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Articles taggués ‘espionnage industriel’

Une affaire d’espionnage industriel dans une PME française …

Posté par Arnaud Pelletier le 10 juillet 2013

1Le créateur du distributeur automatique de baguettes de pain Pani Vending va poursuivre son nouveau concurrent Elodys pour « espionnage industriel ». Ce dernier se défend en affirmant que leurs technologies sont « complétement différentes ».

Il n’y a pas que les grandes entreprises qui portent plainte pour espionnage industriel. Lundi 8 juillet, Jean-Louis Hecht, le créateur de Pani Vending a annoncé son intention à l’AFP de poursuivre son premier et seul concurrent Elodys pour espionnage industriel. Le créneau de ces deux entreprises? La vente de baguettes de pain en distributeur automatique.

Une idée simple et fructueuse à laquelle il fallait tout de même penser. C’est ce que fit en premier Jean-Louis Hecht qui a lancé, il y a un an Pani Vending, un distributeur qui permet aux clients d’aller acheter leur pain 24h/24, 7 jours/7.

  • Cinquante emplois à la clé

Jeudi 4 juillet, Jean-Pierre Ferrante a inauguré à son tour son premier distributeur… un peu plus sophistiqué à Pompey (Meurthe-et-Moselle). Son avantage ?  Sa machine, baptisée « Compagnon du boulanger », finalise la cuisson des baguettes précuites. Résultat : le pain sort tout chaud des « fourneaux » jusqu’aux paniers des consommateurs.

[…]

Elodys vise à terme « une production de 20 machines par semaine, soit jusqu’à 1.000 par an » pour un chiffre d’affaires annuel « de 30 à 40 millions d’euros », a déclaré son patron à l’AFP. Bien plus que les 500 000 € déjà dégagés par Pani Vending.

  • « Nos technologies sont complètement différentes »

[…]

En savoir plus :

Par la rédaction de latribune.fr

Source http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20130708trib000774601/des-baguettes-de-pain-au-coeur-d-une-affaire-d-espionnage-industriel.html

Espionnage industriel : 12 grandes affaires et bien d’autres …

Posté par Arnaud Pelletier le 24 janvier 2013

Espionnage industriel : une série de scandales

Face au défi de la mondialisation, les industriels doivent sans cesse se perfectionner. Une pression qui pousse certains d’entre eux à franchir la ligne rouge, et à recourir à l’espionnage industriel par différents moyens. L’affaire d’espionnage qui éclabousse le constructeur automobile français Renault en 2011, est la dernière d’une longue série de scandales.

Retour sur quelques affaires qui ont défrayé la chronique, dans les milieux de l’industrie…

Et AREVA, IKEA, EDF, GREENPEACE …

Par les rédactions de news.fr.msn.com/m6-actualite

En savoir plus :

Source : http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/espionnage-industriel-les-grandes-affaires

Création du délit de violation du secret des affaires …

Posté par Arnaud Pelletier le 24 janvier 2012

A lire sur usinenouvelle.com

Les députés ont voté lundi soir une proposition de loi visant à lutter contre l’espionnage économique.

Le code pénal français compte un délit supplémentaire. Une proposition de loi UMP adoptée lundi sanctionne la violation du « secret des affaires » d’une peine de trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende.

Cette proposition est portée depuis des mois par le député UMP du Tarn, Bernard Carayon. Spécialisé dans l’intelligence économique, il a proposé plusieurs lois sur le sujet.

[…]

Dans son rapport, Bernard Carayon cite le chiffre de « 1 000 attaques économiques » en 2010. Ces aggressions vont du débauchage de cadre au vol de secret industriel. « Un quart d’entre elles constituent des violations du secret des affaires », affirme-t-il.

[…]

Par Rémy Maucourt pour usinenouvelle.com

En savoir plus :

source http://www.usinenouvelle.com/article/creation-du-delit-de-violation-du-secret-des-affaires.N167180

Et aussi : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/les-deputes-debattent-de-sanctions-contre-l-espionnage-economique-23-01-2012-1825758.php

Et encore : http://www.challenges.fr/economie/20120123.CHA9486/espionnage-industriel-comment-les-deputes-veulent-lutter-contre.html

Dès la rentrée universitaire 2013, au sein des filières générales, sera enseignée « l’Intelligence économique », matière destinée à sensibiliser les étudiants aux défis et enjeux de la compétition internationale dans tous les domaines.

