plus formidable machine à espionner jamais créée et un obstacle à la liberté de parole.

S’adressant à des étudiants à la prestigieuse université britannique de Cambridge, Julian Assange a affirmé qu’Internet, en particulier le réseau social en ligne Facebook, fournissait aux gouvernements un moyen plus grand d’espionner les gens.

Il a ainsi cité le cas de l’emploi de Facebook en Egypte il y a quelques années qui s’est mal terminé pour ses utilisateurs.

« Il y a eu en fait, a expliqué Assange, une révolte sur Facebook au Caire, il y a trois ou quatre ans. Elle était très réduite, après cela Facebook a été utilisé pour arrêter les principaux utilisateurs qui ensuite étaient battus, interrogés et incarcérés ».

« Internet, a-t-il affirmé, c’est la plus grande machine à espionner que le monde ait jamais connue ».

La montée en puissance de cette technologie était en train d’aider les régimes tyranniques, a-t-il poursuivi. « Ce n’est pas une technologie qui favorise la liberté de parole, ce n’est pas une technologie qui favorise les droits de l’homme », a martelé Assange.

« C’est plutôt une technologie qui peut être utilisée pour instaurer un régime totalitaire d’espionnage, tel qu’on n’en a jamais vu », a-t-il poursuivi.

[…]

Par AFP pour 20minutes.fr

En savoir plus :

http://www.20minutes.fr/ledirect/688210/web-internet-fantastique-machine-espionner-selon-assange

Le grand roman d’espionnage 2011 de la régie Renault …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 mars 2011

Europe 1 : Bienvenue chez Basse

Émission de Pierre-Louis Basse du 21/03/11.

Le grand débat du soir : le grand roman d’espionnage 2011 de la régie Renault

Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, avocat de Matthieu Tenenbaum, l’un des trois cadres licenciés par Renault
Gilles Vervisch, philosophe
Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, expert des relations sociales et syndicales
Bruno Fuligni, écrivain, historien, auteur de La police des écrivains chez Horay
Eric Delbecque, chef du département sécurité économique de l’Institut National des Hautes études de la sécurité et de la justice
Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue prospective stratégique, auteur du Que sais-je ? La cybersécurité chez PUF
Frédéric Ploquin, journaliste d’investigation, spécialisé dans les milieux de la police, du banditisme et du renseignement, auteur de la Prison des caïds chez Plon

http://http5.europe1.yacast.net/europe1video/audio/MediaCenter/Emissions/Bienvenue-chez-Basse/Le-grand-roman-d-espionnage-2011-de-la-regie-Renault-462297.mp3

En savoir plus :

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Bienvenue-chez-Basse/Sons/Le-grand-roman-d-espionnage-2011-de-la-regie-Renault-464757/

Intelligence économique – Le maillon faible c’est l’Homme …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 mars 2011
  • Négligence et malveillance, l’humain reste le premier facteur de risque

Fépie, Synfie, Adit, Rapport Carayon, “Cohen Act”. Protéger ses informations sensibles pour sauvegarder sa compétitivité est une préoccupation croissante des entreprises. L’affaire Renault, quelle qu’en soit l’issue, ou encore la cyber-attaque contre Bercy en décembre dernier, mettent en lumière la difficulté de prévenir puis de gérer une crise lorsqu’elle survient. Or, la majorité des pertes d’informations sont liées à des négligences ou à des procédures de sécurité non respectées. Les entreprises doivent former leurs salariés à acquérir les bons réflexes, mais également cloisonner la circulation de l’information en interne, pour limiter les opportunités de fuite. Et en cas de crise, il est nécessaire de ne pas hésiter à porter plainte.