Excellente initiative à condition que l’instruction de cette discipline s’accompagne des indispensables changements de mentalité entre les secteurs public et privé de la nation.

[…]

Échec complet de la vente du Rafale, en partie dû à la mauvaise coordination des principaux acteurs publics et privés à l’exportation de matériel militaire, néfaste cafouillage interne chez Renault à propos de la stratégie sur la voiture électrique, inquiétudes, réelles ou infondées, sur la multiplication des cas d’espionnage industriel par les étudiants chinois qui poursuivent un stage en France, prolifération du réseau international des cabinets français en charge de « l’influence » sur les flux de l’information, tenus pour une « matière première » dans tous les secteurs industriels: force est de constater que l’intelligence économique est « devenue aussi indispensable aux entreprises que l’a été le marketing il y a cinquante ans », explique Cyril Bouyeure, ancien Coordonnateur ministériel sur ce sujet. « L’intelligence économique n’est certainement pas la pierre philosophale, elle est avant tout un état d’esprit, une démarche précise et pragmatique », renchérit Frédéric Lacave, son successeur à Bercy. Une activité aussi complexe que sensible qui, selon le quotidien Le Monde, sera désormais enseignée à tous les étudiants de l’Université dans l’Hexagone à partir de la rentrée 2013.

[…]

Ecouter le podcast ici : PodcastIntEco.mp3  (3.17 Mo)

Par Jean-Luc Vannier pour podcastjournal.net

En savoir plus :

source : http://www.podcastjournal.net/Le-Podcast-Edito-L-Intelligence-economique-entre-a-l-Universite-francaise_a10311.html

Espionnage industriel : Une prise de conscience des PME …

Posté par Arnaud Pelletier le 6 décembre 2011

Si les affaires d’espionnage au sein de Renault ou les failles du système BlackBerry ont fait grand bruit, la protection des données sensibles concerne aussi les PME. Les entreprises de Rhône-Alpes sont alertées sur les menaces qui pèsent.

Menaces. Attaques. Défense. On parle bien de guerre économique quand la question de la protection des données sensibles des entreprises est abordée. Les PME locales n’échappent pas au phénomène. «En étant la deuxième région industrielle de France, nos PMI et les sous-traitants des secteurs comme la défense et le nucléaire sont vulnérables», avance Jean-Philippe Ballaz, délégué général du cluster Eden à la CCI de Lyon. Preuve que le sujet est sensible, sous l’impulsion de son président Philippe Grillot, une cellule d’intelligence économique a été créée. Elle répond aux besoins de veille des entreprises. Car en termes de prise en compte du problème, les PME françaises sont plutôt en retard.

[…]

  • Stratégies offensiveset défensives

Les mentalités évoluent. En 2010, une quinzaine d’élèves ont participé à un programme test sur la formation à l’intelligence économique. «Devant le succès du dispositif, une nouvelle promotion démarre en mars2012, coordonnée par la CCI de Lyon sur demande de la Direction générale de l’armement», confirme Jean-Philippe Ballaz. Le programme a été monté par l’IAE de Lyon et l’Institut des sciences et des techniques de l’ingénieur de Lyon. Avec une soixantaine d’heures de formation, les futurs ingénieurs et managers sont en plus formés à l’intelligence économique en mettant l’accent sur les stratégies offensives et défensives à installer au sein des PME. Julian Lelièvre a participé à la promotion 2010. Le cursus de formation incluait un stage dans une PME pour mettre en pratique la théorie. Il a été accueilli par Prim’X Technologies, un acteur lyonnais de la protection des données qui emploie une vingtaine de collaborateurs. «La sécurité informatique, des données, des brevets, la recherche d’informations, le travail de l’influence étaient au coeur de la formation à mettre en pratique au sein d’une PME», détaille le stagiaire qui est devenu un collaborateur de l’entreprise. Les compétences du jeune ingénieur en informatique et le concept de la formation ont séduit Serge Binet, le directeur général de Prim’X Technologies: «Il présentait un profil de R & D avec la tendance à inventer les radars plutôt qu’à les poser!

[…]

  • Limiter la fuite d’information

Sur des profils moins « ingénieurs », de nouveaux métiers apparaissent au sein des PME: les risk managers. Leurs missions sont larges: vérifier que les salles de réunion ne sont pas sur écoute, se renseigner sur les collaborateurs qui intègrent l’entreprise et notamment les stagiaires, faire de la veille sur les concurrents… Car les menaces semblent venir de toutes parts. L’exemple du stagiaire chinois qui fait des photos dans les laboratoires n’est pas un cas isolé. «Ça arrive tous les jours dans les entreprises locales. Certains ressortissants étrangers ont obligation de rendre des comptes à leur gouvernement sur ce qu’ils voient et entendent, affirme un expert de la sécurité en entreprise. Et les menaces ne viennent pas toujours d’où on les attend.» Même les entreprises à capitaux étrangers sont prudentes. «Maintenir la R & D en France est une manière de protéger le savoir-faire, les Chinois se méfiant de leurs propres concurrents Chinois», explique Pascal Chalvon Demersay, président de Bluestard Silicones à Lyon. Alors quelques règles simples sont à mettre en place au sein des entreprises pour limiter au maximum la fuite d’information: toujours partir en déplacement à l’étranger avec un ordinateur portable vide, ne pas travailler sur des dossiers sensibles ou avoir des conversations téléphoniques dans le TGV, sensibiliser les standardistes à ne pas divulguer des informations sur l’entreprise à des inconnus, vérifier l’identité de ses interlocuteurs, s’assurer que tous ses partenaires prennent aussi des mesures sécuritaires, cloisonner l’accès à l’information… Paranoïa? Non, prudence.

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Par Cluster Eden pour lejournaldesentreprises.com

En savoir plus :

source http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/69/actualite/fait-du-mois/espionnage-industriel-une-prise-de-conscience-des-pme-02-12-2011-139265.php

Sur la trace des détectives privés …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 novembre 2011

Ils filent, épient, photographient sur demande. Recherche de personne, contrôle des arrêts de travail ou adultère : les détectives privés enquêtent avec discrétion, et moyennant rémunération, pour le compte de tiers. Sur la côte basque, le marché existe, et tend même à se développer. Ces « agents privés de recherche » seraient une quinzaine au Pays basque à disposer de l’agrément préfectoral, aujourd’hui obligatoire (lire ci-dessous). Vingt-sept en bénéficieraient à l’échelle des Pyrénées-Atlantiques.

[…]

C’est le cas de Gilles Boillot. Avec un autre limier, ce quadragénaire a ouvert à Anglet une franchise de Détectives de France. L’enseigne se développe actuellement sur tout le territoire. Ancien directeur commercial d’une radio privée, il s’est reconverti, voici quelques années, dans la filature. Mais Gilles Boillot ne pâtit pas d’une espionnite aiguë et préfère, d’emblée, désacraliser le métier. « Nous n’envoyons personne en prison. Surtout, nous ne portons pas d’armes », prévient-il.

Gilles Boillot ne s’en cache d’ailleurs pas. Le quotidien d’un privé ne ressemble en rien à un film hollywoodien. Plutôt à une longue attente rythmée par la patience. Sa principale activité ? On s’en douterait volontiers… Sans imaginer qu’elle représente encore 60 % de son chiffre d’affaires. « L’adultère est au détective ce que le divorce est à l’avocat : de l’alimentaire, sourit Gilles Boillot. Je préférerais vous dire que l’espionnage industriel constitue notre activité principale, mais ce n’est pas le cas. »

  • L’argent pour dénominateur

Une réalité confirmée par l’agence Muga Consulting, basée à Hendaye. Le détective à la tête de cette petite entreprise, ancien commandant de police passé par les services les plus prestigieux de la maison, préfère taire son nom. L’adultère représente pour lui 50 % de son activité. « Et les 3/4 du temps, la personne connaît parfaitement l’amant ou la maîtresse en question », assure-t-il. Au passage, les privés notent que les hommes n’ont plus le monopole du 5 à 7. En matière de coucherie, la parité existe, de fait.