Les entreprises font face à un nombre croissant de risques en tout genre : attaques sur les systèmes d’information, intrusions, vols… Le développement exponentiel de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication rend les menaces plus prégnantes encore. Mais l’image de hackers spécialisés dans l’intrusion des systèmes d’information semble révolue. Car au final, la plupart des informations fuitent à cause d’une défaillance, ou d’une malveillance humaine. La crise, en rendant la compétition économique plus rude, a accru l’éventualité de comportements malveillants, les pratiques de concurrence déloyale, mais aussi la vigilance des entreprises. “Auparavant, lorsqu’une société perdait un marché, elle avait tendance à se dire que ça faisait partie du jeu, alors qu’aujourd’hui, elle va essayer de savoir ce qu’il s’est passé, relève Laurent Lebois, directeur général aux opérations du Groupe Synergie Globale. Et les cas de malveillance interne ne sont pas rares.” Ce qui explique que le recours aux sociétés spécialisées en intelligence économique (IE), prévention des risques ou encore aux agents de recherche privés, est plus fréquent. “Les risques externes ont toujours existé, mais ils sont désormais démultipliés, avec les moyens de communication”, explique Hervé Séveno, président du cabinet d’intelligence économique I2F, de la Fépie (fédération des professionnels de l’IE) et du Synfie (syndicat français d’IE). L’information n’a plus de frontières.

[…]

  • Identifier les informations convoitées

Toutes les informations relatives aux points forts de l’entreprise, “qu’elles concernent sa stratégie commerciale, ses domaines d’excellence en recherche, les perspectives de développement de nouveaux produits, les projets de fusion/acquisition, voire son organisation, susciteront la convoitise”, affirme Philippe Caduc. Il convient donc de les identifier et de les protéger. Pour Hervé Séveno, “le choix de décider quelles informations sont stratégiques est crucial pour la compétitivité”. Souvent, ce sont des critères de bon sens qui permettent de les déterminer et la première question à se poser est “quelles sont les informations qui intéressent nos concurrents ?”. L’entreprise “bunker” ne peut pas exister, remarque Philippe Caduc, selon qui “le progrès passe par le partage de l’information. Partage en interne quand l’entreprise met en place des plateformes réunissant des compétences particulières pour faire avancer un projet ; partage en externe quand l’entreprise fait appel à de la sous-traitance ou développe des partenariats”. Or, en partageant ainsi ses informations, l’entreprise accroît sa vulnérabilité.

[…]

  • Le premier risque ? La négligence

Les salariés ne se rendent pas forcément compte qu’ils détiennent des informations capitales. Ce qui peut les amener à négliger les protections de base. Mot de passe laissé sur les bureaux, discussions au restaurant ou sur les réseaux sociaux, utilisation d’un Wifi non sécurisé, etc. Les risques de fuite ou de pertes sont quotidiens dans la vie d’un cadre. Pour y répondre, il est indispensable de sensibiliser et de former ses salariés. “Souvent les tests d’intrusion que nous menons sont un électrochoc”, confie Bertrand de Turckheim, PDG d’Axis&Co. Les entreprises réalisent, par exemple, que les mails professionnels sont aussi peu fiables que les autres, ou encore que ce n’est pas parce que les données ne sont que sur l’intranet qu’elles ne sont pas susceptibles d’être volées. “Tout système est vulnérable, indique Bertrand de Turckheim. Mais quand on dit aux salariés qu’il faut mettre des mots de passe à huit caractères avec des caractères spéciaux, ils sont peu réceptifs. Ce sont des procédures nécessaires, mais qui ne sont pas mises en place par méconnaissance du danger.” Bernard Lage, directeur de Geos Business Intelligence le reconnaît, “la sécurité, c’est contraignant”, et si trop de mesures sont en place, “les collaborateurs cherchent à les contourner pour se simplifier la tâche, il faut donc miser sur la formation”. Autre négligence, il n’est pas rare de trouver des documents jetés tels quels à la poubelle, alors que le vol dans les déchets est encore très fréquent et que le simple achat d’un broyeur peut régler le problème.

Bertrand de Turckheim prévient que le risque peut être différent à l’étranger, car la menace, suivant les pays, peut avoir des moyens étatiques, notamment “dans certains pays, où les salaires des fonctionnaires sont très bas”. Il faut réfléchir sur le niveau de la menace et sur les instruments dont elle peut disposer. Il faut comprendre l’économie de la menace. Attention par exemple aux écoutes dans une dataroom non sécurisée lors d’une réunion. Dans ce cas, l’usage du téléphone portable est à éviter, comme l’utilisation d’une messagerie non protégée. Par ailleurs, “il existe des cas de pays où les gens perdent la maîtrise de leur ordinateur au moment du passage de la frontière, poursuit-il. C’est arrivé en Chine et en Israël. Même si on ne le prend que quelques minutes, on peut craindre un logiciel espion, ou une copie des données”.