Ces détectives traquent les infidèles pour des histoires de gros sous, le plus souvent. « Le dénominateur commun, c’est toujours l’argent. On agit très rarement pour une simple question morale », analyse un privé. Devant le juge, en cas de divorce, l’adultère permet toujours de négocier de meilleures indemnités compensatoires, ou la garde des enfants.

Pas question pour autant de filmer ou photographier une partie de jambes en l’air. Un détective n’est pas un huissier. Il n’est pas habilité à constater l’adultère. Les privés ne peuvent en effet constituer des preuves que dans des lieux publics. Ce qui ne facilite pas la tâche des privés, condamnés à « établir des habitudes », à défaut de preuves. « Ces dossiers sont longs et difficiles. Par définition, il s’agit de 5 à 7, ou de 2 à 3. Et les gens sont extrêmement méfiants. Ils rasent les murs et sont du genre à tourner trois fois autour d’un rond-point pour vérifier qu’ils ne sont pas suivis », assure l’un d’eux.

  • Planquer à la campagne

Ces hommes au physique passe-partout déploient ainsi des trésors d’ingéniosité pour arriver à leurs fins. « Quand je fais un repérage, j’emmène mon chien. Dans ma voiture, j’ai toujours un siège enfant », explique Gilles Boillot. L’enquêteur d’Hendaye évite de « se montrer de face, et surtout de croiser les regards ». « Si j’ai un doute, j’arrête. » Et lorsque quelqu’un les remarque, l’un cherche son chat, tract à la main, l’autre… sa femme.

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  • Filatures transfrontalières

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Les deux limiers l’assurent : ils vivent correctement de leurs activités. La profession sort peu à peu de l’ombre et le recours à ces intermédiaires d’un genre particulier, par des notaires ou des avocats, rentre peu à peu dans les mœurs. Ces limiers n’attendent que ça : « Que l’on institutionnalise enfin le métier de détective privé ».

Par Fabien Paillot pour sudouest.fr

En savoir plus : http://www.sudouest.fr/2011/11/21/sur-la-trace-des-prives-558562-3944.php

Une loi instituant un délit de divulgation d’informations protégées devrait voir le jour d’ici au printemps. Avec ce nouveau délit, puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende, le gouvernement espère enrayer la hausse de l’espionnage industriel.

 

La France devrait se doter d’ici au printemps d’une loi protégeant le secret des affaires. Une première pour les entreprises, confrontées selon les pouvoirs publics à une augmentation des affaires d’espionnage industriel. Objectif : dissuader toute personne tentée de monnayer des secrets stratégiques pour les sociétés. Le projet, auquel « Les Echos » ont eu accès, crée un délit de « divulgation d’informations protégées » puni d’une peine d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende, avec un large champ d’application. Le texte devrait faire l’objet d’une proposition de loi d’ici à deux mois de la part de Bernard Carayon, député UMP du Var, très moteur sur ce sujet

[…]

La nécessité de combler un vide juridique, c’est Alain Juillet, l’ancien « monsieur Intelligence économique » de l’Etat, qui, le premier, a voulu y répondre, en missionnant Claude Mathon, avocat général près la Cour de cassation.

Droits d’accès

[…]

Les entreprises qui le souhaitent auront la possibilité d’estampiller « confidentiel » toute information dont la divulgation est de nature à fragiliser leurs intérêts. Le texte concerne, « quel que soit leur support », les « procédés, objets, documents, données ou fichiers, de nature commerciale, industrielle, financière, scientifique, technique ou stratégique ». Charge à l’entreprise de faire sa propre sélection et d’y associer des droits d’accès. Cette définition, trop large selon certains experts, pourrait être rejetée par le Conseil constitutionnel. Le future proposition de loi viendra en complément du droit existant sur les brevets ou la propriété intellectuelle. Par ailleurs, comme il ne s’agit pas de répliquer le secret-défense, le nouveau droit du secret des affaires tel que préconisé par la Délégation interministérielle à l’intelligence économique ne sera pas opposable dans un certain nombre de cas. La non-divulgation d’une information protégée ne pourra par exemple pas être invoquée face aux autorités de surveillance ou de régulation comme l’AMF ou l’Autorité de la concurrence.

Par V. de. S et A. R. pour lesechos.fr

 

En savoir plus :

source http://www.lesechos.fr/journal20111114/lec2_industrie/0201735283194-espionnage-industriel-une-nouvelle-loi-en-vue-pour-mieux-proteger-les-entreprises-248287.php

Espionnage industriel. Nos PME sont-elles menacées ?

Posté par Arnaud Pelletier le 8 novembre 2011

Les deux stagiaires chinois pris en train de photographier un prototype chez Converteam l’ont rappelé aux chefs d’entreprises de Lorraine : l’espionnage industriel n’est pas un fantasme.

Dans les secteurs sensibles, la menace est considérée avec beaucoup de sérieux.

 

L’histoire se passe au début des années 90, dans un laboratoire de Montpellier. Un peu à contrecoeur, un chercheur français accueille une stagiaire chinoise et lui laisse une semaine pour trouver un thème pour une future thèse. «Trois heures après, l’étudiante revenait avec deux pages pleines: la copie conforme de notre programme de recherche», raconte Dominique Lupinski, président de Cristal Laser, à Messein. Au menu: la croissance des cristaux non-linéaires, comme le KTP (Phosphate de Potassium et de Titanyle) ou encore la synthèse d’autres matériaux non linéaires comme KTA, RTA et RTP. «Dans les années 90, lorsque nous avons créé la société, nous étions à peu près les seuls au monde à travailler sur ces sujets. Cette étudiante était donc programmée pour venir en stage chez Cristal Laser. Pas de chance, elle a atterri à Montpellier», s’amuse Dominique Lupinski. L’affaire Converteam (lire par ailleurs) a mis en lumière ce domaine flou, entre intelligence économique et espionnage industriel, où les affaires se règlent en toute discrétion. En Lorraine, les acteurs du domaine se sont regroupés depuis décembre2006 au sein du Réseau lorrain de l’intelligence économique (ReLIE). Avec un problème majeur: le réseau est animé par 3i Lorraine et son futur dépend donc de la volonté politique et des finances régionales.

[…]

«Un doux équilibre»

Les stagiaires chez LBI sont peu en relation avec la technique, les salariés ont un engagement de discrétion à signer, le parcours de notoriété est très strict, le système informatique de l’entreprise est régulièrement audité: «On s’expose le moins possible, mais rien n’est sûr à 100%», précise Jean Wintzer. L’enjeu est de trouver un «doux équilibre», qui permet de «montrer aux clients le savoir-faire», sans dévoiler les aspects techniques qui font le coeur de métier de la société. Spécialisée dans les industrialisations difficiles du métier du tube, la PME Quatub venait de développer un process de cintrage inédit. «On avait déposé les brevets, mais nous n’avions pas les reins assez solides pour nous défendre», raconte Arnaud Delaite. Rapidement, «nous avons retrouvé notre process, avec quelques petites modifications, chez les poids lourds du secteur». Depuis, l’entreprise utilise le principe de l’enveloppe Soleau. Peu contraignant et peu coûteux, cet outil permet de prouver l’antériorité d’une création intellectuelle. Déposée à l’INPI, l’enveloppe Soleau ne confère pas de droit exclusif sur une invention, mais permet de continuer à l’exploiter. «Les brevets nous coûtaient chers et ce système permet de prouver que nous étions les premiers», souligne Arnaud Delaite.

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Par JDE pour lejournaldesentreprises.com

En savoir plus :

source http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/54/actualite/fait-du-mois/espionnage-industriel-nos-pme-sont-elles-menacees-04-11-2011-135718.php

L’espionnage industriel et le droit …

Posté par Arnaud Pelletier le 20 octobre 2011
  • En quoi l’usurpation de données industrielles confidentielles pose-t-elle problème ?
  • Quels sont les moyens de défense actuels contre l’espionnage industriel ?
  • Comment adapter les sanctions à l’usurpation de données immatérielles ?
  • En quoi consiste la proposition de loi sur le secret des affaires ?