Le risque existe partout. “Aujourd’hui on peut se faire pirater son téléphone via une connexion bluetooth, et ce avec des logiciels à très bas prix, accessibles à tous, constate Laurent Lebois. Avec ça, on peut récupérer tous vos contacts. Dans les transports, sur les réseaux sociaux, en fait dès qu’il y a une interaction avec un autre usager, il peut y avoir un risque.”

[…]

  • Les bonnes pratiques

La réponse passe donc par la sensibilisation des salariés pour développer les bons comportements. Pourtant, selon Hervé Séveno, “il ne suffit pas de sensibiliser les cadres à ne plus parler dans les avions, cela doit devenir un réflexe, et pour cela, la notion de protection de la compétitivité doit être intégrée par les salariés”. Des questions qui, selon lui, devraient être abordées dans les grandes écoles qui forment les futurs cadres dirigeants au même titre que la stratégie financière, les RH ou encore la communication.

Au niveau informatique, “il y aura toujours une faille sur les SI, estime Philippe Chabrol, et un hacker pour la trouver. Mais il y a déjà beaucoup de risques que nous pouvons contenir en travaillant sur l’humain. Il faut acquérir des réflexes lors de la présentation d’un produit, d’un salon, d’un déjeuner.” Il cite l’exemple des commerciaux, qui “ont tendance à être très bavards et avec qui, si vous lancez la discussion, il n’est pas rare qu’ils expliquent sur quoi l’entreprise est en train de travailler.”

[…]

  • Une affaire de spécialistes

Pourtant, que ce soit par manque de compétences, ou dans un souci d’objectivité, les entreprises peuvent difficilement gérer entièrement leur sécurisation en interne. Selon Hervé Séveno, même si l’entreprise a un “Monsieur intelligence économique” ou une direction sûreté qui traite de la sécurisation des informations, “elle aura besoin d’une compétence externe pour être sûre d’avoir un regard objectif”. Et même dans le cas de la présence d’une direction sûreté, celle-ci est souvent limitée à deux ou trois personnes et rares sont celles qui ont un chargé d’intelligence économique. “C’est une faiblesse notamment pour les PME”, constate Hervé Séveno. Les études de risque demandent en effet des moyens financiers importants – de 20 000 à 30 000 euros – qu’elles n’ont pas forcément. Pourtant, la sous-traitance est par exemple un risque majeur de perte d’informations, notamment pour les grands groupes. Elle est de plus en plus utilisée, que ce soit pour des compétences techniques spécifiques ou pour la gestion des paies. Et souvent, le donneur d’ordre n’a aucune idée de la façon dont sont protégées ses informations chez le sous-traitant.

[…]

Il est vrai que face à un vol ou à une fuite d’informations, l’entreprise est souvent démunie. “Elle doit s’entourer de conseils spécialisés, qui analysent comment, pourquoi, à qui profite le crime, et mettre en œuvre les mesures qui conviennent”, explique Laurent Lebois. Une société spécialisée sera en effet plus à même de mener une analyse. Et lors de l’enquête dans l’entreprise, elle aura plus de légitimité que si ce sont des équipes de la direction. “Si les faits sont avérés, elle doit porter plainte”, plaide Hervé Séveno. Cela permet au parquet d’ouvrir une enquête préliminaire, et de bénéficier des moyens de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). “Il est important que les gens soupçonnés soient maintenus en place, car la justice a des moyens, ceux de la DCRI notamment, qui vont lui permettre de confirmer, ou d’infirmer les soupçons, explique Hervé Séveno, qui juge que si les entreprises sont encore réticentes à porter plainte, “c’est à cause de la publicité des débats”. Lors de l’étude des faits à l’audience, l’entreprise doit en effet expliquer publiquement en quoi les données volées sont stratégiques. Le président de la Fépie défend donc l’idée d’un huis clos pour les affaires d’espionnage industriel, qui seraient confiées à des magistrats spécialisés, comme ceux du pôle financier. Pour Philippe Chabrol, il est indispensable de communiquer, et d’abord en interne, “surtout si la crise vient bouleverser l’activité de l’entreprise en termes de vente. Cela sert à prouver son honnêteté. Voire à gagner en confiance.”

Par Isabelle Perrin pour lenouveleconomiste.fr

En savoir plus :

http://www.lenouveleconomiste.fr/intelligence-economique-le-maillon-faible-6104/


L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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