I/ La protection contre l’espionnage industriel dans le droit positif

A/ L’inefficacité des articles épars appréhendant l’espionnage industriel

Aucun texte à portée générale ne vise explicitement la protection des secrets de l’entreprise, quand bien même le droit français semble disposer de moyens de lutte contre l’espionnage industriel.

Ainsi, dans l’hypothèse où le secret d’affaires divulgué repose sur un mode de protection institué par la propriété intellectuelle, à l’instar d’une marque, de dessins et modèles, d’un brevet, ou d’un droit d’auteur, les articles L 111-1, L 112-2, L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle prévoient expressément les recours pour contrefaçon des droits du titulaire.

Les contrats de travail peuvent également contenir des clauses de confidentialité et des clauses de non-concurrence, permettant de sanctionner le salarié qui se livrerait à des activités d’espionnage.

[…]

Sur le plan pratique, serait institué un « confidentiel entreprise », comme il existe un « confidentiel défense ». Les documents techniques ou commerciaux frappés de cette mention verraient leur divulgation constituer une infraction pénale. Les données protégées sont celles dont la divulgation porterait une atteinte grave aux positions stratégiques, au potentiel ou aux intérêts de l’entreprise, méritant donc au même titre que les brevets industriels de voir leur confidentialité protégée.

Par Maître Murielle CAHEN pour juritravail.com

En savoir plus :

Source http://www.juritravail.com/Actualite/droit-auteur/Id/10615

Saint-Etienne. Jean-Marc Béraud, P.-d.g d’Abiss, a mis en place différents dispositifs pour protéger son entreprise de concurrents trop curieux qui ont déjà tenté de copier certains de ses produits médicaux.

 

« En créant la société en 2000, nous avons incorporé d’entrée l’intelligence économique ». Jean-Marc Béraud est le P.-d.g de la société Abiss, spécialisée dans la fabrication d’implants chirurgicaux. « Dès le début, nous avons été échaudés par certains de nos partenaires qui ont tenté d’utiliser notre technologie à leur profit ».

Depuis lors, la politique de l’entreprise est claire : les informations sont données à peu de personnes et toujours de façon parcellaire. « Les sous-traitants n’ont jamais la totalité des informations. » Idem pour les distributeurs qui ne disposent que des éléments leur permettant d’obtenir l’autorisation de diffusion sur le territoire, « mais pas au-delà ».

Abiss est une petite société qui compte dix-sept personnes dont cinq sont employées dans le département recherche et développement. Ici, on sait bien que « plus on est petit, plus on doit protéger son savoir-faire ». C’est pourquoi les stagiaires ont un accès limité au laboratoire et l’ensemble du personnel est sensibilisé au trafic internet. Les flux sont filtrés deux fois, en interne et chez un prestataire.

Sur plusieurs portes d’accès au sein de l’entreprise, des panneaux interdisent l’accès des pièces aux personnes munies d’un téléphone mobile ou d’un appareil photo.

Jean-Marc Béraud a décidé de refuser de publier son chiffre d’affaires et ses résultats, sachant bien que, ce faisant, il enfreint la loi. « Cette loi est obsolète, elle permet à nos concurrents étrangers de tout savoir sur nous. C’est pourquoi nous avons choisi de ne donner nos résultats qu’à la Banque de France ».

  • Comment assurer la cyber sécurité

Dans un système nomade où les éléments réels et virtuels se superposent, comment assurer une bonne sécurité ? Et aussi comment travailler ensemble en préservant les secrets de l’entreprise ? Selon les gendarmes, « il faut trouver des espaces de confiance ». Mais le vrai secret semble être « l’anticipation ». Il semble même que ce soit le seul moyen de « gagner le combat de l’avenir ».

  • Surveiller les brevets à l’étranger

[…]

  • « Un système d’intelligence économique territorial début 2012 »

[…]

Par Yvette Granger pour leprogres.fr
E savoir plus :

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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